Archives de catégorie : Kabylie News

Kabylie News (Actualité Kabylie) est une rubrique d’ObservAlgérie centrant son information sur la région de Kabylie. Elle se focalise sur les wilayas de Tizi-Ouzou, Béjaïa et Bouira.

Kabylie News traite l’essentiel de l’actualité de la société kabyle : cultures kabyle et berbère, économie de la région, politique et faits divers.

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Montage : L'équipe de la JSK avec le logo de l'entreprise Cosider

Contrat avec Cosider : Voici la somme que touchera la JS Kabylie

L’entreprise publique Cosider vient à la rescousse de la Jeunesse sportive kabyle (JSK) avec une grosse somme. En effet, cette dernière a signé une convention de sponsoring de 15 milliards de centimes avec le club phare de la Kabylie. La cérémonie a eu lieu lundi 2 décembre au siège de la wilaya de Tizi Ouzou.

Ainsi, cette nouvelle convention permettra à la JSK de souffler sur le plan financier. Les deux parties ont signé ce contrat majeur lors d’une cérémonie présidée par le wali Mohamed Djemaa en présence du PDG du groupe Cosider, Lakhdar Rekhroukh, du président de la JSK, Cherif Mellal, des représentants de l’APW ainsi que d’autres dirigeants de la JSK.

Cette convention engage les deux parties pour une durée d'une année. L'accord stipule que le groupe Cosider contribuera avec une enveloppe globale de 15 milliards ; cinq à verser à la signature (dans l’immédiat) et deux autres tranches de cinq milliards chacune à verser au courant de l’année 2020.

Le PDG de Cosider et le président de la JSK satisfaits

Le PDG de Cosider a tenu à exprimer sa satisfaction en marge de la cérémonie. Il a déclaré : « Nous sommes heureux et fiers de signer ce contrat de sponsoring pour la troisième fois avec un grand club comme la JSK ». Lakhdar Rekhroukh a encensé le parcours de la JSK, soulignant que « ce club populaire est actuellement engagé en Ligue des champions d’Afrique et réalise un bon parcours en championnat national ».

De son côté, le président de la JSK, Cherif Mellal, a affirmé sa volonté de prolonger le contrat. « On remercie le PDG de Cosider et le wali de la wilaya pour avoir concrétisé ce sponsoring. J’espère que l’on arrivera à concrétiser un contrat de partenariat de trois années avec cette grande entreprise nationale, car la JSK a besoin de ce genre de partenaires pour réussir ses projets », a-t-il soutenu.

Cherif Mellal a émis le vœu de voir l'entreprise s'impliquer dans d'autres projets tels que le centre de formation. « Nous ne cherchons pas que des aides financières, mais nous voulons également avoir à nos côtés des partenaires capables de nous accompagner dans nos futurs projets et j’espère que Cosider sera l’un de ces partenaires, pour nous aider à réaliser notre futur centre de formation », a-t-il souligné.

Lire aussi : JSK : Cherif Mellal annonce la date de livraison du stade de Tizi-Ouzou

Photo Montage : JS Kabylie et l'AS Vita Club

JS Kabylie - AS Vita Club : Liste des chaînes pour voir la match

La Jeunesse Sportive de Kabylie, disputera ce vendredi, son premier match de la phase de poules de la Ligue des champions africaine, contre le club angolais, l'AS Vita Club. La rencontre se jouera au stade du 1er-novembre de Tizi Ouzou à 17 h 00.

Les joueurs d'Hubert Velud, qui ont réussi à battre deux grandes équipes lors des deux premiers tours (Al Merreikh du Soudan et Horoya Conakry), veulent faire du Vita club leur prochaine victime. Les joueurs de la JSK sont conscients qu'un parcours honorable doit impérativement commencer par une victoire, ce soir.

Au niveau de l'effectif, les Canaris connaîtront l’absence de Souyed pour suspension et le retour du capitaine, Walid Bencherifa. Pour le gardien de but des Canaris, Benbot, les trois points resteront à Tizi, Ouzou, « Face à Vita Club, la victoire ne nous échappera pas ». Sur le plan technique, le coach Kabyle Hubert Velud devrait trouver la solution pour régler le problème de l’inefficacité.

Florent Ibenge, entraîneur de l'AS Vita Club estime que son équipe ne sera pas « favori du match » ce vendredi au stade du 1er Novembre. « Nous savons que nous ne sommes pas favori pour ce match face à la JSK, mais nous allons respecter le football, maximiser toutes nos forces et donner le meilleur de nous-mêmes », a indiqué l’entraîneur du club congolais.

