L’Éthiopie porte pour la première fois une femme à sa tête

Les parlementaires éthiopiens ont désigné hier à l’unanimité la diplomate Sahle-Work Zewde pour remplacer Moulatou Téchomé le président démissionnaire. Elle devient  ainsi la seule femme cheffe d’État en poste sur le continent africain.

C’est une diplomate de 68 ans qui devient la quatrième cheffe de l’État en Éthiopie. Sahle-Work Zewde était jusque-là la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres auprès de l’Union africaine (UA). Auparavant, elle avait été ambassadrice en France, à Djibouti, au Sénégal, et représentante permanente de l’Éthiopie auprès de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), le bloc régional est-africain. Mme Sahle-Work, née à Addis-Abeba et qui a étudié en France, est à l’heure actuelle la seule femme cheffe d’État en Afrique.

Un discours pour défendre les droits des femmes :

Lors de son discours d’investiture, elle a salué les réformes réalisées par le nouveau Premier ministre Abiy Ahmed choisi par l’EPRDF (Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien), et en fonction depuis avril. Elle a salué  particulièrement le choix récent de ce dernier de nommer un gouvernement dont la moitié des postes sont occupés par des femmes. Les ministères de la Défense et le nouveau ministère de la Paix ont notamment été attribués à des femmes. «  Si les changements réalisés actuellement en Éthiopie sont menés à la fois par des hommes et des femmes, leur élan aboutira à une Éthiopie libre de toute discrimination religieuse, ethnique ou basée sur le genre  », a déclaré Sahle-Work Zewde. «  Les femmes sont les premières victimes de l’absence de paix  », a-t-elle ajouté. «  Durant mon mandat, je me concentrerai sur le rôle des femmes en vue d’assurer la paix, ainsi que sur les bénéfices de la paix pour les femmes. J’appelle le gouvernement à éradiquer la pauvreté avec la pleine participation des femmes, car c’est une source d’instabilité.  ». La Présidente de l’Éthiopie a également appelé le gouvernement et l’opposition à «  se concentrer sur les choses qui nous unissent  », afin de « créer un pays et une génération dont nous serons fiers  ».

Parmi les rares femmes à la tête d’un État africain

Les femmes ayant précédemment occupé la fonction de chef de l’État en Afrique ne sont pas très nombreuses. On parlera d’Ellen Johnson Sirleaf, devenue en 2005 la première présidente élue du Liberia et d’Afrique, qui a cédé le pouvoir à George Weah début 2018, et l’ancienne présidente mauricienne Ameenah Gurib-Fakim, qui a démissionné en mars 2018, car impliquée dans un scandale financier. Au Malawi, Joyce Banda avait occupé le poste de présidente de 2012 à 2014 à la suite du décès de son prédécesseur Bingu wa Mutharika.

France : Les Bleus rentreront avec la coupe du monde

L’équipe de France est Championne du monde, après sa victoire d’aujourd’hui (4-2) contre la coriace équipe croate.

La France, ce pays qui a accueilli des millions d’étranges, que ce soit des migrants africains, des asiatiques ou même des européens, récolte aujourd’hui les fruits de sa politique avec cette jeune équipe qui comporte 14 joueurs d’origine africaines.

Donald Trump fait du chantage à l’Afrique

Le président américain Donald Trump a exhorté hier lors de la réception de son homologue nigérian Muhammadu Buhari, premier dirigeant d’Afrique subsaharienne, le Nigéria et l’Afrique à soutenir la candidature américano-canado-mexicaine à l’organisation de la Coupe du monde 2026 de football, assurant que les USA continueront de fournir des aides économiques aux pays africains si ces derniers soutiennent la candidature américaine.

Donald Trump a ainsi déclaré lors de la conférence de presse conjointe avec le président nigérian : « nous regarderons très attentivement, et nous apprécierons toute l’aide que l’Afrique peut nous apporter pour cette candidature », lui qui avait écrit dans un tweet vendredi dernier : « ce serait dommage que ces mêmes pays que l’Amérique soutient en toutes circonstances fassent campagne contre la candidature américaine».

