Ahmed Oul
10/10/2019 18:34

France : Une nouvelle contrainte pour les sans-papiers algériens

Le ministre français de l'Intérieur Christophe Castaner a affirmé, mercredi 9 octobre devant les membres du Sénat, que la France comptait durcir davantage les procédures de demandes d'asile. Castaner propose de couper les aides aux « conditions matérielles d'accueil » pour une certaine catégorie des sans-papiers, dont les Algériens présents sur le sol français.

Le gouvernement français propose de couper les aides sociales dites « conditions matérielles d'accueil ». Cela affectera les sans-papiers qui ont déjà déposé un dossier de demande d'asile dans un pays européen autre que la France. Cette mesure vise à lutter contre les mouvements migratoires « secondaires ». D'après Christophe Castaner, cette mesure permettrait de réduire la demande d'asile, qui a augmenté de 22 % l'an dernier.

Cette nouvelle proposition concernera environ 30 % des demandeurs d'asile en France. Ceux-là ont déjà déposé une demande similaire dans un autre pays de l'Union européenne. Le gouvernement français veut priver ces sans-papiers des « conditions matérielles d'accueil », soit l'hébergement et l'allocation pour demandeurs d'asile estimée à 6,80 euros par jour.

Plusieurs associations de migrants sont montées au créneau contre cette proposition. Elles la jugent particulièrement contraignante pour les demandeurs d’asile. Gérard Sadik, responsable des questions d'asile au sein de La Cimade y voit une façon de décourager la venue des demandeurs d’asile en France. Il dénonce « une énième restriction aux droits fondamentaux des demandeurs d'asile ».

Les demandeurs d’asile en France privés de l'argent liquide

Depuis le 5 septembre dernier, les migrants demandeurs d’asile en France, dont les Algériens, ne peuvent plus effectuer de retrait en liquide. La « Carte d’allocation de demandeur d’asile », qui leur permettait d’effectuer leurs achats, ne sert plus à retirer de l’argent aux distributeurs de billets.

Les Algériens demandeurs d’asile en France et les exilés issues d’autres nationalités, qui disposaient d’une carte leur permettant de bénéficier d’une aide de 6,80 euros par jour – soit 204 euros par mois –,  n'ont plus qu'une simple carte de paiement. Seuls les paiements dans les commerces sont désormais acceptés. « La carte permettra gratuitement 25 paiements, dans la limite de son solde. Au-delà, il sera décompté 0,50 euros par opération », précise l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII).

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