Vers une pénurie des véhicules neufs sur le marché algérien ?

29/07/2019 12:01

Il n'y aura probablement pas de véhicules neufs sur le marché après ce mois de juillet. C'est ce que pense le responsable de l'Association de protection des consommateur (APOCE) Djamel Touati, qui lie cela, dans un entretien avec El Bilad, au blocage des pièces de rechange au niveau des ports et l'emprisonnement de propriétaires d'usines de montage de véhicules en Algérie.

Selon la même source, ce sont certaines décisions gouvernementales qui provoqueraient cet état de fait. À commencer par celle qui a bloqué les pièces de rechange au niveau des ports. Aussi, l'emprisonnement de certains propriétaires des usines de montage de véhicules a mis leurs unités dans la difficulté. D'ailleurs, l'usine de Hyundai de Mahieddine Tahkout a mis ses employés en congé forcé.

Les patrons de Sovac, Mourad Oulmi et Hassan Arbaoui, commercialisant les marques Volkswagen et Kia Motors, sont également en prison pour des affaires de corruption. Pour eux aussi, les soucis ne devraient pas tarder, dans la mesure où le gouvernement a décidé de réduire le nombre de modèles de véhicules concernés par le montage.

Hausse des prix des véhicules montés en Algérie

Dans ce sens, le manque à gagner serait important pour l'unité de Sovac, qui se voit interdire le montage de plusieurs modèles. Désormais, le groupe Sovac de Mourad Oulmi n'a le droit de monter que quatre modèles, à savoir la Seat Ibiza, la Skoda Octavia, la Golf et la Caddy. C'est le résultat du plafonnement de l'importation des structures et des équipements destinés aux véhicules montés en Algérie.

Le représentant de l'APOCE a, dans le même ordre d'idées, dénoncé la complicité entre les propriétaires de ces unités et les revendeurs, et ce, depuis le début du mouvement populaire. Selon ses accusations, il existe un grand risque que les prix des véhicules neufs augmentent d'environ 60 % en raison de leur commercialisation en dehors des points de vente réservés aux usines de montage.

En fait, Djamel Touati accuse ces unités de vendre les véhicules à certains revendeurs pour ensuite se partager le bénéfice. C'est pour cela qu'il met en garde contre le scénario de la période 2016/2017 qui a connu une pénurie et de fortes hausses des prix des véhicules. À ce titre, il n'écarte pas l'idée d'un retour des spéculateurs susceptibles de provoquer des augmentations pouvant aller jusqu'à 50 millions de centimes de dinars. De ce fait, « le simple citoyen sera incapable de s'offrir un véhicule neuf », avertit le responsable de l'APOCE.

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