Le président américain a lié le soutien de cette candidature à l’économie, lui qui a souligné, avant de parler du Mondial-2026, que les Etats-Unis voudraient « être le partenaire économique de choix pour le continent africain », avant d’ajouter que les USA continueraient à soutenir les pays africains en leur fournissant des aides économiques s’ils soutiennent la candidature de son pays.

Pour rappel, le président américain avait menacé d’appliquer des sanctions économiques sur les pays qui ne voteraient pas pour la candidature américano-canado-mexicaine baptisée « United 2026 ».

 

Algérie : Madjer dans le top 5 des entraîneurs les mieux payés en Afrique

Avec un salaire de 25 000 euros net par mois et des avantages divers, le coach algérien, Rabah Madjer occupe la 5e place au classement des entraîneurs les mieux payés en Afrique. 

En effet, selon le classement établi par le magazine « Jeune Afrique », Rabah Madjer qui a remplacé l’espagnol, Lucas Alcaraz en octobre 2017, devance de grosses pointures africaines, à l’image du Tunisien Nabil Maâloul (23 000 €) et le Sénégalais Aliou Cissé, (13 300 €), deux sélectionneurs qui disputeront la Coupe du monde en Russie.

Le sélectionneur du Maroc, Hervé Renard convoité par l’Algérie, après le limogeage du Serbe Rajevac est le mondialiste le mieux rémunéré avec 80 000 € mensuels suivi de l’Argentin Hector Cuper (Égypte), dont les émoluments sont passés de 40 000 à 53 000 €, soit une augmentation de 25 %, après la qualification des Pharaons pour la Coupe du monde.

TOP 5 des entraîneurs les mieux payés en Afrique 

Hervé Renard ( Maroc)  80 000 €

Antonio Camacho ( Gabon) 70 000 €

Hector Cuper (Égypte) 53 000 €

Gernot Rohr (Nigeria) 38 000 €

Rabah Madjer ( Algérie) 25 000 €

France-Afrique : restitution des oeuvres d’art pillées pendant le colonialisme (Macron)

Le président français, Emmanuel Macron, a pris la décision de restituer aux pays africains les oeuvres d’art pillées par la France pendant la période coloniale. L’historienne de l’art Bénédicte Savoy et l’écrivaine sénégalaise Felwine Sarr ont été chargée d’étudier ce dossier, a indiqué l’agence de presse AFP.

« Je veux que d’ici cinq ans, les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique. Le patrimoine africain ne peut pas être uniquement dans des collections privées et des musées européens.  Le patrimoine africain doit être mis en valeur à Paris, mais aussi à Dakar, Lagos, Cotonou, ce sera l’une de mes priorités » avait déclaré Emmanuel Macron lors d’une visite à Ouagadougou (Burkina Faso) en novembre dernier.

L’Algérie, colonisée par la France entre 1830 et 1962, a été touchée par le phénomène du pillage de ses oeuvres d’art. Le canon Baba Merzoug, installé par les turcs ottomans sur les remparts d’Alger, est ainsi l’une des oeuvres les plus célèbres sur lesquelles la France a mis la main à la chute de la capitale en 1830.

La décision d’Emmanuel Macron, même si elle n’est pas encore mise en pratique, pourrait enfin régler ce problème soulevé par la plupart des pays ayant été touchés par la colonisation. L’historienne de l’art Bénédicte Savoy et l’écrivaine sénégalaise Felwine Sarr devront rendre leur verdict sur la question, a par ailleurs fait savoir le chef de l’État français.

Le gouvernement interpellé : Les algériens seuls exclus d’un traitement cédés à tous les africains

VIH – Les malades algériens qui subissent l’injustice d’un système de santé malade doivent subir encore une autre injustice commise par le laboratoire ViiV producteur de la première molécule en lice des nouvelles thérapies du VIH; Le Dolutegravir en l’occurrence qui assure des traitements plus efficaces, moins toxiques et avec moins de risque de résistance pour les malades séropositifs.

