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30 octobre 2020 16 h 18 min

Référendum sur la Constitution en Algérie : Les islamistes divisés

Par Azzedine Derradj

Le projet de révision de la Constitution ne fait pas l’unanimité chez les partis islamistes. Certains trouvent dans la nouvelle Constitution une réponse aux revendications du mouvement populaire (Hirak), tandis que d’autres y voient un projet « trop laïque ».

A la veille du référendum constitutionnel du 1er novembre, le courant islamiste en Algérie semble divisé. De nombreux partis islamistes rejettent le texte de la nouvelle Constitution qui met, selon eux, « en péril les valeurs de la société algérienne ». D’autres ont, bien au contraire, joint leur voix à celle des autorités et appellent à l’adoption de la nouvelle Constitution.

Le Mouvement de la société pour la paix (MSP), principal parti islamiste du pays, a appelé ses partisans et sympathisants à voter « non ». Pour le parti de Abderrazak Makri, cette nouvelle Constitution est « trop profane », puisqu’elle consacre « la laïcité de l’école et de la mosquée ». L’article 40 du nouvel amendement, qui protège la femme contre les violences, ne plaît pas non plus au parti islamiste, qui y voit « un risque de menace contre la sphère familiale privée ».

La division des islamistes n’est que de « pure forme »

Le Front de la justice et du développement a aussi exhorté ses partisans et sympathisants à rejeter le nouvel amendement constitutionnel. Il dénonce « une Constitution laïque » dont les principes « sont inacceptables dans une société musulmane ». Le même avis est partagé par le mouvement Ennahda, qui estime que cette nouvelle Constitution « exprime la volonté d’une minorité ».

En revanche, les mouvements El-Islah et El-Binaa ont appelé à voter « oui », car, selon eux, le projet constitutionnel « est la meilleure option pour le peuple algérien » et « porte des véritables revendications démocratiques exprimées par le mouvement populaire ».

Pour de nombreux spécialistes, cette division du courant islamiste n’est que de « pure forme ». Qu’ils soient favorables ou pas, la participation des islamistes au référendum contribuera inéluctablement à en légitimer les résultats. Rappelons que les islamistes ont de tout temps, ou presque, consolidé les positions du régime.

Lire aussi : Référendum constitutionnel en Algérie : L’opposition sera-t-elle muselée ?

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Azzedine Derradj

Voir les commentaires

  • Après avoir vécu les années noires, les islamistes sont aux portes du pouvoir, on comprends pourquoi les jeunes quittent le pays. L' Algérie, va finir par être une villégiature, pour mollah a la retraite !

    • ils aiguisent leurs couteaux, y a juste attendre que teboune revienne soit dans une caisse sinon comme boutef en carriole