Personnalité : Mohamed Boudiaf

Mohamed Boudiaf est un homme d’Etat algérien. Il fait partie des six, puis des neuf chefs historiques de la Révolution algérienne. Après une longue opposition au régime mis en place après l’indépendance, il rentre en Algérie en janvier 1992 pour redonner de l’espoir au peuple algérien. Il sera assassiné en juin de la même année lors d’une conférence des cadres.

Mohamed Boudiaf est né en juin 1919 à M’sila. Il deviendra fonctionnaire dans l’administration. Durant la seconde guerre mondiale, il sera adjudant. Il ira à Jijel, ensuite en Italie où il participera à la bataille de Monte Cassino. Après les massacres de mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata (Bejaïa), il s’engagera dans le PPA et participera à la création de l’Organisation spéciale (OS) qui sera démantelée par la France coloniale en 1950.

En mars 1954, il s’unit avec huit de ses camarades militants pour créer le Front de libération nationale (FLN) et déclencher la guerre d’indépendance de l’Algérie. Il sera emprisonné en octobre 1956 avec quatre autres leaders de la Révolution jusqu’en 1962. Après l’indépendance, il s’oppose au pouvoir mis en place par Ahmed Benbella et Houari Boumediene. En 1963, Mohamed Boudiaf créera le Parti de la révolution socialiste (PRS), comme parti d’opposition au même titre que le Front des forces socialistes (FFS) de Hocine Aït Ahmed, fondé la même année.

Il paiera son opposition par un passage dans plusieurs prisons, notamment à Adrar, Saïda et Sidi Bel Abbes. Il rejettera la proposition de s’exiler en Suisse, mais après sa condamnation à mort en 1964, il partira vers la France, ensuite vers le Maroc où il poursuivra son activité politique, jusqu’en 1979, année durant laquelle il dissout le PRS et quitte la vie politique.

A la faveur de la crise politique née de la victoire des islamistes lors des législatives de décembre 1991, le coup d’Etat contre le président Chadli Bendjedid et le vide constitutionnel laissé par la dissolution de l’Assemblée nationale, Mohamed Boudiaf est appelé à la rescousse par un groupe de dirigeants dont le général Khaled Nezzar. Il sera nommé président du Haut comité d’Etat. Son retour en Algérie a donné beaucoup d’espoir aux Algériens qui regardaient l’avenir avec beaucoup de peur. Mais Mohamed Boudiaf sera assassiné le 29 juin 1992 lors d’une conférence des cadres tenue à Annaba. Personne ne croira à la version officielle qui présentait son assassin le sous-lieutenant Lambarek Boumaârafi, comme l’auteur d’un acte isolé. A ce jour, son crime reste impuni aux yeux de sa famille et du peuple algérien.

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