Algérie. Accusations de chantage : Messaoud Benagoun réplique

L’ancien ministre du tourisme Messaoud Benagoun, accusé d’avoir usé de chantage et d’avoir fait pression pour obtenir des contrats auprès de l’Office national des oeuvres universitaires (ONOU), est sorti de son silence pour répondre à ces accusations.

Ainsi, l’ancien ministre sous Abdelmadjid Tebboune a indiqué qu’il comptait poursuivre l’Office national des oeuvres universitaires (ONOU) devant la justice pour les accusation sus-citées. Messaoud Benagoun, qui est secrétaire général du Mouvement national des étudiants algériens (MNEA), a ainsi démenti les faits qui lui sont reprochés. « Je ne comprends pas pourquoi ils ont peur d’une grève qui a été décidée mercredi dernier lors d’une réunion des bureaux de wilayas (du MNEA, ndlr), et qui concerne les 48 wilayas et pas seulement la capitale » a-t-il déclaré au journal arabophone Echorouk.

L’ancien ministre démis de ses fonctions en mai dernier accuse également l’ONOU de « mensonges ». « Dans la plainte introduite au tribunal administratif de Bir Mourad Raïs, ils qualifient la grève d’illégale et prétendent que la vraie raison de cette action est le refus de signer des contrats avec les entreprises de nettoyage à Ouled Fayet. C’est des mensonges et je les défie de dévoiler les noms de ces entreprises ou les numéros de leurs registres de commerce » a déclaré Messaoud Benagoun, qui a fait part de son intention de saisir la justice dans cette affaire.

Messaoud Benagoun estime en outre que l’ONOU tente de cacher les véritables problèmes en l’accusant de chantage. « Des sommes colossales sont injectées dans les caisses des oeuvres universitaires, mais les étudiants n’ont pas consommé de poulet depuis trois mois » a-t-il dit.

Pour rappel, Messaoud Benagoun est accusé de chantage par l’Office national des oeuvres universitaires et une plainte a été déposée contre lui. L’ex-ministre du tourisme aurait incité les étudiants de trois résidences universitaires à observer une grève après que les directeurs des dites résidences ont refusé de signer des contrats avec des entreprises lui appartenant, indique l’ONOU dans sa plainte.