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Illustration : Ballon de Futsal

Football : La sélection algérienne des malentendants refuse d'affronter Israël en Coupe du monde

L’équipe nationale de football des malentendants et muets a refusé d’affronter l’équipe israélienne, lors de la coupe du monde organisé en Suisse du 9-16 novembre 2019.

En effet, l’équipe algérienne ne s’est même pas présentée au stade pour affronter l’équipe israélienne. Elle a pris cette décision juste après le tirage au sort qui a fait que les deux équipes s’affrontent. Les dirigeants ont pris cette décision malgré le risque d’être sanctionnés par la Fédération internationale qui interdit de prendre des décisions politiques lors événements sportifs.

Cette coupe est organisée par le comité international des sports des sourds ainsi que le la Fédération sportive des sourds de Suisse . Douze équipes féminines et seize équipes masculines disputeront les phases de groupes ainsi que les finales.

Il faut rappeler que ce n’est pas la première fois qu’une telle décision est prise. Plusieurs sportifs algériens ont refusé par le passé d’affronter les Israéliens lors de tournois internationaux. En 2016 l’équipe algérienne féminine de Goalball s’est retirée des Jeux paralympiques qui se sont déroulés à Rio de Janeiro, en Brésil, refusant d’affronter l’équipe d’Israël.

En Mars 2018, la judoka algérienne Amina Belkadi, plusieurs fois championnes d’Afrique, s’est retirée des championnats du monde de judo organisés à Agadir, au Maroc, après avoir su qu’elle allait affronter une adversaire israélienne.

L’Algérie réitère, par ce geste, son inébranlable refus de tout contact avec l'État hébreu. Il reste l’un des rares pays à refuser la normalisation avec Israël qu’il ne reconnait pas en tant qu'État.

Lire aussi : CAN 2019 : Israël adresse un message de félicitations au peuple algérien

Montage photo des deux drapeaux algériens et deux autres français

L’Algérie parmi les destinations préférées des expatriés français

Selon un rapport du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, l’Algérie est dans le top 12 des destinations préférées des expatriés français.

Tout d’abord, la Suisse est le pays où les Français s’expatrient le plus, devant les États-Unis et le Royaume-Uni, a indiqué le rapport du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères. En effet, en 2018, plus de 188 000 individus d’origine française ont décidé d’aller résider en Suisse plutôt qu’en France.

En seconde position des destinations préférées des Français, l’on retrouve les États-Unis avec 164 542 expatriés, le Royaume-Uni avec 146 213 expatriés. La Belgique est en quatrième position suivie par l’Allemagne, le Canada, l’Espagne et le Maroc. À la neuvième position, c’est Israël qui comptabilise 53 404 expatriés français, suivi de l’Italie avec 41 544 expatriés.

Ainsi, les Français ont une préférence pour les pays francophones. Dans ce même rapport, on retrouve d’ailleurs l’Algérie dans  le top 12, avec 40 000 personnes ayant choisi d’y vivre. Il est important de rappeler que ces chiffres sont toutefois à nuancer. En effet, les statistiques sont établies sur la base du nombre d’inscrits au registre mondial des Français établis hors de France, une procédure recommandée, mais pas obligatoire.

Enfin, ce rapport explique que ces chiffres sont actualisés lors des élections présidentielles, où beaucoup de Français s’inscrivent dans les registres pour voter. « En réalité, ils sont plus de 2,5 millions », précise Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.

Photo montage : Aéroport israélien avec des drapeaux, du Maroc et d'Israël

Maroc - Israël : Vers la réouverture d'une liaison aérienne

La liaison aérienne entre le Maroc et Israël sera rouverte dès le mois de mai 2020. C'est l'opérateur israélien Flying Carpet qui a décidé de reprendre l'organisation des voyages vers le Maroc. Le vol à partir de Tel-Aviv coûtera environ 600 dollars étasuniens au touriste israélien.

Il y aura cinq vols mensuels à partir de mai 2020 entre Israël et le Maroc. La compagnie israélienne assurera ces vols vers quatre villes marocaines : Casablanca, Marrakech, Tanger et Oujda. Ces villes seront desservies à partir de la capitale israélienne de Tel-Aviv.

Cependant, Flying Carpet va proposer à ses clients une formule comprenant un vol et un séjour dans un hôtel, à un prix avoisinant les 1000 dollars. Le client aura sept heures de vol et un séjour avec petit déjeuner. L'agence pourrait proposer de nouvelles offres, mais après une certaine période d'expérimentation.

