Personnalité : Rachid Nekkaz

Rachid Nekkaz est un homme d’affaires et un homme politique algérien. Il s’est fait connaître en France par son soutien aux femmes verbalisées pour leur port du voile intégral, notamment en payant leurs amendes. En Algérie, il a multiplié les lives sur Facebook et des sorties tonitruantes dont la dernière l’a conduit en prison.

Rachid Nekkaz est né en janvier 1972 dans le Val de Marne, au sud de Paris, en France. Il est originaire d’Algérie, son père venant de Chlef et sa mère de Bejaïa, en Kabylie. Il a fait fortune dans le secteur de l’immobilier. L’homme d’affaires tente une percée en politique en France mais il essuie échec après échec. Que ce soit lors des présidentielles de 2007 et 2012 quand il a échoué à collecter les parrainages exigés par la loi, ou lors des législatives et locales. Son échec peut être expliqué par son soutien aux femmes portant le voile intégral verbalisées à chaque fois qu’elles sortent avec leurs voiles en France.

C’est à l’occasion de la présidentielle de 2014 que Rachid Nekkaz se fait connaître en Algérie. Il décide de se porter candidat quand Abdelaziz Bouteflika, malade, briguait un quatrième mandat controversé. Sa résidence en France l’empêcheront de se présenter. Il finira par renoncer à la nationalité française et axera son action politique sur les vidéos enregistrées à partir de plusieurs wilayas d’Algérie, à l’instar de Djelfa, Tizi Ouzou, Batna et Guelma. Il finira par gagner la sympathie de nombreux Algériens. Beaucoup d’autres cependant le considèrent comme un agitateur.

Pour se faire un nom, Rachid Nekkaz organisera des opérations coups de poing dont certaines ont franchi les limites du “raisonnable et du légal”. Particulièrement en 2019 après le déclenchement du mouvement populaire Hirak en Algérie. Comme quand il a appelé les manifestants à converger vers le siège de la présidence à Alger ou, plus grave encore, quand il a appelé à tirer sur les députés avec des fusils mitrailleurs. Ce dernier dérapage le conduira tout droit à la prison de Koléa, dans la wilaya de Tipaza, quelques jours avant qu’il ne dépose plainte contre le chef de l’Armée algérienne, Ahmed Gaïd Salah.

A l’occasion de la présidentielle annulée d’avril 2019, Rachid Nekkaz prétend être candidat en sachant qu’il n’était pas éligible, vu qu’il ne peut justifier de dix ans de résidence en Algérie. Finalement, c’est son cousin et homonyme qui s’est présenté pour, dit-il, occuper le poste de vice-président en cas de victoire et diriger le pays à la place de son cousin. Ce scénario a choqué plus d’un.

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