OBS Algérie
27/08/2017 18:06

Il a appelé à sa destitution : « Bouteflika n'est pas homme à considérer l'intérêt du pays » estime Jil Jadid

Le parti Jil Jadid, de Sofiane Djillali, a émis ce dimanche un communiqué dans lequel il a réitéré son appel à destituer le chef de l'État Abdelaziz Bouteflika, estimant que celui ci « n'est pas homme à considérer l'intérêt du pays ».

« Considérant l’urgence de la situation, l’actuel Président de la République aurait dû consentir à provoquer des élections anticipées. Malheureusement, il n’est pas homme à considérer l’intérêt du pays. Le 4e mandat en est la preuve. Il ne reste plus que la mise en œuvre de l’article 102 de la Constitution pour débloquer la situation » écrit Jil Jadid dans son communiqué, appelant à déposer le chef de l'État et à élire « en urgence » une personne pour lui succéder.

« Ce n’est pas un défaut des dispositions constitutionnelles qui est à l’origine du blocage mais l’entêtement d’une caste au pouvoir qui se considère comme la propriétaire de l’Algérie réduite au sort d’un butin de guerre. Aujourd’hui, seul le peuple, en théorie, souverain, mais en pratique, asservi, par le régime, qui est en devoir moral de reprendre son destin en main. C’est l’avenir de la nation qui est en jeu. C’est au peuple d’exiger l’application de l’article 102. Dans cette optique, Jil Jadid assumera ses responsabilités » soutient le parti de Sofiane Djillali, qui estime que le chef de l'État aurait du être déposé en 2013, dans la foulée de l'AVC dont il avait été victime, et qui avait fait couler beaucoup d'encre à l'époque.

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« Le départ de M. Bouteflika sera le début d’une solution, pas la solution » estime toutefois Jil Jadid, qui ajoute que « quel que soit le futur Président élu, il aura à assumer de véritables réformes de fond lors d’un mandat qui devrait être voué à la transition du système actuel vers l’édification d’un véritable État de droit ».

Le parti de Sofiane Djillali détaille également les étapes qui doivent, selon lui, apporter un changement dans le pays. « Considérant le délabrement général des institutions actuelles et des outils juridiques en cours, le Président élu devra engager en premier lieu, un processus constituant, sous forme d’un large dialogue avec la classe politique et la société civile, et qui serait couronné par l’institution pour une durée de 6 à 12 mois, d’une conférence nationale dont l’objet serait une nouvelle Constitution consensuelle. Le peuple serait alors appelé à un référendum pour son adoption et donner ainsi les premières fondations à une deuxième République » lit-on dans le communiqué de Jil Jadid.

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