Archives par mot-clé : Noureddine Bedoui

Violence dans les stades en Algérie

Algérie : Interdiction d’accès au stade aux supporters violents

Les personnes impliquées dans les violences dans les stades et les infrastructures sportives en Algérie seront désormais fichées et interdites d’y accéder.

Un décret exécutif portant sur « l'établissement et de mise à jour du fichier national des personnes interdites d’accès aux infrastructures sportives » a été signé par le Premier ministre Noureddine Bedoui. Ce décret exécutif, publié dans le journal officiel n°64, confie la création « l’organisation, la gestion et de la mise à jour du fichier national des personnes interdites d’accès aux infrastructures sportives » au service central du casier judiciaire.

Les missions de ce service sont énumérées dans le même décret. Il s’agit  « de tenir, de mettre à jour et d’administrer la base de données centralisée du fichier national des personnes interdites d’accès aux infrastructures sportives ;-de procéder à l’inscription et au retrait des personnes interdites d’accès aux infrastructures sportives, par décision judiciaire définitive; de conserver les données sur des supports appropriés ».

Ce service sera chargé également « d’assurer la sécurité et la gestion de l’accès au fichier national des personnes interdites d’accès aux infrastructures sportives ; de mettre à la disposition des administrations et des institutions habilitées, les données mises à jour du fichier national des personnes interdites d’accès aux infrastructures sportives ».

Les personnes impliquées dans les violences au sein des infrastructures sportives seront désormais fichées, et interdite d’y accéder. « Toute juridiction ayant prononcé une peine complémentaire d’interdiction d’accès aux infrastructures sportives, établit une seconde fiche signée par le procureur de la République et le greffier et la transmet au service central du casier judiciaire » stipule le décret.

En plus des services de sécurités, du ministère de l’Intérieure et celui de la Jeunesse et des Sports « les fédérations sportives nationales, les ligues sportives, les associations et les clubs sportifs, sont informés par les services habilités du ministère chargé de la jeunesse et des sports sur les personnes dont les noms figurent dans le fichier national des personnes interdites d’accès aux infrastructures sportives, et ce, à l’effet de prendre les mesures susceptibles de prévenir et de lutter contre la violence dans les infrastructures sportives ».

Lire aussi : Violence dans les stades en Algérie: des chiffres alarmants

Complexe sidérurgique d'El Hadjar

Des milliards de dinars d'acier moisissent faute d'une décision de Bedoui

Il y a 150 000 tonnes d'acier stockées qui moisissent dans les usines d'El Hadjar et Bellara faute d'une instruction devant venir du premier ministère. Selon le site arabophone Ennahar, l'acier en question, d'une valeur de 15 milliards de dinars, risque la dilapidation si l'instruction de Noureddine Bedoui ne vient pas pour permettre sa commercialisation.

Selon la même source, le bilan fait le 15 octobre dernier donne 60 000 tonnes d'acier fini d'une valeur de 5,4 milliards de dinars. En attendant qu'il soit commercialisé, il risque de dépérir dans les aires de stockage de l'usine d'El Hadjar. Aussi, 80 000 tonnes d'acier semi-fini, d'une valeur de 5,6 milliards de dinars, ont été recensées.

En outre, 80 000 tonnes de matière première utilisée dans diverses industries, et d'une valeur de 4 milliards de dinars, se trouvent également stockées à l'usine de Bellara. Les dirigeants d'El Hadjar, à Annaba, et de Bellara, à Jijel, ne peuvent toujours pas commercialiser leurs produits faute de la fameuse instruction du gouvernement Bedoui.

C'est le ministère de l'Industrie qui devait transmettre l'instruction de Noureddine Bedoui aux institutions et ministères concernés. À l'instar des ministères de l'Habitat, des Travaux publics et Transports. De même que les entreprises réalisatrices des projets.

D'autre part, les facilités douanières dont bénéficient des opérateurs privés et étrangers leur ont permis de baisser les prix sur le marché local. Ce qui rend la commercialisation des produits d'El Hadjar quasi impossible. C'est comme un appel de détresse que lancent les dirigeants et les travailleurs des usines locales afin de mettre fin à cette concurrence déloyale qui met en péril l'outil de production.

