Accusations contre l’Algérie: le ministre de la défense sahraoui répond au Maroc

Le ministre de la défense sahraouie, Abdallah Lahbib a répondu au Maroc, qui a qualifié de « provocation » , le fait que le Front Polisario ait décidé de commémorer le 45e anniversaire de sa création dans la région de Tifariti prés de Tindouf.

Pour rappel, le ministère des affaires étrangères marocain a publié un communiqué hier, dans lequel on peut lire:  « le Maroc regrette que cette escalade se déploie avec la bénédiction d’un pays voisin », accusant par la même occasion l’Algérie.

Abdallah Lahbib a riposté, déclarant à ce propos: « la célébration des fêtes nationales dans les territoires libérés se veut comme une consécration de l’exercice de la souveraineté sur ces territoires » . Avant d’ajouter que l’armée sahraouie est prête à payer le prix fort pour récupérer la souveraineté de l’État sahraoui.

Le ministre de la défense sahraoui a tenu également à rappeler que l’armée de libération populaire sahraouie (ALPS) était présente dans les territoires occupés depuis 1975.

 

Accusations du Maroc : quel rôle a joué le Mossad ?

Le Mossad, service des renseignements israélien, serait derrière la crise diplomatique entre le Maroc et l’Iran dans laquelle l’Algérie s’est retrouvée impliquée, a déclaré l’activiste marocain Khalid Soufiani sur le plateau de la chaîne arabophone iranienne « Al Alam ».

« Le Hezbollah ne pourrait en aucun cas soutenir le Front Polisario » a déclaré Khalid Soufiani qui a démenti la version du Maroc selon laquelle l’Iran aurait livré des armes au Polisario via son allié libanais le Hazbollah.

« Le Mossad serait derrière la rupture des relations diplomatiques entre l’Iran et le Maroc et aurait transmis de fausses informations au Maroc à propos du soutien de l’Iran au front du Polisario » a également indiqué le même activiste, qui accuse ainsi les services de renseignement israélien d’être l’instigateur de la crise entre les deux pays, dans laquelle l’Algérie s’est retrouvée impliquée.

Pour rappel, le ministre marocain des affaires étrangères avait annoncé mardi dernier la rupture des relations diplomatiques entre son pays et l’Iran, il accuse notamment ce dernier d’avoir fourni des armes au Front Polisario via son allié libanais le Hezbollah, avec l’implication de l’ambassade iranienne à Alger.

L’Algérie monte d’un cran contre le Maroc

L’Algérie envisagerait actuellement de réduire sa représentation diplomatique avec le Maroc, suite aux accusations répétitives de la part du royaume chérifien qui durent depuis plusieurs semaines.

En effet, selon ce que rapporte l’agence de presse turque Anadolu citant une source diplomatique algérienne, le Ministère des affaires étrangères « a adressé plusieurs recommandations au président Abdelaziz Bouteflika concernant la crise avec le Maroc voisin ». Le MAE aurait ainsi suggéré de « réduire la représentation diplomatique avec le Maroc, en expulsant un certain nombre de diplomates marocains en poste en Algérie et en fermant des représentations consulaires » indique la même source.

« Les recommandations comprennent également la cessation de la coordination sécuritaire avec le Maroc, dans le cadre des organisations internationales de sécurité, dont le « dialogue 5 + 5 », qui regroupe les pays européens et Maghrébins, de la Méditerranée occidentale. » ajoute également la même source, qui souligne que « Les autorités algériennes ne coopèrent en aucun cas avec le Hezbollah, bien qu’elles refusent de le considérer comme un groupe terroriste, mais bien comme un mouvement de résistance, car elles reconnaissent le droit à résister à l’occupation ».

Rappelons que, mardi dernier, le Ministre marocain des affaires étrangères avait accusé l’Algérie d’être impliquée dans une livraison d’armes qui aurait été faite par l’Iran au Polisario via son allié libanais le Hezbollah, livraison dans laquelle aurait été impliquée l’ambassade d’Iran à Alger, selon le chef de la diplomatie marocaine. Ces déclarations avaient notamment conduit à la convocation de l’ambassadeur marocain en Algérie par le Ministère des affaires étrangères.