Algérie-Tunisie : Des familles algériennes ferment un poste frontalier

Des dizaines de familles de harraga ont fermé, samedi 30 novembre, la frontière terrestre entre l’Algérie et la Tunisie, au niveau du poste frontalier Oum-Tboul, rapporte le quotidien francophone El Watan.

Les protestataires reprochent notamment aux autorités des deux pays voisins leurs non-assistance dans leur quête de leurs enfants disparus en mer, ou incarcérés depuis des années dans les prisons tunisiennes.

« Les familles protestataires, originaires d’Annaba et d’Alger, réclament des autorités algériennes et surtout tunisiennes des informations sur le sort de leurs enfants harraga disparus en mer depuis plusieurs années, qu’elles soupçonnent d’être secrètement dans des prisons en Tunisie », témoigne un fonctionnaire du poste frontalier où la manifestation a eu lieu.

Algérie - Tunisie : les associations des harraga abandonnées

L’action des protestataires a été décidée suite à des témoignages de prisonniers algériens en Tunisie. Ils ont affirmé avoir rencontré des harraga dans les geôles tunisiennes, sans être jugés, et dans l’impossibilité de joindre leurs familles afin de les assister. Ils reprochent également aux autorités algériennes de "ne pas les assister dans leur pénible quête de la vérité ayant trait au sort de leurs proches disparus" rapporte la même source.

A noter que le peu d’associations des familles de Harraga qui existent au niveau national rencontrent de grandes difficultés pour accomplir leur mission. Elles sont complètement abandonnées à leur triste sort.

Le sort des harraga ignoré par les représentations diplomatiques

Pour rappel, dans de nombreux cas similaires, les représentations diplomatiques algériennes sont pointées du doigt pour leur passivité. En fait, la presse a souvent dévoilé des scandales liés à leur sourde oreille au moment où des Algériens se trouvent dans la difficulté.

L’action des familles des Harraga a paralysé la circulation automobile entre les deux pays durant toute la journée d’hier. Des centaines de voyageurs ont dû rebrousser chemin. Les autorités des deux pays, interpellés à travers cette action, se sont murées pour le moment dans le silence.

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