Lire aussi : Algérie : Bedoui va déterrer une loi de l’ère de Bouteflika sur le pétrole

Bedoui instaure l’impôt sur le patrimoine

Algérie : Le gouvernement instaure un impôt sur le patrimoine

Le ministre des Finances annonce l’instauration d’un impôt sur le patrimoine dans la nouvelle mouture de la loi de finances 2020, dans une interview donnée à l’agence de presse officielle APS, parue hier 1er octobre.

En effet, l’avant-projet de loi de finances pour 2020 propose le renforcement des impôts et taxes sur la fortune et les biens en fonction des signes de richesse mobilière et immobilière. Ainsi tout patrimoine d'une valeur de 100 millions de dinars sera soumis à un impôt de 100 000 dinars, tandis que les biens d'une valeur de 700 millions de dinars ou plus seront taxés à hauteur de 500 000 dinars.

Le ministre précise que l’instauration de cet impôt est « dans l’objectif d’assurer une meilleure répartition de la charge fiscale et de mettre à contribution le capital à travers des signes extérieurs de richesse mobilière et immobilière ». Le ministre révèle que « 70 % du produit de cet impôt alimentera le budget de l’État et 30 % iront aux communes ».

Impôt difficile à mettre en pratique, selon les experts

Reste à savoir comment le gouvernement pourra mettre en pratique cet impôt, tout en sachant que l’évaluation de la valeur des biens immobiliers est sujette à un marché spéculatif. Les experts restent sceptiques quant à la faisabilité de cette disposition. Ainsi Mohamed Brahimi, avocat et juriste spécialisé dans les questions économiques, qui s’est exprimé sur les colonnes du quotidien Liberté, considère que la mise en pratique de cet impôt est « subordonnée à la mise à la disposition des services fiscaux des moyens techniques, administratifs et humains, mais surtout à la volonté politique des pouvoirs publics ». Car, selon lui, « dans une économie dominée à environ 45 % par l’informel, il est peu probable que les détenteurs de biens et de fortunes jouent la carte de la transparence en faisant la déclaration de leur patrimoine aux services fiscaux ».

Lire aussi : Algérie : Une nouvelle taxe sera imposée aux plus riches

Photo : Plateforme pétrolière en Algérie

Algérie : Bedoui va déterrer une loi de l'ère de Bouteflika sur le pétrole

Le gouvernement Bedoui s'apprête à déterrer une loi sur les hydrocarbures proposée par un gouvernement nommé à l'époque de l'ex-président Abdelaziz Bouteflika. C'est ce qu'annonce le quotidien francophone El Watan, qui affirme que l'avant-projet vient d'être adopté par le Conseil des ministres.

Dans le contexte du Hirak, le gouvernement algérien a opté pour la discrétion. Pourtant, le gouvernement de l'époque n'a ouvert aucun débat autour de cette loi cruciale pour l'avenir de l'Algérie. Visiblement, ce n'est pas le gouvernement actuel qui ouvrira ce débat, selon la même source.

La communication autour du projet est très limitée. Le gouvernement Bedoui évoque « une réforme ample et ambitieuse », mais la mouture complète de l'avant-projet n'est pas encore rendue publique. Le ministre de l'Énergie s'est contenté de donner quelques idées sur cette nouvelle loi. Des idées qui s'articulent autour de « conditions encore plus incitatives en matière d’accès à la recherche et à l'exploitation pétrolière en améliorant l’attractivité du pays vis-à-vis des compagnies étrangères sans menacer la souveraineté nationale ». En outre, il a assuré que le gouvernement maintiendra la règle 51/49.

Une loi sur les hydrocarbures favorables aux géants pétroliers

Toujours selon la même source, cette nouvelle loi sur les hydrocarbures accordera plus d’avantages et d’exonérations fiscales aux géants pétroliers. Total, notamment, va contrôler le quart de la production nationale après la concrétisation de l'achat des actifs d'Anadarko en Afrique.