Il importe de relever que l'agence Flying Carpet était présente au Maroc et organisait, depuis des années,, des vols à partir d'Israël. Cette agence proposait des séjours dans la ville touristique de Marrakech. Mais elle a cessé ses activités en 2004 suite à une décision des autorités du Royaume du Maroc. Il faut aussi dire que l'agence continuait à acheminer des touristes israéliens vers le pays du Roi Mohammed VI, mais avec des escales dans des aéroports français ou espagnols.

Lire aussi : La fortune du Roi Mohammed 6 révélée

Photo illustration : Judoka algérien sur la tatami

Un judoka algérien refuse d'affronter son adversaire israélien

Le judoka algérien Fethi Nourine s’est retiré, mardi 27 août, du championnat du monde de Judo organisé à Tokyo, au Japon, après avoir su qu’il devra affronter un Israélien.

Fethi Nourine, champion d’Afrique 2018, a refusé de participer au combat qui devait l’opposer, en deuxième tour, à l'Israélien Butbul Tohar. Il avait battu lors du premier tour de cette compétition le judoka liechtensteinien Phillipe Metellus.

Le tirage au sort effectué hier 27 août a résulté sur une rencontre entre le judoka algérien et l’Israélien Butbul, dans la catégorie des moins de 73 kg. Fethi Nourine a refusé de disputer le combat en quittant le tatami. L’athlète algérien avait déjà par le passé refusé de combattre l’israélien lors d’une précédente compétition en respect de la position officielle de l'Algérie, qui rejette toute forme de normalisation avec Israël.

Les athlètes algériens refusent la reconnaissance d’Israël

Il faut rappeler que ce n’est pas la première fois que des athlètes algériens boycottent une compétition internationale pour cause de présence de représentants de l’État hébreu. En 1991, le champion d’Afrique de judo Meziane Dehmani avait refusé de participer aux championnats du monde de judo à Barcelone, dès qu’il a appris la nationalité de son adversaire.

En 2011 également, la lutteuse algérienne Mariam Ben Moussa s’est retirée du championnat du monde à Rome, capitale italienne, après le tirage au sort. En Mars 2018, la judoka algérienne Amina Belkadi, plusieurs fois championne d’Afrique, s’est retirée des championnats du monde de judo organisés à Agadir, au Maroc, après avoir su qu’elle allait affronter une adversaire israélienne.

Photo montage: le ministre de l'Education d’Israël Rafi Peretz sur fond d'une famille juive d’Afrique de Nord

L'histoire des juifs d'Algérie sera enseignée dans les écoles d'Israël

Le nouveau ministre de l'Éducation d'Israël, Rafi Peretz, a annoncé que le programme d'histoire obligatoire pour la classe de terminale va désormais inclure le sort des juifs d'Algérie, du Maroc et de la Tunisie, a révélé lundi 19 août l'agence de presse internationale de la communauté juive, Jewish Telegraphic Agency.

Le ministre de l’éducation de l’État israélien a informé que l'étude de la Shoah va désormais inclure « la persécution des Juifs d'Afrique du Nord » dans son programme d’histoire obligatoire pour la classe de terminale. L'histoire sera étudiée en 12e année et fera partie de l'examen national de baccalauréat, a précisé notre source.

« Pendant des années, l'histoire des juifs vivant dans les pays musulmans sous l'occupation nazie a été absente de notre discours », a déclaré le rabbin Peretz dans un communiqué, évoquant « les histoires douloureuses de milliers de juifs qui ont été envoyés dans des camps de concentration et forcés à participer aux marches de la mort ».

Le média de la communauté juive rappelle que l’étude de la Shoah a été supprimée quatre ans dans le cadre du programme d'études obligatoire de l'ancien ministre de l'Éducation Shai Piron, bien que les enseignants aient été autorisés à faire de l'Holocauste un projet de recherche.

Un demi-million de juifs d'Afrique du Nord persécutés

Pendant la Deuxième Guerre mondiale et après la mise en place du régime de Vichy en France, une législation antisémite a été imposée aux 415'000 juifs de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie.

En février 2018, le gouvernement allemand a accepté de verser des indemnités à prés de 25'000 juifs algériens, selon la « Jewish Claims Conference », organisation chargée de faire valoir les droits des juifs victimes de la répression nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.