Pour rappel, la JSK s'est qualifiée en phase de poules de la Ligue des champions africaine (CAF CL) suite à sa victoire aux tirs au but face au Horaya AC. La JSK retrouve ce stade de la compétition pour la première fois depuis 2011.

Chaînes où regarder le match JSK - Vita Club

La chaîne terrestre algérienne, ENTV. Programme national (11680 H 27500) - Nilesat 7° W (Bis)

BeIN Mena 1

Lire : JS Kabylie : Cherif Mellal convoqué par la justice

 

Cherif Mellal, président de la JS Kabylie

JS Kabylie : Cherif Mellal convoqué par la justice

Le président de la Jeunesse Sportive de Kabylie, Cherif Mellal est appelé à comparaître devant le tribunal de Médea, le lundi 25 novembre prochain. Il devra répondre aux accusations du président de l'Olympique de Médea, Mahfoud Boukelkal, pour diffamation et atteinte à l'honneur, a-t-on appris de sources bien informées.

Selon les mêmes sources, le président de la JSK est poursuivi en justice par Mahfoud Boukelkal suite à la polémique et la guerre médiatique qui a éclaté entre les deux responsables en mars dernier, après un match de championnat ayant opposé les deux équipes.

À noter que suite aux graves accusations portées par le président Chérif Mellal à la fin de la rencontre face à l’O Médea contre Mahfoud Boukelkal, la commission de discipline de la Ligue de football professionnel a convoqué les deux présidents pour fournir des explications. Ces derniers avaient écopé de lourdes sanctions.

Cherif Mellal a été interdit d'accès au stade et aux vestiaires pour trois mois et une amende de 200 000 dinars « pour atteinte à la dignité et à l’honneur envers officiel de match ». La même sanction a également été appliquée contre le président du club de l'Olympique Médéa (OM), Mahfoud Boukhelkhal, auquel il a été reproché « le non-respect des décisions des organes juridictionnels ».

La commission de la LFP a  homologué le résultat du match OM - JSK (1-0), alors que les dirigeants de la JS Kabylie avaient déposé un rapport devant la commission de discipline évoquant le non-respect de huis clos par l’équipe locale OM.

Lire aussi : Le vice-président de l'Olympique Médéa appelle Gaïd Salah à intervenir en championnat de football

Illustration : Brahim Lalami activiste et détenu d''opinion en Algérie

Algérie : Un détenu d'opinion aurait été torturé (Avocat)

Le détenu d'opinion, Brahim Lalami, a t-il été torturé par les services de sécurité algériens ? C 'est du moins ce que laisse entendre un témoignage relayé par l'avocat Abdelghani Badi, hier 21 novembre.  "Brahim Lalami est placé en détention provisoire. Des témoins oculaires présents lors de sa présentation affirment qu'il ne pouvait pas se tenir debout. Son visage est plein de traces de violences subies » a t-il écrit sur son mur Facebook .

Brahim Lalami est un jeune activiste algérien de la wilaya de Bordj Bouarreridj située à environ 270 kilomètres à l'est de la capitale algérienne. Il s'est fait connaitre grâce à son engagement dans le mouvement de contestation qui ébranle l'Algérie depuis le 22 février 2019. Il est également présent sur les réseaux sociaux avec des comptes qui portent son nom. Des comptes qui cumulent plusieurs dizaines de milliers d'abonnés.

Brahim Lalami a été arrêté mardi dernier, a appris Observ'Algérie de sources locales. Il participait à une manifestation anti-élections présidentielles dans la commune de Djaafera, au nord de la wilaya susmentionnée. Cette région kabylophone s'est distinguée par son activisme le long des neuf mois du Hirak.

Brahim Lalami en détention

Le jeune activiste devenu icone du Hirak algérien a été placé en détention provisoire par le juge du tribunal de Bordj Bouarreridj. Les chefs d'accusation retenus contre lui seraient : « incitation à la rébellion, incitation aux rassemblements non autorisés et participation à une manifestation non autorisée ainsi que atteinte à l'ordre public ».

Selon l'avocat Abdelghani Badi, qui cite des sources présentes au tribunal de Bordj Bouarreridj, l'activiste Brahim Lalami a été présenté devant le juge dans un état de santé critique. Il ne pouvait pas se tenir debout. Le visage du jeune détenu d'opinion seraient plein d’ecchymoses. Un témoignage qui laisse entendre que le détenu d'opinion a subi des violences ou a été torturé.

