France : Une Algérienne et ses enfants malades risquent l'expulsion

24/10/2019 11:12

Une Algérienne et ses deux enfants malades risquent d'être expulsés de leur logement, à Châtillon, dans les Hauts-de-Seine en France. Victime d'une arnaque dont est l'auteur « la connaissance d'une connaissance en Algérie », Lilia a jusqu'au 28 octobre pour trouver une solution. Soit 7 jours avant la trêve hivernale durant laquelle les expulsions devraient être suspendues.

Selon Le Parisien, Lilia a rejoint la région parisienne en 2015 pour soigner son fils Moundir. Ce dernier, âgé de 12 ans, est atteint de la myopathie de Duchenne. Il est en chaise roulante alors que son grand frère Mouad, âgé de 17 ans, souffre d'un syndrome de Wolff-Parkinson-White, un trouble rare du rythme cardiaque. Il a d'ailleurs récemment séjourné à l'hôpital.

La vie de Lilia était difficile dès son arrivée en France. Mais elle a basculé en mars 2016 quand elle s'est rendue compte que la personne qui lui louait son logement n'était pas le vrai propriétaire. Ce contact d'« connaissance en Algérie » a pris tous ses meubles et lui a demandé de quitter l'appartement alors qu'elle avait payé plusieurs avances de loyer.

Des élus français tentent d'empêcher l'expulsion de l'Algérienne Lilia

Lilia s'est retrouvée sans rien dans le logement. Mais un appel aux dons a mobilisé des voisins qui lui ont apporté un réfrigérateur, des matelas et autres objets de première nécessité. Mais le bailleur Quadral, véritable propriétaire du logement, apparaît et trouve Lilia engluée dans une dette locative qui a abouti à la décision de la préfecture.

Des élus se sont mobilisés pour l'aider à trouver une solution. « Depuis 2016, on essaye de lui trouver un logement », affirme Françoise Montseny, une conseillère municipale à Châtillon. Elle et d'autres élus ont frappé à toutes les portes ; celles du maire, du président du département, du député et du sénateur de la région. Ce dernier a même appuyé une demande de logement auprès de Paris Habitat.

« On est au bout du bout, là, on ne sait plus quoi faire », déclare la conseillère municipale. Il y a quelques jours, plusieurs élus ont saisi le préfet des Hauts-de-Seine pour qu'il revienne sur sa décision d'expulsion. C'est cette décision qui fait de la situation de Lilia un cas d'extrême urgence. En effet, la préfecture des Hauts-de-Seine lui a adressé un courrier lui indiquant qu'elle serait expulsée à compter du 28 octobre prochain. Soit trois jours avant la trêve hivernale qui suspend les expulsions dans toute la France.

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