Nouvel An Amazigh : Le Maroc veut emboîter le pas à l’Algérie

Le Maroc veut emboîter le pas à l’Algérie en décrétant le Nouvel An amazigh, journée fériée. Le parlement marocain a remis la semaine dernière, cette vieille revendication du mouvement identitaire sur la table du dialogue.

À l’approche de la fête de Yennayer, célébrée en Afrique du Nord entre les 12 et 14 janvier, de nombreux parlementaires marocains ont revendiqué la déclaration du Nouvel An amazigh, comme fête nationale et officielle. Ainsi, deux ans après l’Algérie, le royaume chérifien est en voie de célébrer officiellement le Nouvel An.

En effet, la classe politique semblent être très favorable à l’idée de décréter Yennayer fête nationale. La semaine dernière, Omar Balafrej député de la Fédération de la gauche démocratique (FGD) a récemment appelé le chef du gouvernement Saâd Eddine el Otmani, dans une question écrite, à ce que cette date soit décrétée journée fériée et fête nationale au Maroc. En Outre, plus d’une centaine de membres du Conseil national de l’autre parti, Istiqlal ont adressé une lettre écrite à la direction du parti, exigeant qu’il célèbre Yennayer, le nouvel an Amazigh et plaide pour son instauration comme jour férié et chômé.

L’Assemblée mondiale amazighe interpelle le Maroc

L’Assemblée mondiale amazighe a appelé  en décembre dernier, les citoyens marocains, les partis politiques, associations et organisations à exiger la reconnaissance officielle de cette date symbolique. Faute de quoi, l’organisation mondiale invite la population à boycotter le travail et les cours le 13 janvier de chaque année, conformément au principe de la reconnaissance populaire.

La reconnaissance de Yennayer au Maroc, serait si elle se confirme,  une réponse favorable à une vieille revendication des mouvements de contestation populaire notamment au Rif. Cette revendication s’est accentuée depuis que l’Algérie a officialisé cette mesure en décembre 2017.

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