L'information révélée par ledit avocat et défenseur des droits de l'Homme, fait le tour du web algérien. Les internautes s'indignent de ce nouveau dérapage. Ils appellent, néanmoins, "à ne pas répondre aux provocations et à garder le caractère pacifique du mouvement".

En revanche, si le témoignage faisant état de violences, voire de tortures subies par Brahim Lalami, s'avère vraie, il contredirait les déclarations du chef d'état-major de l'ANP Ahmed Gaid Salah faites à la télévision publique algérienne. Ce jour là, il avait affirmé qu'il "n'accepterait en aucun cas que les services de sécurité violentent le peuple algérien".

Lire également : Disparition mystérieuse d'un jeune activiste arrêté le 31 octobre

Photo de Ali Benflis, ancien Premier-ministre algérien

Kabylie : Le directeur de campagne de Ali Benflis à Tizi Ouzou démissionne

Le candidat à l'élection présidentielle du 12 décembre Ali Benflis a perdu son directeur de campagne de la wilaya de Tizi Ouzou, en Kabylie. Saadi Hanouti n'a pas supporté la pression populaire et familiale. Il a finalement jeté l'éponge. C'est le comité de son village de la région de Bouzeguen qui a fait l'annonce de son retrait du directoire de campagne.

« Nous, le comité de village d'Ibouysfenet la famille Hanouti annonçons le retrait définitif de notre frère, Saadi Hanouti, de son poste de directeur de campagne du candidat aux présidentielles Ali Benflis », a annoncé mardi 19 novembre le communiqué du comité dudit village. Ce dernier explique cette décision par les « appels exprimés vivement par la population de la wilaya de Tizi Ouzou en général et de la commune de Bouzeguene en particulier ».

Ce retrait du directeur de campagne montre à quel point il est difficile de mener la campagne électorale à Tizi Ouzou en particulier et en Kabylie en général. D'ailleurs, les représentants des candidats ne sont pas connus dans cette région. À l’exception de ceux de Abdelmadjid Tebboune qui se font tout de même discrets.

Benflis ne souffre pas seul dans cette campagne

Il faut dire aussi que ce n'est pas la seule difficulté que rencontrent les candidats à l'élection présidentielle du 12 décembre, et pas uniquement en Kabylie. Dans toutes les wilayas du pays, des centaines de citoyens se rassemblent à chaque fois pour accueillir les candidats et leurs soutiens avec des slogans hostiles.

D'ailleurs, à l'occasion des sorties électorales des candidats, les pouvoirs publics mettent en place des dispositifs de sécurité impressionnants. Les forces de sécurité ont opéré des dizaines d'arrestations parmi les citoyens contestataires depuis le début de campagne. Aussi, aucun candidat n'a été épargné par les citoyens en colère.

Lire aussi : Campagne pour la présidentielle : Le face-à-face peuple-candidats est lancé

A Bejaia du « Cachir » en réponse à la violence policière (VIDÉO)

Kabylie : A Bejaia du « Cachir » en réponse à la violence policière (VIDÉO)

Les manifestant ont répondu avec du « Cachir » à la violence policière à Tichy située à 20 KM à l'est de Béjaia en Kabylie, aujourd’hui lundi 18 novembre. Des assiettes remplies du saucisson traditionnel algérien et du pain, ont été posées devant les policiers. Une réponse à ces derniers qui ont fait usage de bombes lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour réprimer une manifestation dans la ville suscitée, a appris Observ'Algérie de sources sur place.  

En effet, les forces de l’ordre ont violemment réprimé une marche à Tichy  (Béjaïa), avec des bombes lacrymogène et des tirs à blanc.  Ainsi les militants de la région de Béjaïa, qui étaient sortis en masse cette matinée, pour manifester contre la tenue des élections présidentielles, mais aussi pour appeler à la libération des détenus d’opinion, se sont immédiatement vu encerclé par un cordon des forces de l’ordre, et cela quelques minutes à peine du début de la marche.

Les forces de l’ordre auraient ensuite tenté à tout prix de disperser cette foule de manifestants. Ils auraient alors usé des bombes lacrymogènes et même des tirs à blanc. En effet, une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, montre un jeune homme qui en témoigne. Le pantalon troué, la plaie apparente, et le bouchon de tir à  blanc en main, ce jeune homme dit avoir été ciblé par la police.