L'organisation juive a fait savoir que des indemnisations d’une valeur de 2556 euros seront versées à chacune des 25'000 personnes concernées ou à leurs descendants pour les personnes décédées. Selon Jewish Claims Conference, les personnes concernées par ces indemnisations ont toutes vécu en Algérie entre juillet 1940 et novembre 1942, et ont toutes été victimes de la répression du gouvernement français de Vichy, collaborant avec l’Allemagne nazie pendant la Deuxième Guerre mondiale, a indiqué la « Jewish Claim Conference ».

Photo montage : Aïssa Laïdouni convoité par des clubs Israéliens

Un footballeur algérien convoité par des clubs israéliens

Le jeune milieu de terrain d'origine algérienne Aïssa Laïdouni, évoluant avec le club roumain de FC Voluntari, a reçu plusieurs offres sérieuses provenant de la Pologne, de la Slovénie et de clubs israéliens, indique le site spécialisé GSP, citant Robert Gheorghe, membre du conseil d'administration du FC Voluntari.

À 22 ans, Aïssa Laïdouni est l'une des plus grandes révélations du championnat roumain lors de la saison passée. Il fait l'objet de convoitise de la part de plusieurs clubs européens, notamment le mythique club du FC Steaua Bucarest, qui avait proposé un demi-million d'euros pour s'attacher les services de Laïdouni.

Selon GSP, le membre du conseil d'administration du FC Voluntari, Robert Gheorghe a indiqué que des clubs évoluant dans le Championnat de football d'Israël sont également intéressés par le profil du joueur franco-algérien, sans toutefois, donner les noms de ces équipes.

Laïdouni refuserait d'évoluer en Israël

Toutefois, il semble improbable que le jeune joueur, qui avait par le passé exprimé son vœu de jouer pour l’Algérie, accepte de rejoindre le championnat d’Israël de football par respect au principe de la non‑relation officielle entre l’Algérie et Israël.

Pour rappel, Aïssa Laïdouni avait quitté la France en été 2018 pour la première division roumaine, où il a inscrit 6 buts et délivré 3 passes décisives lors du dernier championnat. Pour rappel, ce jeune défenseur français a été formé en région parisienne au FC Montfermeil, puis du côté de Villemomble. Il avait ensuite passé le cap pro du côté d’Angers en 2016, avant de porter les maillots des Herbiers et de Chambly.

Le député français d'origine juive, Habib Meyer s'est attaqué aux autorités françaises qui interdisent le drapeau de l'Etat sioniste alors qu'elles ne font rien contre les drapeaux algériens: "On interdit les drapeaux israéliens avec des supporters pacifistes ce soir pour le match à Strasbourg contre le Maccabi Haifa. Mais on permet les drapeaux algériens qui ont mis la France à genoux, et Paris à feu et à sang... Quel courage ! Cherchez l'erreur !!", écrit dans un tweet, le député proche de la droite radicale israélienne. Sur les réseaux sociaux, les supporteurs du club israélien, ont dénoncé le deux poids deux mesures des autorités françaises, alors que les supporteurs algériens ont célébré dans les rues de la plupart des villes françaises, après la victoire de leur équipe en finale de la Coupe d’Afrique des nations, avec les drapeaux algériens. Le ministère israélien des Affaires étrangères et l'ambassadrice d’Israël en France ont dénoncé à leur tour, "l'interdiction d’utilisation du drapeau, censé symboliser la liberté et la fraternité entre les équipes – deux valeurs de la République française qui sont maintenant niées aux supporteurs du Maccabi Haifa », selon les termes de ministère de l'Etat hebreu.

France : Polémique autour des drapeaux algériens et israéliens

L'interdiction de port du drapeau israélien pour les supporteurs du Maccabi Haïfa à Strasbourg, à l'occasion d'un match de la Ligue Europa, a suscité une vive polémique en France. Les supporteurs israéliens ont dénoncé le « deux poids deux mesures » des autorités françaises. En effet, les supporteurs algériens avaient été autorisés à parader avec leur drapeau national dans les rues françaises.

La Préfecture de Strasbourg a émis, mercredi 24 juillet, un arrêté préfectoral qui indique que les supporteurs israéliens devraient se présenter au stade de Strasbourg sans signe ostentatoire et que leur nombre est limité à 600. Ainsi, tout supporteur portant un drapeau israélien, un maillot ou les couleurs du Maccabi Haïfa hors de l’espace visiteur du stade serait interpellé.

L’arrêté préfectoral, qui, plus tard, a été rectifié, a suscité la colère de l'ambassadrice israélienne en France, Aliza Bin Noun, et du député franco-israélien Meyer Habib qui ont exprimé leur indignation face à cette interdiction.

