Impliqué dans des scandales de corruption en Algérie, Sami Bebawi condamné au Canada

L’ancien vice-président de SNC-Lavalin, Sami Bebawi, a été condamné à 8 ans et demi de prison samedi 11 janvier par la justice canadienne. Il a été reconnu coupable notamment d’avoir versé des pots-de-vin pour obtenir des contrats dans plusieurs pays, dont l'Algérie au profit de la multinationale canadienne.

L’homme d’affaires qui est au centre de plusieurs affaires de corruption a été reconnu coupable de cinq chefs d’accusation. Il s’agit de fraude, recyclage de produits de la criminalité, possession de biens volés et corruption d’un agent public étranger. Quant à son employeur la multinationale SNC-Lavalin elle a été condamnée à payer une amende de 280 millions de dollars.

La justice canadienne a condamné cette dernière pour avoir versé des pots-de-vin au fils de l’ancien guide de la révolution libyenne Maamar Kadhafi afin d’avoir des contrats en Libye. Elle a établi que la multinationale a offert un yacht de 25 millions de dollars ainsi qu’un chèque de la même sommes à Saâdi Kadhafi.

L’homme d’affaires a usé de la même stratégie en Algérie

Selon les témoignages du banquier suisse, Hervé Siegrist, divulgué lors du procès de Bebawi, l’homme d’affaires a usé du même stratagème. En effet, le banquier a révélé que Sami Bebawi a construit une véritable toile d’araignée avec les décideurs algériens. Il a affirmé que ce dernier a transféré 7,5 millions de dollars en Algérie pour avoir des facilités dans le cadre des marchés algériens. Cette somme a été transmise au compte d’une compagnie coquille dont l’adresse est au Panama. Cet argent avait servi à « rémunérer secrètement deux cadres, soit Bedawi (Sami) et Raymond Fortin directeur de SNC-Lavalin en Algérie », selon ces révélations.

Ainsi, ce procès soulève plusieurs questions sur les activités de SNC-Lavalin en Algérie en sachant que Farid Bedjaoui a été condamné à plus de cinq années de prison en Italie, l’année dernière, pour "facilitation" de l’obtention de contrats au profit de l’Italienne SAIPEM auprès de la compagnie pétrolière Sonatrach, moyennant des pots-de-vin.

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