D'ailleurs, même Sonatrach a défendu l'idée d'une nouvelle loi plus incitative qui encouragerait les partenariats avec les étrangers. Le 23 septembre dernier, Algérie Presse-Service a fait écho d'un document de Sonatrach qui exhorte l'État à promulguer cette nouvelle loi. En août, il était question d'une grave crise au sein de la compagnie nationale. Cette dernière veut finalement des mesures qui facilitent le partenariat avec les sociétés étrangères. Cela cadre parfaitement avec la loi adoptée par le Conseil des ministres.

Lire aussi : Sonatrach, en grande difficulté, cherche des partenaires étrangers

Les terribles conséquences de la politique économique de Noureddine Bedoui

Algérie - Le gouvernement Bedoui, censé gérer les affaires courantes, prend des décisions qui engagent l'avenir du pays. En effet, dans la loi de finances 2020, le gouvernement Bedoui a fait des choix qui ne seront pas sans conséquence sur l’économie nationale, qui se retrouve dans une situation catastrophique.

Ce gouvernement, qui prône la rigueur budgétaire dans le discours, est accusé par les experts de faire du replâtrage de façade et de suivre les politiques de ses prédécesseurs pour le maintien de la paix sociale dans la perspective des élections présidentielles.

Le gouvernement Bedoui s'installe dans la durée

Malgré les informations qui circulent sur son départ, le gouvernement Bedoui semble s’installer dans la durée, à en croire son porte-parole. Ce dernier a déclaré que « la revendication du départ du gouvernement constitue une ingratitude par rapport aux réalisations cruciales qu’il a pu accomplir ». Il ajoute, pour encenser ce dernier : « le gouvernement Bedoui a accompli des réalisations qu’aucun autre n’a fait avant lui depuis des années ».

Le discours optimiste du gouvernement Bedoui contredit par les prévisions

La loi de finances est présentée comme l'une des réalisations cruciales du gouvernement. Elle affiche l’intention de ce dernier d’instaurer une « logique de rigueur, de rationalisation et d’assainissement des finances publiques ». Dans la réalité, ces bonnes intentions sont contredites par le contenu du projet de Loi de finances 2020. Les spécialistes révèlent que cette rigueur n’est pas concrète. Au contraire, ils prévoient une poursuite de la détérioration des équilibres financiers internes et externes au cours de l’année à venir.

Pour les experts, la nouvelle et très forte réduction des dépenses d’équipement de l’État, décidée par le gouvernement Bedoui, devrait aggraver l’année prochaine le marasme de l’économie algérienne déjà mal en point en 2019.

Énorme déficit budgétaire en 2020 et planche à billets

Même si le gouvernement n’a mentionné aucun chiffre à propos du déficit budgétaire prévu en 2020. Les experts, pour leur part, prévoient un manque de 1'800 milliards, qui devra être comblé. Ali Benouari affirme que « les objectifs de cette Loi de finances 2020 seront intenables pour le prochain gouvernement qui devra presque certainement recourir à une loi de finances complémentaire dans le courant de l’année prochaine ». Il sera « impossible pour le prochain gouvernement d’éviter un programme de gestion de crise dans le but de s’attaquer aux sources du déficit ». Ainsi, le recours à la planche à billets sera inévitable contrairement à ce qui est affirmé par le gouvernement Bedoui.

À ce sujet, l'économiste Mouloud Hedir déclare que « le retour à la planche à billets sera inévitable. Le Trésor devra encore solliciter la Banque centrale, sachant que le niveau réel du déficit est plus important que celui affiché dans la Loi de finances 2020. Aux 1'800 milliards de dinars de déficit affichés, il faut ajouter d’autres engagements de dépenses non budgétisées tels que l’énorme déficit de la Caisse nationale des retraites (plus de 600 milliards de dinars), la couverture des déficits des entreprises publiques, et la compensation de Sonatrach et de Sonelgaz, qui préfinancent les subventions publiques aux prix de l’électricité, du gaz et des carburants ».