Une réponse pacifique des manifestants : Le « Cachir » devenu symbole de soumission à la dictature pour un « maudit sandwich »

Du côté de la contestation populaire, aucun dépassement n’a été signalé. « Les manifestants étaient pacifiques,  scandent leurs revendications sans la moindre violence » a t-on appris d'un témoin oculaire . Mais plutôt biens déterminés à mener leur combat pacifiquement. Face à la répression des forces de l’ordre, les habitants de la ville de Tichy  ( Béjaïa) ont riposté à leur manière.

Selon les mêmes sources, qui étaient aussi présents cette matinée lors de la marche : « les manifestants ont déposé une assiette de Cachir devant les policiers sans qu’un mot ne soit prononcé. Là encore, aucun acte de violence n'est à signaler du côté des contestataires » a-t-on appris.

A lire aussi : Un fourgon fonce sur les manifestants à Oran

Abdelaziz Bouteflika et Ahmed Gaïd Salah

Algérie : La Kabylie Joker de Ahmed Gaid Salah ?

En Algérie, la Kabylie est elle le joker de Ahmed Gaid Salah ? En effet, elle est présentée comme l'ennemi de l'intérieur qui serait l'allié des ennemis extérieurs imaginaires, notamment la France et Israël. Une politique dangereuse qui met en péril tout le pays avant la région en elle-même. Mais que risque l'Algérie en stigmatisant ainsi la Kabylie ? Notre analyse :

Le pouvoir algérien utilise la Kabylie comme Joker à chaque crise. Une ancienne carte qu'il sait manier depuis l'indépendance de l'Algérie. La région est montrée du doigt comme étant l'élément déstabilisateur du pays, qui menace la cohésion nationale. Une cohésion construite sur le modèle jacobin français, faisant du centralisme et de l'unitarisme culturel, linguistique et administratif, le ciment de l'unité nationale. Paradoxalement, c'est cette même Kabylie qui est accusée de manigance avec la France coloniale ainsi qu’Israël, en dépit de sa majeure contribution à la guerre d'indépendance. La défaite politique de ses leaders à l'aube de cette indépendance, l'a engagé dans une lutte acharnée pour ses droits politiques, culturels et linguistiques. Cette lutte est incomprise par le reste des Algériens et la propagande du pouvoir algérien via ses médias publics contribue, depuis un demi-siècle,  à créer un sentiment d'hostilité envers une sorte d'une « entité Kabyle ».

La Kabylie Joker de Ahmed Gaid Salah ?

Cette politique de stigmatisation est à son pic depuis la démission de Abdelaziz Bouteflika. Ahmed Gaid Salah qui l'a achevé politiquement veut se positionner rapidement comme le sauveur de l'Algérie. Le camp progressiste et démocrate pour lequel la Kabylie est majoritairement acquise était le premier à s'opposer à la main mise de l'armée sur les institutions du pays. Ce courant politique est alors vite indexé comme étant le porte-parole de la Kabylie. Un nouveau terme est né : « Les zouaves ». Pour ainsi donner des éléments de langage aux racistes et xénophobes qui s'adonneront à des attaques bien organisées sur les réseaux sociaux . Ce même terme promu par la députée islamiste Naima Salhi est utilisé sur la télévision publique, ce qui a déclenché une vague d'indignation dans tout le pays.

Cette stigmatisation et attaques contre une région et ses symboles se sont généralisées. Les arrestations des porteurs des drapeaux berbères/Amazighs sont opérées partout en Algérie, sauf en Kabylie. Une autre preuve que cette politique est destinée à la consommation populaire et n'a rien de légal.

Risques de violences et de fractionnement de la société

Tous ces éléments nous rappellent la montée de l'antisémitisme en Europe avant la Deuxième Guerre mondiale. Inutile de rappeler les atrocités qui ont été commises. Les mêmes paradigmes sont couramment utilisés en Algérie. La xénophobie et le racisme phobique  sont décontractés et promus par des personnalités publiques en toute impunité.

Toute approche analogique avec d'autres étapes historiques ayant vu les mêmes processus de propagande, nous mène à craindre un glissement vers des violences physiques, voir des atrocités allant jusqu'à une guerre civile. Cette politique risque de fractionner le pays en deux groupes d'individus dans l'imaginaire collectif : un groupe « dominant dont les intérêts sont menacés » par un « sous-groupe illégitimement  puissant » qui, de son côté, se sent stigmatisé et oppressé.  L'Algérie risque ainsi de se retrouver dans un engrenage dangereux.

