Shérazade
31/12/2018 14:53

Quand le FLN met fin au pluralisme en Algérie

Opinion - Majoritaire à l’Assemblée populaire nationale (APN) , il s’en part aussi du conseil de la Nation (Sénat), et s’ installe dans chaque assemblée populaire de wilaya (APW) et assemblée populaire communale (APC). Le FLN est le parti qui domine sans programme et sans candidat.

Il semblerait que la lettre fantôme de Mouad Bouchareb ait dit vrai. Le Front de Libération Nationale (FLN) aurait choisi Abdelaziz Bouteflika, le parti n’envisage pas de prendre un autre candidat face à Bouteflika, ni de tracer un programme. Il soutient la continuité, c’est la stratégie la plus facile et la moins fatigante.

Au lendemain des élections sénatoriales, Mouad Bouchareb a déclaré lors d’une conférence de presse tenue au siège du parti, que « le FLN est prêt à travailler  avec tout le monde, chaque fois que l’intérêt du pays est en jeu. La conjoncture impose à tous de s’unir autour de l’intérêt du pays qui est au-dessus de toutes considérations », l’intérêt du pays, rimerait avec un « mouvement pro-Bouteflika ».

Le FLN se dit prêt à collaborer et travailler avec les autres partis politiques dans l’optique de soutenir Bouteflika, et non dans le but de satisfaire l’opinion publique. La question est la suivante : si l’intérêt du pays était, justement, le départ de Bouteflika ?

Retour à la case départ :

Il aura fallu à l’Algérie tout une guerre civile pour l’instauration du pluralisme.  Mais il n’en faudra qu’une annonce pour que le FLN remette la politique du pays en cause, et ferme la porte au pluralisme, aux dépens de la démocratie.

Ce système, qui est censé reconnaître et accepter la diversité des courants d’opinion, de leurs représentants et des partis politiques, est réduit en cendres avec un mouvement de coalition, mise en points par différents partis politiques, dont ceux de « l’opposition ».

Si le pluralisme, l’un des fondements de la démocratie, est inexistant en Algérie, il ne faudra pas s’étonner d’apprendre que ni la liberté d’opinion, ni celle d’expression n’y sont respectées. Un simple multipartisme reste bafoué avec la collision nationale de soutien au cinquième mandant.

Présentement, c’est le mouvement de populisme qui prend de l'ampleur dans le monde.  Avec cette approche politique qui oppose le peuple aux élites politique (en USA contre Donald Trump ou encore en France avec les gilets jaunes ),  l’Algérie choisira malheureusement de rejoindre le club des pays qui passent d’un système autoritaire à une dictature. Le peuple quant à lui décide d’être spectateur de son propre sort, vu qu’aucune responsabilité ne lui est léguée.

Laisser un commentaire

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.. Lisez notre Politique de confidentialité.

En savoir plus