Algérie : Les promesses des candidats à l'élection présidentielle

10/11/2019 14:24

Algérie - Les candidats à l'élection présidentielle du 12 décembre prochain, Abdelmadjid Tebboune, Ali Benflis et Abdelkader Bengrina ont entamé leur campagne électorale, au lendemain de la validation de leur candidature par le Conseil constitutionnel. Tebboune et Benflis font une grosse promesse alors que Bengrina lance une attaque contre ses adversaires.

En effet, lors d'une conférence de presse organisée samedi pour présenter son programme de 54 points, l'ancien Premier ministre a promis de faire un effort sur les salaires. Dans ce sens, il s'est engagé à supprimer les impôts à tous les citoyens qui perçoivent des salaires inférieurs à 30 000 dinars.

Pour ce candidat qui se présente comme indépendant, cela peut se faire. « Même si l'État perd 15 milliards de dinars de ces impôts, nous avons d'autres sources pour les remplacer », a-t-il fait savoir. Anticipant sur la réaction des adversaires, Tebboune estime que cela n'est pas du populisme. « Ceci n'est pas du populisme, mais un plan de travail bien étudié », précise l'ex-ministre de l'habitant qui dit s'engager à relever le pouvoir d'achat de la classe ouvrière et la classe moyenne.

« Aller plus loin que ce que demande le Hirak »

Le candidat malheureux aux présidentielles de 2004 et 2014, Ali Benflis reconnait son déphasage avec une partie de la société. Il affirme que sa candidature « ne plaît pas à l’ensemble des citoyens », ajoutant avec beaucoup de démagogie que « les soucis que peut lui causer sa candidature ne pèsent rien devant les problèmes de l’Algérie qui sont appelés à s’accentuer ».

L’ancien premier ministre indique qu’il est un « homme qui croit en la démocratie, un homme qui n’a pas attendu le 22 février pour résister au système », assurant qu'il a la volonté « d’aller plus loin que ce que demande la Révolution démocratique pacifique ». Ali Benflis a tenu à assurer sur ses intentions de changement. « Mon programme se veut celui de l’urgence nationale, sous forme d’une transition globale, ayant pour but la modernisation politique, économique et sociale de la nation », a-t-il indiqué.

« Nous sommes contre la France »

De son côté, l'ancien ministre du tourisme Abdelkader Bengrina a attaqué ses adversaires. L'ex-responsable du parti islamiste MSP a accusé des candidats, sans les nommer. Et ce, avec une certaine insinuation que l'on peut considérer comme grave.

« Quand nous avons choisi notre slogan "Ensemble pour une nouvelle Algérie", nous avons été imités par l'un des candidats, en disant "Ensemble, construisons une nouvelle Algérie" », a accusé le candidat à la présidentielle du 12 décembre. Dans le même sillage, il précisera aussi qu'il n'a vu personne l'imiter quand il a dit « Nous sommes contre la France et le colonialisme ».

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