En effet, le laboratoire ViiV producteur du Dolutegravir, vendu dans les pays développés à 14.000$ par patient et par an, a cédé le traitement avec une Licence Volontaire à tous les pays africains avec le prix de 42$ par patient et par an, à l’exception de l’Algérie, à partir de janvier 2018, selon International Treatment Preparedness Coalition-MENA (ITPC-MENA) dans un communiqué relayé par medias24.

Lire également : VIDÉO. Classement : l’Algérie parmi les pays les plus touchés par le SIDA

Le laboratoire qui a autorisé tous les pays africains à utiliser des versions génériques du traitement avec des prix très abordables, a refusé d’inclure l’Algérie «Lors de la réunion de Marrakech les représentants de ViiV ont été catégoriques sur l’exclusion de l’Algérie, pourtant ils ont cédé sur la Jordanie et la Tunisie, deux pays également exclus à l’origine, que le laboratoire a promis d’inclure dans la licence volontaire. Devant l’obstination du laboratoire, nous n’avons plus le choix que de nous tourner vers l’Etat Algérien qui doit désormais prendre ses responsabilités et user de son droit à émettre une licence d’office» rapporte la même source citant Scander Soufi de l’association ANISS.

l’Association ANISS et ITPC-MENA interpellent l’Etat algérien pour intervenir et user de son droit en émettant une licence d’office, pour permettre à ses patients séropositifs de bénéficier des versions génériques de ce traitement avec des prix abordables.

Après plus d’un mois de l’appel lancé par les deux organismes, l’Etat algérien n’a pas communiqué sur l’affaire et n’a pas réagi à l’exclusion de ses citoyens.

VIDÉO. Crimes coloniaux français en Afrique : ce que compte faire Macron

Le président français Emmanuel Macron, qui sera en visite à Alger le 06 décembre prochain, ne compte pas présenter d’excuses ou d’indemnisations par rapport au passé colonial de son pays en Algérie et dans le continent africain.

En effet, le président français, interrogé sur la question lors de son passage ce dimanche sur la chaîne de télévision « Trace Africa » a clairement signifié qu’il n’y aurait « ni déni, ni repentance » quant aux crimes commis par la France coloniale dans nombre de pays africains, dont l’Algérie. « Je pense que la réparation est mémorielle » a ainsi déclaré le président français. « Je ne vais pas dire que la France va (…) reconnaître ou indemniser, ça serait totalement ridicule » a-t-il ajouté.

« Il faut qu’il y ait une réconciliation des mémoires. (…) Dans l’histoire française comme dans l’histoire de l’Afrique, on doit parler de ces pages noires comme des pages glorieuses » a également déclaré le président français, qui estime qu’il « na faut pas rester bloqué dans cette histoire, car elle est sans fin ».

 

Appels aux organisations algériennes pour ester Nicolas Sarkozy en justice

Un front international de la société civile africaine, s’est constitué sous le parrainage du très populaire artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly et sa première action est le dépôt d’une plainte à la Cour pénale internationale (CPI) contre l’ancien président français Nicolas Sarkozy.

Pour les militants panafricains fondateurs du Front international de la société civile africaine (FISCA), l’ancien président français Nicolas Sarkozy serait «responsable» de la situation «sécuritaire chaotique au Sahel après la chute de Keddafi» dont «l’intervention militaire française n’était qu’un règlement de compte personnel».

Les responsables du Front international de la société civile africaine (FISCA), appellent également les organisations non-gouvernementales algériennes à adhérer à l’initiative et participer à la démarche contre Nicolas Sarkozy au CPI «Vu que l’Algérie est l’un des pays ayant subi les conséquences désastreuses de la chute de Mouamer Keddafi» a t-on appris.

