Algérie : Le président tunisien réagit aux manifestations du 22 février

25/02/2019 18:41

S'adressant aux médias lors d'un point de presse à Genève après un discours devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU ce lundi 25 février, le président tunisien Béji Caïd Essebsi a réagi aux manifestations contre le cinquième mandat du Président Abdelaziz Bouteflika, affirmant que « le peuple algérien est libre de s’exprimer sur sa gouvernance ».

Répondant à une question sur les manifestations en Algérie, le président tunisien a estimé que « l'Algérie est un peuple qui a beaucoup lutté pour gagner son indépendance après 130 ans de colonisation, et [qui est] maintenant un peuple libre », avant de poursuivre : « évidemment, il est libre de s'exprimer comme il l'entend sur sa gouvernance ».

Néanmoins, le président de la République de Tunisie a déclaré : « nous parlons toujours de gouvernance, et chaque pays a ses propres règles ». Béji Caïd Essebsi souligne également qu'il n'a « pas le droit de donner des leçons à qui que ce soit ».

Il s'agit là de la première réaction d’un officiel étranger – après plusieurs réactions de la part de la classe politique au niveau national – aux différentes manifestations contre le cinquième mandat en Algérie.

Pour rappel, l'Algérie avait connu ce vendredi 22 février, une impressionnante démonstration de force de la part du peuple, sorti en masse pour manifester contre la candidature d'Abdelaziz Bouteflika. Rappelons aussi que le Président se trouve depuis ce dimanche à Genève pour des examens médicaux de routine.

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