L'Algérie épinglée par Human Rights Watch sur plusieurs plans

Le rapport de l’Organisation non-gouvernementale (ONG) Human Rights Watch (HRW) a épinglé l’Algérie sur plusieurs plans. En effet, ce rapport sur la situation des droits de l’Homme en 2020, parue mercredi 15 janvier, a mis en exergue les atteintes aux droits fondamentaux des Algériens dans plusieurs domaines.

Ainsi, le rapport souligne que l'Algérie a entravé le droit des citoyens à se réunir et à se rassembler librement. L’ONG rappelle que « les autorités ont arrêté des centaines de manifestants pacifiques, libérant la plupart sans inculpation après quelques heures, mais poursuivant et emprisonnant des dizaines ».

Human Rights Watch a aussi souligné dans son rapport que les atteintes à la liberté d’expression se sont multipliés dans le pays en 2019. Elle cite plusieurs exemples de personnalités politiques ainsi que d’activistes qui ont été mis en prison pour avoir exprimé des positions politiques. L’Organisation a retracé la genèse des arrestations dont ont été les cibles Karim Tabbou, Lakhdar Bouregâa, Foudil Boumala, Mohamed Hadj Gharmoul et les autres détenus d’opinion. Elle a aussi réservé un paragraphe à Kameleddine Fekhar, décédé en prison, et Louisa Hanoune jugée et condamnée par un tribunal militaire.

Atteintes à la liberté de culte et refoulement des médias et des organisations internationales

L’ONG internationale a aussi tiré la sonnette d’alarme sur la situation de la liberté de culte en Algérie. Elle a donné l’exemple du code pénal algérien qui punit de trois à cinq ans de prison celui qui « offense le Prophète et les messagers de Dieu, dénigre le dogme ou les préceptes de l’Islam par quelque moyen que ce soit ». L’organisation rappelle que les autorités ont eu recours à cet article pour condamner des membres de la petite communauté des Ahmadiyya, qui pratique une version de l’Islam différente du dogme officiellement reconnu.

Humain Rights Watch a aussi signalé les mesures répressives à l’encontre des organisations internationales de défense des droits humains et des médias qui ont été empêchés d'accomplir leurs missions respectives en Algérie.

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