Fatima Benbraham avec une marche en arrière plan

« Les détenus du drapeau amazigh sont des criminels », le grave dérapage de Fatima Benbraham

L’avocate Fatima Benbraham s’est une nouvelle fois attaquée aux détenus de l’emblème amazigh. Elle a qualifié ces derniers de « criminels » dans une déclaration au quotidien suisse Le Temps.

En effet, l’avocate et membre du panel du dialogue et de la médiation de Karim Younes a affirmé que les jeunes arrêtés pour le port du drapeau amazigh sont des criminels. « Ces gens se servent de ces emblèmes pour camoufler des drogues qu’ils revendent aux manifestants », a-t-elle déclaré avant d'ajouter « ce ne sont pas des prisonniers politiques, mais des criminels qui ont trouvé la bonne occasion pour mener à bien leurs petits trafics ».

Il faut rappeler que l’avocate n’est pas à sa première déclaration du genre. Elle a déjà affirmé par le passé que « la majorité des personnes arrêtées lors des marches sont impliquées dans diverses affaires, dont le vol, l’agression, l’usage de violence contre les femmes et le harcèlement ».

Une déclaration qui a poussé l'avocat Mokrane Ait Larbi à déposer une plainte contre Fatima Benbraham le 14 août dernier. Ce dérapage a aussi fait réagir le bâtonnier de l’ordre des avocats d’Alger qui avait affirmé que les déclarations de l’avocate sont « un manquement à l’éthique et une infraction à la loi » . Il avait rappelé que « le rôle d’un avocat est de défendre un prévenu, pas de l’accabler ».

Il faut aussi souligner que la plainte de maître Mokrane Ait Larbi n’a pas trouvé de suite et que cette avocate continue de sévir sans que des mesures ne soient prises à son encontre.

Lire aussi : Détenus d'opinion : Mokrane Ait Larbi porte plainte contre Benbraham pour ses déclarations

un musicien arrêté à Tizi Ouzou

Kabylie : Un musicien arrêté à Tizi Ouzou pour port de pancartes contre les élections

Le musicien Cherif Atmani a été arrêté, ce jeudi 14 novembre, à la nouvelle ville de Tizi Ouzou. Il a été conduit au commissariat du 6e avant d’être transféré menotté au commissariat central, a-t-on appris auprès de sa famille.

Ainsi, le jeune activiste venait de sortir d’un atelier de préparation de pancartes pour la marche du vendredi. Il a été chargé de l’impression de ces dernières chez un imprimeur. Cherif Atmani a été intercepté par la police et arrêté puis conduit dans un commissariat de la nouvelle ville pour être ensuite transféré au commissariat central.

Les organisations de la société civile de Tizi Ouzou notamment le CNLD ont donné l’alerte et appelé à un rassemblement devant le commissariat central pour exiger la libération de l’artiste.

Des avocats et défenseurs des droits humains arrivent vers le lieu du rassemblement afin de tirer l’affaire au clair. Contactés par nos soins, l’un d’eux affirme que pour l’instant le jeune homme se trouve à l’intérieur du commissariat central. Il ajoute que ce dernier a été arrêté pour possession de pancartes appelant au rejet des élections présidentielles.

Il faut rappeler que le jeune artiste est présent dans chaque marche du vendredi. Il appartient au groupe appelé «  le carré ». Il fait aussi partie des organisateurs de révolte arts , où des artistes se sont joints à la révolte populaire à travers des expressions artistiques.

Lire également :

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Port du drapeau amazigh à Alger : Cinq détenus acquittés

En savoir plus sur les Dossiers :

Elections présidentielles 2019

Détenus d'opinion

Manifestants portant le drapeau amazigh

Algérie : Décès du père d'un des détenus du drapeau amazigh

Algérie - L'un des nombreux détenus du drapeau amazigh, Abderrahmane Boudraa vient de perdre son père. Arrêté le 21 juin dernier, Abderrahmane Boudraa a écopé d'une peine de douze mois de prison, dont six fermes. Poursuivi dans le dossier du drapeau amazigh, c'est le tribunal de Sidi M'hamed, à Alger, qui a prononcé sa peine.

Selon un communiqué du Comité national pour la libération des détenus, le père du détenu est décédé à l'hôpital de Beni Messous. Le défunt a rendu l'âme après une longue période dans le coma. Il sera enterré demain vendredi à Bordj el Kiffan.