Issad Rebrab : un « projet fou » pour développer l’Afrique

L’homme d’affaires Issad Rebrab, PDG du groupe agro-alimentaire Cevital et première fortune d’Algérie est revenu dans un long entretien accordé à la chaîne française BFMTV pour parler de son parcours, ainsi que de son projet de chemin de fer transafricain, qualifié de « projet fou » pour le développement du continent. 

Lors de son entretien, Issad Rebrab est notamment revenu sur l’attentat terroriste qui avait visé son complexe métallurgique en 1995 et l’avait obligé à partir pour la France avec sa famille « 14 bombes ont été posées au niveau du complexe sidérurgique et on a été obligés de fermer trois de nos principales activités, ce qui a éliminé 90% de nos actifs » a-t-il expliqué. Arrivé en France « sans argent, avec seulement de quoi vivre », Issad Rebrab ne tarde pas à se relancer en investissant dans un nouveau projet. « En 1995, un des anciens clients de mon cabinet d’expert-comptable m’a présenté un de nos compatriotes qui avait une petite charcuterie halal. Il voulait savoir si j’étais intéressé pour entrer dans son entreprise à hauteur de 30%. J’ai dit ‘écoutez, ça m’intéresse mais je n’ai pas d’argent sauf si je dois vous payer à crédit, je vous paierai en Algérie’ » a-t-il relaté. À son retour en Algérie, l’homme d’affaires fonde le groupe Cevital en 1998, qui ne tardera pas à devenir le premier groupe privé dans le pays. « Avec Cevital, nous avions l’intention de produire tous les produits de première nécessité: sucre, huile, margarine, lait, farines, semoules (…) Nous avons ainsi créé une première raffinerie de sucre, puis une deuxième, jusqu’à faire passer l’Algérie de pays importateur à exportateur de sucres. Aujourd’hui, nous avons la plus grande raffinerie de sucre au monde avec plus de 2,7 millions de tonnes produites par an » a-t-il dit.

Un « projet fou » pour le développement en Afrique : 

Aujourd’hui, Issad Rebrab a le projet de réaliser un chemin de fer reliant tout le continent africain. Projet titanesque, mais dont la réussite ne laisse planer aucun doute pour l’homme d’affaires, qui ne ménage d’ailleurs aucun effort pour défendre son idée. « On ne peut pas développer aujourd’hui l’Afrique sans investissements massifs dans l’éducation, sans l’électrification, sans investissements dans des infrastructures ferroviaires, routières et portuaires » explique Rebrab, qui illustre son idée en ajoutant  que « d’un port algérien jusqu’à la Centrafrique, si vous devez envoyer une marchandise par bateau, vous mettrez deux mois et demi. Par contre, une ligne de chemin de fer qui partirait d’un port algérien vers la Centrafrique par le Tchad, c’est 48 heures ».

Issad Rebrab compte également convaincre les investisseurs européens de participer à la réalisation de ce projet titanesque, dont le coût est estimé à plusieurs milliards d’Euros, pour cela, il met en avant l’argument de la lutte contre l’immigration clandestine. « L’Europe a besoin de grands projets et l’Afrique a besoin de développement. Nous avons un destin commun. On doit travailler ensemble dans l’intérêt de tout le monde » estime le PDG de Cevital, « Vous savez que d’ici 2030, il y aura 450 millions de nouvelles naissances en Afrique. Si on n’essaie pas d’investir dans des infrastructures pour le développement de l’Afrique, les gens vont venir, et ce sera extrêmement difficile de les arrêter. Il est impératif aujourd’hui que les gouvernements des deux continents travaillent ensemble pour un plan Marshall comme l’a proposé Madame Merkel. Il faut que la France aussi joue son rôle » dit-il encore. « Imaginez-vous si nous créons une classe moyenne de 500 millions d’habitants en Afrique, ce sera une pérennité pour les marchés européens, et une source de stabilité pour les pays des deux continents » argumente également le milliardaire.