Shérazade
06/10/2019 17:37

Une société algérienne d'import-export transfère des devises illicitement vers l'étranger

Quatre personnes ont été arrêtées pour s'être servies d'une société d'import-export afin de transférer des sommes d’argent colossales en devises vers la Turquie, rapporte le média arabophone Echorouk.

Ainsi, le tribunal d’Alger s’apprête à juger quatre individus impliqués dans une affaire de contrebande de devises étrangères. Ces derniers ont enfreint la loi relative aux échanges commerciaux et aux transferts des capitaux vers l’étranger. En effet, et d’après la même source, ce groupe de personnes aurait créé une société d’importation et d’exportation de marchandises diverses, afin de l’utiliser dans des transferts illicites d’argent. Depuis sa création la société d'import-export transfère des devises illicitement vers la Turquie.

Ladite société a, depuis sa création, enregistré plusieurs opérations d’importation d'équipements de construction. Des équipements fantômes, puisqu’aucune marchandise n’a été recensée sur le territoire national. Cette même société en a profité pour gonfler ses factures, afin de transférer de très grandes sommes en devises. La somme d’argent transférée a été estimée à 10 milliards et 400 millions de centimes de dinars, a rapporté le même média.

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Transfert de devises vers la Turquie : le responsable de la société nie

Lors d’un rapport préliminaire des agents d’investigation de la direction de contrôle et de surveillance portuaire, installée aux Pins maritimes, cette société était d’abord soupçonnée d’avoir enfreint les dispositions douanières relatives aux échanges commerciaux. Suite à une enquête, les autorités compétentes ont découvert bien plus qu’une simple infraction. Le responsable de cette société a été convoqué par la justice, pendant son audition ce dernier a déclaré qu’il était victime de manipulations. Les autres personnes lui auraient promis la création d’une société d’importation d’équipements de construction, dans le cadre d’un programme d’aide ANSEJ (Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes). Il leur aurait envoyé tous les documents nécessaires, puis il a signé quelques documents, sans être au courant de ce qu’il faisait.

Cependant, l’enquête a prouvé tout le contraire. Les enquêteurs ont d’ailleurs trouvé des signatures de facture au niveau de la Banque de Développement local (BDL), des bons de commande et des autorisations signées par cette même personne, qui affirmait n’avoir été au courant de rien.

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