De ce fait, les avocats des détenus d'opinion ont déjà entamé les démarches auprès du tribunal de Sidi M'hamed. L'objectif étant de permettre à Abderrahmane Boudraa d'assister à l'enterrement de son défunt père, vendredi après la prière du vendredi.

Pour rappel, Abderrhmane Boudraa fait partie des dizaines de manifestants interpellés par la police pour avoir arboré le drapeau amazigh. Cela au lendemain du discours du chef d'état-major de l'armée Ahmed Gaïd Salah lors duquel il a prononcé l'interdiction des drapeaux autres que le drapeau national. Le jeune Boudraa fait partie de la première vague des détenus arrêtés le 21 juin et mis sous mandat de dépôt deux jours plus tard.

Lire aussi : Drapeaux Amazighs : lourdes peines prononcées par les magistrats d'Alger

Photo archive : Célébration des joueurs de la JS Kabylie

VIDÉO : La JS Kabylie écrase le Mouloudia d'Alger (3-0)

La JS Kabylie a écrasé, ce mercredi soir, le MC Alger sur le score de 0-3 au stade du 5 juillet 1962, en match comptant pour la mise à jour de la 10e journée de la Ligue 1 Mobilis.

Le Clasico entre le MC Alger et la JS Kabylie qui s'est joué ce mercredi, a été à sens unique, avec une vraie démonstration des joueurs de Hubert Velud. Les buts du match ont été inscrits, par Wahid Belghrebi (50e), Rezki Hamroune (68e) et Reda Bensayeh ( 90+1), infligeant ainsi au Mouloudia d'Alger sa première défaite de la saison.

Le nouveau recteur de Tizi Ouzou, à droite sur la photo

Kabylie : Graves accusations contre le recteur de l'université de Tizi Ouzou

De graves accusations ont été formulées à l'encontre du nouveau recteur de l'université de Tizi Ouzou, en Kabylie. Dans un article publié par le quotidien francophone El Watan, l'on accuse le Professeur Smaïl Daoudi d'avoir détourné des patients vers le privé. Il aurait utilisé le cachet et les ordonnances du secteur public dans la même opération.

Selon l'auteur de l'article, le nouveau recteur de l'université de Tizi Ouzou a été pris en flagrant délit de détournement des patients vers le cabinet privé de son frère. D'ailleurs, il a fait l'objet d'un rapport d'inspection la semaine dernière. Un rapport que ses auteurs ont déjà transmis au ministère de la santé et à celui de l'enseignement supérieur.

En fait, le rapport en question parle de la présence de nombreux patients dans le cabinet privé pour une  consultation. Cela se passe chaque vendredi et la consultation coûte au patient entre 4 000 et 5 000 dinars. Les membres de la commission d'inspection ont donc fait le déplacement vers ce cabinet privé et ont interrogé des patients.

Le recteur de l'université de Tizi Ouzou accusé d'utiliser les ordonnances et le cachet du CHU

Selon le rapport, les patients interrogés ont témoigné contre le Professeur Daoudi. Ils ont affirmé que le médecin incriminé, utilisait les ordonnances du CHU de Tizi Ouzou et le cachet du service neurologie qu'il dirigeait avant sa nomination comme recteur. Le même rapport affirme que les inspecteurs enquêteurs ont fait le déplacement vers le cabinet en question. Ils y ont constaté la présence du concerné dans ce cabinet avec une quarantaine de patients.

« Tout en verrouillant l’accès aux patients en quête de soins et de prise en charge, il s’adonne à une pratique incompatible, voire condamnable, pour un praticien de ce rang et répréhensible par la réglementation et détournant purement et simplement les malades qu’il consulte clandestinement et frauduleusement dans le cabinet de son frère dans des conditions intolérables de promiscuité », a ajouté le rapport.

Les accusations contre le recteur de Tizi Ouzou n'ont pas servi

En réalité, les supérieurs du Professeur Daoudi envisageaient la réunion de la commission de discipline pour examiner son cas. Mais, le ministre de l'enseignement supérieur a dribblé tout le monde et l'a nommé recteur de l'Université de Tizi Ouzou. Une grande incompréhension règne depuis parmi les inspecteurs de la DSP, auteurs du rapport.

Lire aussi : Kabylie : Les dessous du limogeage du recteur de l'université de Tizi Ouzou