Photo : Avion de la compagnie aérienne française Aigle Azur

Affaire Aigle Azur : La Diaspora algérienne dénonce le mutisme des autorités

La Diaspora des Algériens résidant à l'étranger (DARE) a dénoncé l’immobilité des autorités algériennes face au calvaire des voyageurs bloqués à cause des difficultés de la compagnie aérienne Aigle Azur, dans un communiqué parvenu à notre rédaction le 11 septembre.

L’association a tenu à rappeler le calvaire que vivent les ressortissants algériens chaque année avec les prix exorbitants des billets. « Quel paradoxe ! Des prix exorbitants ! Des places limitées et souvent les appareils partent à moitié vides. Depuis bien longtemps, les Algériens vivent des galères chaque été, lors des congés », écrit le vice-président de l’association qui enchaîne sur un constat sur les voyageurs abandonnés dans les aéroports : « des milliers de citoyens clients d’Aigle Azur se retrouvent bloqués dans les aéroports aussi bien algériens que français, faute d’avions ».

L’association revient sur le cheminement de la compagnie jusqu’à sa mise sous liquidation judiciaire. « Voici une compagnie Aérienne de droit français créée par un Algérien, qui est cédée lors de la mort du fondateur à des Chinois, se retrouve aujourd’hui en faillite. 2e compagnie française après Air France - KLM. 50 % du marché intérieur algérien », peut-on lire sur le communiqué de l'association. La DARE souligne que cette faillite a engendré une catastrophe, avec « 11'000 familles livrées à elles-mêmes. Air Algérie prévoit d’absorber 20 % ; ce qui est insuffisant. La plupart ont des enfants scolarisés, n’ayant pu faire leur rentrée ».

La Diaspora attend un geste des autorités

L’association fait remarquer que « pour la seconde fois dans un passé récent, les autorités algériennes ont affrété des avions spéciaux pour les matchs des Fennecs, après le Soudan, il y a eu l’Égypte ». Elle interpelle les autorités à agir dans l’intérêt de la diaspora. « Pourquoi ne pas renouveler l’opération pour les clients "Aigle Azur", c’est le bon sens qui nous guide de venir au secours de nos compatriotes bloqués. La diaspora attend avec impatience un geste de l’État algérien », explique l'association dans son communiqué.

La DARE préconise la récupération d'Aigle Azur par l'Algérie : « Air Algérie a un devoir moral vis-à-vis de sa communauté établie à l’étranger. C’est de sa responsabilité d’entrer dans le capital de la compagnie. Elle ne doit pas renoncer et laisser la place a d’autres repreneurs. Le futur d’Aigle Azur, avec ses destinations, ses créneaux ainsi que ses infrastructures aéroportuaires seraient un atout majeur pour la compagnie nationale », conclut le communiqué.

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