Le responsable de la communication du club israélien a indiqué : « Nous sommes très surpris par cet arrêté. Nous ne comprenons pas cette décision. Pour nous, cela va à l’encontre de l’esprit du sport. Quand les supporteurs français viendront en Israël, nous attacherons une attention particulière au fait qu’ils puissent se déplacer librement et arborer les couleurs de leur club, et de leur pays ».

Le parallèle entre le drapeau algérien et le drapeau israélien

Le député français d'origine juive Habib Meyer s'est attaqué aux autorités françaises qui interdisent le drapeau de l'État sioniste, alors qu'elles ne font rien contre les drapeaux algériens. « On interdit les drapeaux israéliens avec des supporteurs pacifistes ce soir pour le match à Strasbourg contre le Maccabi Haifa. Mais on permet les drapeaux des Algériens qui ont mis la France à genoux, et Paris à feu et à sang. Quel courage ! Cherchez l'erreur ! » écrit le député dans un tweet.

Sur les réseaux sociaux, les supporteurs du club israélien ont dénoncé le deux poids deux mesures dont ils sont victimes. En effet, les supporteurs algériens ont célébré dans les rues de la plupart des villes françaises après la victoire de l’Algérie en finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 avec les drapeaux algériens.

Le ministère israélien des Affaires étrangères et l'ambassadrice d’Israël en France ont dénoncé, à leur tour, « l'interdiction d’utilisation du drapeau, censé symboliser la liberté et la fraternité entre les équipes – deux valeurs de la République française qui sont maintenant niées aux supporteurs du Maccabi Haifa », selon les termes de ministère de l'État hébreu.

Israël réagit à la victoire de l’Algérie à la CAN 2019

CAN 2019 : Israël adresse un message de félicitations au peuple algérien

Le porte-parole d'Israël a adressé, sur son compte Twitter officiel, un message de félicitations au peuple algérien après la victoire de son équipe nationale en finale de la Coupe d'Afrique des nations.

Le porte-parole de l'État hébreu a félicité, à travers ce message, le peuple algérien et les joueurs de l’équipe nationale pour leur consécration, champions d'Afrique de l’édition 2019. « Félicitations au peuple algérien pour la victoire de sa sélection en Coupe d'Afrique. Félicitations aux guerriers du désert pour ce magnifique exploit », peut-on lire sur le compte officiel Israël Arabic.

Ce message est intrigant venant d'une entité dont l’Algérie s'acharne à nier jusqu'à l'existence. Il soulève moult interrogations sur les motivations de cette tentative de rapprochement de l'État hébreu, notamment dans le contexte politique particulier que traverse l’Algérie après quasiment 5 mois de mouvement populaire.

Il faut aussi souligner que l’intégralité de la rencontre finale entre l’Algérie et le Sénégal, jouée vendredi passé, a également été retransmise en clair sur la principale chaîne israélienne ; TV 55.

Algérie et Israël : Des relations tendues

L'Algérie et Israël n'entretiennent pas de relations diplomatiques officielles. L'État algérien ne reconnaît pas Israël et interdit aux ressortissants israéliens toute entrée sur son territoire. Les Algériens sont également interdits de se rendre dans les territoires de l'État hébreu.

Dans le domaine sportif, les représentants algériens sont tenus d'observer le boycott des compétitions internationales auxquelles prennent part des Israéliens. Les instances sportives algériennes sont dans le respect strict de la droite ligne de la non‑relation officielle entre l’Algérie et Israël.

Photo: Conteneurs au port d'Oran renfermant des produits "Made in Israël"

Algérie : des produits chimiques de fabrication israélienne saisis au port d'Oran

Les agents de la brigade de contrôle, de la qualité et de la répression des fraudes de la direction du commerce en coordination avec les services douaniers du port d’Oran ont saisi, un conteneur contenant des produits chimiques et parfumés d’origine israélienne, a rapporté hier dimanche, le quotidien arabophone « El Bilad ».

Selon la même source, le conteneur en provenance d'un pays européen contenait des boites de produits parfumés portant des écriteaux en langue hébraïque et estampillés par la marque « Made in Germany ».

Les services des douanes ont prélevé des échantillons sur la marchandise prohibée, qui ont été transmis au laboratoire d’analyse afin de déterminer la nature des produits en question. Une procédure contentieuse pour violation des dispositions des articles 12, 312, 325 bis de la loi douanière, a été engagée à l’encontre de l’importateur impliqué.

