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Algérie : Un ancien ministre demande le jugement de Abdelaziz Bouteflika

18/09/2019 16:36

Algérie - L'ex-ministre de la Communication Abdelaziz Rahabi a demandé à ce que l'ex-président de la République Abdelaziz Bouteflika soit jugé afin que son sort serve de leçon au prochain président. L'ex-diplomate s'est exprimé dans une interview accordée au journal arabophone El Khabar, parue dans l'édition d'aujourd'hui 18 septembre.

Abdelaziz Rahabi a fait le tour de l'actualité algérienne. Il considère le gouvernement de Bedoui comme une provocation au peuple et affirme que ce dernier a été installé par les frères Bouteflika pour pérenniser le système et le contrôle « du reste du gang » sur des décisions stratégiques qui concernent l'avenir de l'Algérie.

L'ex-diplomate affirme que les désignations à de hauts postes de responsabilités sont la preuve que les frères Bouteflika ont laissé leurs soutiens au cœur des cercles décisionnels et continuent à sévir jusqu'à présent. Dans ce contexte Abdelaziz Rahabi demande à ce que l'ex-président et son frère soient jugés pour les directives qu'ils ont données aux responsables qui se trouvent actuellement incarcérés à El-Harrach.

L'ancien ministre souligne que la corruption dans ce pays revient principalement aux responsables politiques. Les ministres et responsables qui se retrouvent en prison affirment tous avoir agi sur ordre des frères Bouteflika, ce qui confirmerait la responsabilité de ces derniers. Pour cela, Abdelaziz Rahabi estime qu'ils doivent être jugés afin que le futur président sache qu'il ne peut échapper à la justice en cas de corruption. Il précise qu'un président déclaré apte à un cinquième mandat est apte à être jugé, tout du moins pour la symbolique.

Le gouvernement Bedoui est une continuité du système Bouteflika

En ce qui concerne le gouvernement Bedoui, Abdelaziz Rehabi affirme que ce dernier a outrepassé ses prérogatives en prenant des décisions qui engagent l'avenir de l'Algérie, alors qu'il devait être un gouvernement de gestion des affaires courantes. Abdelaziz Rehabi prend pour exemple la suppression de la règle 51/49 et les désignations sur le plan diplomatique. Il estime enfin que ces décisions donnent l'image d'un pays « qui manque de sérieux ».

Lire aussi : Les Algériens revendiquent le jugement de Abdelaziz Bouteflika

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