Algérie : « les incohérences » de l’affaire des 701 Kg de cocaïne

L’affaire de la saisie, le 29 mai dernier, de 701 kilogrammes de cocaïne à bord d’un navire au port d’Oran, dans l’Ouest de l’Algérie, continue de faire parler d’elle avec de nouvelles déclarations tenues par l’un des avocats de K.ch, principal accusé dans cette affaire.

Dans un entretien accordé au quotidien francophone El-Watan, Me Saïd Younsi, avocat du principal accusé dans l’affaire sus-citée a dit avoir relevé « des incohérences » dans l’enquête préliminaire. L’avocat a ainsi affirmé que son client avait reçu en prison la visite d’un responsable du ministère de la justice.

« Pour quelle raison ce responsable se déplace-t-il en prison pour discuter avec Kamel Chikhi ? » s’est interrogé l’avocat, avant d’aller plus loin en évoquant « un filtrage » des vidéos retrouvées au bureau du principal accusé par les enquêteurs. « Parmi les images, on voit un conservateur dans le bureau de Kamel Chikhi, avec un juge, président d’un tribunal administratif. Le conservateur est en prison, le magistrat n’a jamais été inquiété. Je ne dis pas que ce dernier est impliqué » a-t-il dit.

Le même avocat a également réitéré le souhait de voir l’ex-Directeur général de la sûreté nationale, Abdelghani Hamel se présenter devant la justice pour témoigner dans cette affaire, en estimant que l’ancien patron de la police algérienne connaît « une part de [la] vérité qui pourrait aider la justice à élucider cette affaire ». L’ex-DGSN avait, rappelons-le, déclaré détenir des informations sur cette affaire et évoqué de « graves dépassements » dans l’enquête.

Cette affaire de saisie de drogue a également conduit la justice à ouvrir plusieurs enquêtes, dont certaines ont visé des personnalités influentes pour des relations suspectes qu’elles sont présumées entretenir avec le principal accusé, actuellement incarcéré à la prison d’El-Harrach (Alger) en attendant d’être jugé.