Ce n’est pas la première fois que les services des douanes procèdent à la saisie de marchandises d’origine israélienne au port d’Oran à l'ouest de l’Algérie. En mois de Mars dernier, les mêmes services ont réussi à mettre la main sur un conteneur renfermant des produits chimiques et pharmaceutiques d’origine israélienne.

Pour rappel, une vaste polémique avait éclaté suite à des révélations faisant état de l’importation de matériel israélien par l'entreprise nationale Sonelgaz, faites par le député Lakhdar Benkhallef de l’alliance Nahda-Adala-Bina d’obédience islamiste,

C'était sur ObservAlgérie: VIDÉO. Importation de matériel israélien : Sonelgaz s’explique

Photo illustration : l'Eurovision

Pourquoi l'Algérie refuse de participer à l'Eurovision ?

La finale de la 64e édition de l’Eurovision, organisée le samedi 18 mai à Israël, a été remportée par les Pays-Bas, représentés par le jeune chanteur Duncan Laurence. Le plus grand show musical télévisé du monde est ouvert aux 44 pays adhérents de l'Union européenne de radio-télévision (UER) au sein de laquelle l’Algérie est membre actif. Pourtant, elle n’y a jamais participé.

L’Algérie n'a jamais manifesté sa volonté de participer au concours musical planétaire, lancé dans les années 1950. D'aucuns se posent la question sur les véritables raisons du boycott algérien des différentes éditions de l'Eurovision, alors qu'elle a le droit de participer au titre de membre actif de l'Union européenne de radio-télévision (UER) depuis 1970.

L’Algérie reste l'un des rares pays membres de l'UER à n'avoir jamais tenté sa chance à ce concours. Le Maroc avait participé et fini avant-dernier de l'Eurovision 1980. La Tunisie s'était aussi inscrite en 1977, avant de se retirer au dernier moment, sans explication.

Quels pays peuvent participer à l'Eurovision?

En principe, seuls les pays membres actifs de l'Union européenne de radio-télévision (UER) peuvent participer au concours. Il y a les pays européens, mais également des pays comme : l’Algérie, la Tunisie, le Maroc et l’Égypte qui font également partie de l'UER. Cette organisation médiatique regroupe quarante-quatre pays qui sont aujourd’hui autorisés à prendre part à l’Eurovision. Il n'y a aucune pré-sélection de pays candidats, il suffit juste d'être membre actif de l'UER.

L’Australie, qui participe aussi au concours cette année, bénéficie, quant à elle, d’une dérogation accordée par l’UER.

Israël, la raison du boycott

La présence, lors de chaque édition, d'Israël qui a accueilli cette année la 64e édition de l’Eurovision, est derrière le boycott algérien de l'une des plus grandes manifestations musicales au monde. Cette décision s’inscrit dans la droite ligne de la non‑relation officielle entre l’Algérie et Israël. Comme l’Algérie ne reconnaît pas Israël en tant qu'État, les artistes algériens ont dû abandonner l'idée de se produire aux côtés des représentants de l'État sioniste.

Un autre motif serait le règlement de l'Eurovision qui impose de diffuser l'intégralité de la cérémonie sans coupures publicitaires ni censure, alors que les lois algériennes interdisent la promotion de produits venant d'Israël. Ce qui empêcherait les chaines de télévision algériennes publiques et privées de diffuser la publicité des produits israéliens et la prestation de ses représentants.

Madonna et Hatari solidaires avec la Palestine

Lors de la finale de l'Eurovision 2019, la star mondiale Madonna et les membres du groupe islandais Hatari ont manifesté, sur scène, leur soutien au peuple palestinien. Les danseurs de Madonna, annoncée comme la grande invitée vedette de la soirée, arboraient sur leurs dos des drapeaux palestiniens.

Au moment de l'annonce des résultats, les artistes du groupe Hatari ont déployé des banderoles aux couleurs palestiniennes, provocant la colère du public.

Lire également : La visite en Israël d’un humoriste d’origine algérienne fait polémique

Lamine Lezghad

La visite en Israël d'un humoriste d'origine algérienne fait polémique

Le comédien et humoriste d'origine algérienne Lamine Lezghad a été la cible d'insultes et de menaces sur les réseaux sociaux, après avoir annoncé une visite prochaine en Israël pour participer au Festival du rire à l’Université de Tel-Aviv, les 8 et 9 juillet 2019.

