Personnalité : Saïd Sadi

Saïd Sadi est un homme politique algérien. Il fait partie des membres fondateurs du Mouvement culturel berbère (MCB), de la Ligue des droits de l’Homme (LADDH) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Il a quitté le RCD en 2018, six ans après avoir démissionné de son poste de président.

Saïd Sadi est né en août 1947, à Aghribs, Tizi Ouzou, dans la région de Kabylie. Il a fait ses études secondaires au Lycée Amirouche de la ville de Tizi Ouzou et suivi des cours de médecine (psychiatrie) à l’université d’Alger. Très engagé dans la lutte identitaire, il fera partie des 24 militants arrêtés à l’occasion du printemps berbère d’avril 1980.

Après avoir quitté le Front des forces socialistes, il créera le parti du RCD en février 1989 au lendemain des événements d’octobre 1988, et ce, à l’occasion des assises du MCB auxquelles il a appelé. Les militants de la cause berbère s’insurgeront contre cet état de fait, et décident de contrecarrer en organisant un séminaire à Tizi Ouzou.

Saïd Sadi participera aux élections législatives de décembre 1991 et perdra devant son ex-compagnon de lutte Saïd Khelil, mais il appellera à interrompre les élections en raison de la victoire du Front islamique du salut (FIS), dans de nombreuses wilayas, dont Alger, Annaba, Oran, Constantine, Sétif et Sidi Bel Abbes. S’ensuivra une période de violence terroriste en Algérie durant laquelle Saïd Sadi appellera les citoyens à s’armer contre les groupes islamistes.

A l’arrivée de Abdelaziz Bouteflika en 1999, Saïd Sadi engage le RCD aux côtés de la présidence, après avoir boycotté la présidentielle qui a porté Bouteflika à la présidence. Mais en 2001, le RCD appelle ses deux ministres à démissionner du gouvernement pour protester contre la répression meurtrière qui s’est abattue sur la population de la Kabylie. Il se portera candidat à la présidentielle de 2004 et obtiendra 2% des suffrages, loin des 9% arrachés lors de sa première participation à la présidentielle de 1995.

En 2012, lors d’un congrès de son parti, il annonce sa décision de ne pas se représenter à l’élection d’un nouveau président du RCD. Mohcine Belabbas sera élu président. A l’occasion du congrès suivant, tenu en 2018, Saïd Sadi choisit, à la surprise générale, de démissionner carrément du RCD. Entre 2019 et 2020, des tensions apparaissent entre les cadres du parti et on attribue ces tensions à Saïd Sadi qui s’est installé à Marseille d’où il publie des commentaires réguliers sur la situation politique du pays. D’ailleurs, de nombreux cadres, suivis de militants, ont annoncé leur démission du RCD à la faveur de ces tensions.

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