Aylan Afir
20/11/2019 21:39

Manifestations nocturnes à Alger : Des dizaines d'arrestations

Algérie - Des centaines de manifestants battent le pavé ce soir à Bab el Oued, à la place Audin et d'autres quartiers d'Alger, pour protester contre l'élection présidentielle du 12 décembre prochain. Des dizaines d'arrestations ont été opérées. Les manifestants, dont des militants politiques, se sont rassemblés dès la fin de journée, suite à des appels lancés hier sur Facebook. Pour les Algérois, il s'agit de faire comme leurs concitoyens de l'Oranie et de Setif qui manifestent durant les soirées.

Ils sont des centaines à scander des slogans hostiles à l'élection présidentielle de décembre. Des slogans aussi qui dénoncent « les pouvoirs publics qui veulent imposer le scrutin et les cinq candidats participants ». Les manifestants n'ont pas manqué de rappeler dans leurs chants que « le régime n'était pas parti avec le départ de Bouteflika ».

Les services de sécurité ont opéré des arrestations parmi les manifestants. L'on n'a pas encore le nombre des manifestants arrêtés, mais selon des sources bien informées, ils seraient quelques dizaines. Parmi eux, des militants de partis politiques.

Le pouvoir a-t-il peur des manifestations nocturnes ?

Les policiers semblent vouloir faire avorter dans l’œuf l'idée de manifestations nocturnes dans la capitale. Surtout qu'à Setif, les manifestations contre la présidentielle sont à leur troisième jour consécutif. Ils ont visiblement peur que les manifestations nocturnes deviennent quotidiennes à Alger. Parce que dans la capitale, on passera facilement de centaines aux milliers de manifestants. Et même à des dizaines de milliers de manifestants.

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L'opposition populaire au scrutin présidentiel de décembre prend une tournure inattendue. Et ce, depuis le lancement officiel de la campagne électorale dimanche dernier. Non seulement les Algériens occupent la rue dans les soirées, mais ils trouvent le moyen de perturber les sorties électorales des candidats et leurs soutiens. Et des arrestations sont dénombrées à chaque action de protestation. Il faut dire que c'est un signe de fébrilité de la part de ceux qui gèrent le volet sécuritaire de l'élection présidentielle. Ils donnent l'impression qu'ils ne savent pas vraiment comment faire face aux nouvelles donnes sur le terrain.

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