Hakim M
05/06/2019 17:23

France : Les sans-papiers algériens parmi les plus expulsés

La nationalité algérienne fait partie des principales nationalités qui ont fait l'objet d'un retour forcé à partir de la France en 2018, selon un rapport parlementaire dévoilé ce mercredi 5 juin 2019 par le quotidien français Le Parisien.

Selon les travaux des députés Jean-Noël Barrot (MoDem) et Alexandre Holroyd (LREM), 1'525 ressortissants algériens se trouvant en situation irrégulière en France ont fait l’objet d’une procédure d’expulsion vers leur pays d’origine, l’Algérie, au cours de l’année 2018.

D'après le même rapport, les Algériens sont classés troisièmes parmi les nationalités qui font l'objet d'un retour forcé, derrière les Albanais (2 112) et les Roumains (1'909), et devant les Marocains (1'161).

En 2018, le nombre de départs d'étrangers en situation irrégulière en France s'est établi à 44'636. C’est le plus haut niveau depuis 10 ans.

Des expulsions qui coûtent cher à la France

Les départs d'étrangers en situation irrégulière ont coûté 500 millions d'euros en 2018 à l'État français. Les expulsions forcées ont coûté à elles seules 468 millions d'euros, selon le même rapport.

On se rend facilement compte que ce sont les expulsions forcées qui pèsent le plus sur les finances publiques. Aider les personnes en situation irrégulière à rentrer dans leur pays dans de bonnes conditions coûte ainsi beaucoup moins cher que de les expulser de force.

Encourager les retours aidés des sans-papiers

Le coût moyen d'une expulsion forcée est estimé à environ 13'800 euros. Cette somme comprend 5'710 euros de surveillance en centre de rétention administrative, et 3'429 euros de frais de justice. Des chiffres que la France ne dépense pas en cas de retours aidés.

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En effet, pour un coût moyen de 2'500 euros, ce mode d’expulsion coûte six fois moins cher que la reconduite forcée. Ce dispositif permet, si la personne est volontaire, une reconduite à la frontière avec des aides au transport, mais aussi une aide à la réinsertion.

Alors que les expulsions forcées représentent entre 70 % et 80 % des raccompagnements, les auteurs du rapport comptent proposer une résolution dans les prochains jours afin de favoriser le développement du dispositif des retours aidés.

« Pour certaines destinations, si l’on augmente l’enveloppe, les retours dans les pays d’origine sont en hausse », affirment les élus, qui constatent également « un nombre limité de retours aidés organisés à destination des pays africains ou du Maghreb ».

Lire aussi : L’expulsion d’une femme algérienne enceinte fait polémique en Allemagne

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