Pica Ouazi
17/04/2019 13:43

Algérie : « la démission de Tayeb Belaiz ne répond pas à toutes les exigences du peuple »

La démission de Tayeb Belaiz réclamée par la rue a été favorablement accueillie par la classe politique, néanmoins elle est loin de répondre à toutes les exigences du peuple.

Réagissant à cette dernière, le premier secrétaire du FFS, Hakim Belahcel, considère le départ du président du Conseil constitutionnel comme une première victoire de la mobilisation citoyenne, qui est sur le chemin de briser la façade du système politique algérien que Tayeb Belaiz incarne.

Hakim Belahcel considère que « face aux assauts violents et répressifs du pouvoir, les Algériennes et les Algériens ont su et pu maintenir le cap en persévérant dans leur combat pacifique pour imposer un changement radical du régime algérien totalitaire ». Le FFS salue ce premier pas et appelle à continuer le combat jusqu’à ce que « cette déferlante populaire réussit à déraciner le régime politique intégralement ».

Pour Ali Benflis, le président de Talaie El Houriyat, cette démission représente une réponse partielle à la demande populaire du départ des figures du système. Elle constitue le début de la mise en œuvre des articles 7 et 8 de la constitution qui stipulent que la souveraineté revient au peuple. Benflis conditionne la solution de la crise au départ des autres figures qui maintiennent l’édifice du régime en place.

Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) estime que cette démission est un pas essentiel sur le chemin de la solution. Le parti de Abderrazak Makri considère cette démission comme « une étape conforme aux exigences du mouvement populaire et à la proposition de sortie de crise initiée par le parti ». Le MSP ajoute que « cette démission est un pas essentiel dans la recherche d’une solution s’il existe une réelle volonté politique ».

Le MSP propose le remplacement de Bensalah par une personnalité consensuelle, et demande le départ du gouvernement de Bedoui pour une véritable solution à la crise.

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Mokrane Ait Larbi s’est réjoui de cette victoire populaire. Le départ de Belaiz qui a suivi celui de Bouteflika est un prélude au changement qui touchera les autres têtes du régime, et cela grâce à la mobilisation populaire. L’avocat appelle le peuple à poursuivre la lutte et interpelle l’armée afin de protéger « les revendications du peuple qui sont ciblées par la contre-révolution qui est en marche ».

L’avocat et militant des droits de l’Homme, Me Mostefa Bouchachi considère la démission de Tayeb Belaïz comme un pas insuffisant et rappelle que « les revendications du peuple algérien sont le départ de tous les symboles du système, et le peuple algérien refuse l’organisation de la période de transition et de l’élection présidentielle ».

Rappelons que le Chef de l’État par intérim Abdelkader Bensalah a nommé, dans la soirée du mardi 16 avril, un nouveau président du Conseil constitutionnel en la personne de Kamel Feniche en remplacement de Tayeb Belaiz, qui avait démissionné plutôt dans la journée.

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