Visas d'études en France : Les étudiants algériens arrivent après les marocains

11/10/2019 10:42

France – Le nombre des étudiants algériens inscrits dans les différentes universités françaises est estimé à 30 521. Les Algériens constituent la deuxième communauté estudiantine extracommunautaire la plus importante après les Marocains, selon la Cour des comptes qui vient de publier un rapport sur la mobilité internationale des étudiants.

Le rapport de la Cour des comptes indique que le nombre d'étudiants étrangers arrivés en France est en constante augmentation. Leur nombre est passé de 165 000 en 2002 à plus de 340 000 en 2017. Près de la moitié des étudiants étrangers (46 %) sont originaires d'Afrique et plus précisément du Maghreb.

Les trois pays du Maghreb (Tunisie, Algérie et Maroc) figurent dans le top 5 des pays qui voient le plus de leurs étudiants partir en France. Le Maroc et l’Algérie occupent d'ailleurs les deux premières places du classement avec plus de 21 % de nombre des étudiants étrangers en France.

Le nombre d’étudiants marocains a atteint 39 855 étudiants inscrits en 2017/2018, ce qui représente 12 % de la communauté estudiantine étrangère présente sur le sol français. Les étudiants algériens représentent, quant à eux, plus de 9 % de nombre total avec 30 521 étudiants inscrits dans la même période.

Le rapport de la Cour des comptes souligne que 40 % des étudiants maghrébins choisissent un parcours scientifique. Tandis que les Européens (Allemagne, Italie, Portugal...) s'intéressent davantage aux lettres, dont plus de 40 % de leurs ressortissants ont choisi d'étudier le français, les langues vivantes ou les sciences humaines et sociales.

La France gèle les frais d'inscription et valorise les bourses

La ministre française du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Frédérique Vidal, a annoncé le 20 août dernier, le « gel des frais d’inscription à l’université » pour la rentrée universitaire 2019/2020 et la revalorisation des bourses « sur critères sociaux ».

Frédérique Vidal a informé que les frais de l’inscription aux universités française s’élèveront, comme l’année dernière, pour la licence à 170 euros, pour le master à 243 euros et pour le doctorat à 380 euros. Aucune hausse ne sera appliquée lors de cette rentrée universitaire. « C’est l’État français qui prend en charge le reste du coût réel de la scolarité des étudiants », précise le communiqué du ministère.

La ministre Frédérique Vidal a également annoncé que dès la rentrée universitaire, les bourses dispensées par les CROUS (centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires) vont augmenter de 1,1 %, « soit 46 millions d’euros supplémentaires », indique la ministre qui précise que lors de l’année universitaire 2018-2019, 712 000 étudiants étaient boursiers.

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