Pica Ouazi
26/03/2019 18:47

Algérie : Liamine Zéroual est disponible pour gérer la période de transition

Algérie - Les informations sur la possibilité du retour de l’ancien président Liamine Zéroual viennent d’être confirmées par la voix de son ancien conseiller Ali Mebroukine. S’exprimant sur le site d’information TSA, le conseiller a confirmé l’existence de contact avec Liamine Zéroual pour la gestion d’une période de transition.

Liamine Zéroual, qui a pris en main la gestion du pays de 1994 à 1998 avant qu’il ne démissionne, se dit prêt à reprendre du service à condition que le peuple le demande, « Zéroual est favorable pour son retour à condition qu’il ait une forte demande de la population », affirme Ali Mebroukine. Il ajoute que Liamine Zéroual « est prêt à revenir pour une période courte pour permettre de passer le flambeau à une jeune génération », et qu’il est disposé à gérer cette période avec d’autres personnalités comme Mouloud Hamrouche, Ahmed Benbitour ou Mokrane Ait Larbi.

Saïd Sadi met en garde contre le retour de Liamine Zéroual

Cependant cette option ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique, Saïd Sadi a mis en garde contre le retour du général sur la scène politique. Il considère ce comeback comme l’œuvre des réseaux du DRS, fidèles au général Mediène. Le docteur avertit sur le détournement de la révolution par les services de renseignement avec le parachutage de Zéroual comme l’homme providentiel.

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Louisa Hanoune rejette le retour de Zéroual

La secrétaire générale du parti des travailleurs (PT) Louisa Hanoune, pour sa part, a exprimé son rejet de l’idée de confier la gestion de la période de transition à l’ancien président Liamine Zéroual. « Notre position est non. Il est malade », a-t-elle martelé. Elle a ajouté que « même si pour tous les citoyens cet homme est propre, il a fait partie du pouvoir, il a gouverné, et les jeunes disent qu’ils veulent d’autres figures, pas celles-ci ».

Il faut dire que toutes ces solutions ne tiennent pas en considération la rue qui s’est soulevée pour le départ du système. Les réflexes paternalistes de l’ancienne classe politique sans aucune représentativité ni influence ne font qu'attiser la colère de la population qui veut du sang neuf.

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