L'humoriste franco-algérien a révélé avoir reçu des milliers de messages et « des insultes dans tous les sens : t'es un collabo ! Vendu ! Sioniste ! » suite à l'annonce de sa prochaine visite dans l'État hébreu durant le mois de juillet prochain.

La visite du comédien d'origine algérienne en Israël a suscité une vive polémique chez ses fans, issus, pour la plupart, de la diaspora maghrébine en France, qui voient dans la démarche de Lamine Lezghad une trahison à « la cause palestinienne ».

Lamine Lezghad estime qu'il a une responsabilité en tant qu'artiste. « Et c'est justement pour ça que j'ai accepté d'aller en Israël pour leur dire en face ce que je pense », explique-t-il dans une vidéo rendue publique. Le comédien controversé affirme qu'il ne se laisse pas dicter sa conduite par ses fans. « Ma carrière est uniquement régie par ma libre pensée », souligne-t-il.

Une enfance algérienne

Lamine Lezghad est né le  à Alger (Algérie), il a grandi à Alger jusqu'à l'âge de 10 ans. Au lendemain de son 10e anniversaire, le , il quitte l'Algérie pour aller vivre en France et s'installe avec sa famille à Nîmes dans le Gard.

Le Franco-algérien s'est fait connaître en France en tant qu’humoriste grâce à l'émission « On n'demande qu'à en rire », présentée par Laurent Ruquier sur France 2.

Le Tel-Aviv du rire

Par ailleurs, la première édition du « Tel-Aviv du rire » accueillera les sept comédiens les plus prometteurs de l'humour français. Durant deux soirées, les 8 et 9 juillet prochain, Lamine Lezghad, Sebastian Marx, Alex Ramires, Wally Dia, Jeff Panacloc, Laura Laune et Donel Jack’sman se produiront face au public israélien.

L'humoriste franco-algérien Lamine Lezghad sera à l'affiche du théâtre de l'Atelier le 9 juin 2019 pour la dernière représentation de son spectacle « Naïm ».

Lire également : Israël, destination touristique des Algériens en 2018 ?

Illustration : Voyage à Israël de touristes algériens

Israël, destination touristique des Algériens en 2018 ?

Ofir Gendelman, porte-parole auprès des médias arabes au bureau du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, a révélé, ce lundi 6 mai, que des Algériens et des milliers de touristes issus de pays arabes et islamiques n'ayant pas de relations diplomatiques avec Israël se seraient rendus durant l'année 2018 dans les territoires occupés par l'État hébreu.

Le porte-parole de Benyamin Netanyahou souligne qu'un « nombre sans précédent (55'000) de touristes provenant de pays arabes et islamiques sans relations diplomatiques avec Israël – à savoir l'Indonésie, la Malaisie, la Tunisie, le Maroc, l'Arabie saoudite, l'Algérie, le Koweït, les Émirats arabes unis, Oman et le Qatar – a visité Israël au cours de l'année 2018 », a-t-il indiqué sur son compte officiel sur Twitter. D'après Ofir Gendelman, 17'000 visiteurs sont issus de la Jordanie et de l'Égypte.

Le diplomate israélien n'a pas donné plus de détails sur le nombre d’Algériens qui se seraient rendus en terres occupées par Israël, ni sur le trajet emprunté ni sur la façon avec laquelle ces Algériens sont parvenus à entrer sur les territoires de l’État hébreu, alors que celui-ci n’est pas reconnu par l’Algérie.

Par ailleurs, plusieurs observateurs et analystes mettent en doute ces informations, accusant Israël de chercher à semer « la division entre les pays arabes », notamment en ce moment d'escalade militaire des forces d'occupations israéliennes contre la bande de Gaza en Palestine.

Israël, une destination des Algériens

Selon un rapport établi par la Commission économique et sociale de l'Organisation des Nations unies (ONU) pour l’Asie de l’Ouest (UNESCWA), publié en mars 2018, l’État d’Israël serait la troisième destination la plus prisée des Algériens entre 1990 et 2013, alors qu’Israël n’est pas reconnu et n’entretient aucune relation diplomatique avec l’Algérie.

Selon ledit rapport, un nombre total de 46'477 Algériens auraient voyagé en Israël entre 1990 et 2013, ce qui fait de l’État hébreu la troisième destination des Algériens durant cette période après la France (1'406'845) et l’Espagne (60'110).

Lire également : Journaliste «algérien» en visite à Israël (VIDÉO)