Lire aussi : Vers une crise économique aiguë en Algérie

Nourdine Bedoui et la planche à billets

Le gouvernement annonce la fin « définitive » de la planche à billets

Le gouvernement algérien annonce l'abandon définitif du financement non conventionnel. Cette décision a été rendue publique par le Premier ministre Noureddine Bedoui dans une déclaration lue par son ministre de l'Intérieur, le samedi 21 septembre.

Ainsi, le gouvernement affirme que cette décision est prise pour ne pas compromettre l’avenir de l’économie nationale : « Ce sont là les lourdes responsabilités que chacun de nous doit assumer pour la préservation des chances et droits des futures générations, qui ne doivent aucunement être hypothéqués […] Notre État-continent est à la croisée des chemins pour un décollage vers un lendemain meilleur dans tous les domaines vitaux, en concrétisation d’un développement équilibré et de l’équité dans la prestation de services au profit de tous les citoyens ».

Cette décision, déjà annoncée à plusieurs reprises sans qu’elle prenne effet, est devenue officielle. Elle aura de lourdes répercussions sur la gestion du déficit budgétaire que les experts estiment entre 1800 et 2000 milliards de dinars pour l’année prochaine. Ces derniers s'interrogent sur la la manière dont ce déficit sera comblé, tout en sachant que les marchés pétroliers sont instables.

Cette suppression de la planche à billet est suivie de plusieurs taxes, instaurées pour renflouer les caisses de l'État telle que la taxe sur la pollution – appliquée aux véhicules –, une taxe douanière sur les importations, une hausse de la TVA et une taxe appliquée aux plus riches. Néanmoins, l’ampleur de cette hausse et des recettes attendue n'est pas encore calculée. Ce qui fait dire aux experts en économie que le gouvernement continue dans l'improvisation sans stratégie.

Lire aussi : Planche à billets : Noureddine Bedoui désavoue son porte-parole

Rachid Nekkaz

Algérie : Rachid Nekkaz s'exprime sur les élections présidentielles de décembre 2019

L'opposant algérien Rachid Nekkaz s'est prononcé ce mercredi 18 septembre sur son éventuelle participation aux prochaines élections présidentielles. L’homme d’affaires a ainsi déclaré qu'il ne se portera pas candidat à ce rendez-vous électoral.

« Je vous dis aujourd’hui, depuis la commune d’Ain Merane dans la wilaya de Chlef, que je ne participerai pas à ces élections parce que les conditions politiques ne sont pas réunies », déclare Rachid Nekkaz via une vidéo publiée sur sa page Facebook.

Nekkaz a notamment évoqué plusieurs raisons sur son choix de faire l'impasse sur les présidentielles du 12 décembre en Algérie. Ainsi, il déclare qu' « il est impossible de prendre part à ces élections présidentielles tant que le Premier ministre Bedoui, qui était ministre de l’Intérieur de Bouteflika, garde son poste ». En effet, Nekkaz soutient que « cette personne (Noureddine Bedoui, NDLR) a trafiqué six millions de formulaires de signature en faveur du candidat Abdelaziz Bouteflika ».

Rachid Nekkaz défend les détenus pour port du drapeau amazigh et du hirak

« … impossible de participer aux élections lorsqu’on voit ses frères emprisonnés pour port du drapeau amazigh. »

D'autre part, le candidat à l’élection présidentielle avortée du 18 avril dernier a évoqué les détenus du hirak, qui sont dans les prisons algériennes depuis quelques semaines. Affichant son soutien à ces personnes, il estime qu'il lui est « impossible de participer aux élections lorsqu’on voit ses frères emprisonnés pour port du drapeau amazigh ou à cause du hirak ».

Enfin, le militant politique franco-algérien juge inconcevable de « prendre part aux élections alors que la majorité du peuple algérien ne veut pas y participer ».

Rappelons qu'en avril dernier, Rachid Nekkaz avait annoncé sa décision de ne pas prendre part à la course électorale, prévue pour le 4 juillet dernier « tant que Bensalah reste à la présidence et que Noureddine Bedoui ne respecte pas la Constitution ». Il avait aussi appelé le peuple et les potentiels candidats à boycotter ces élections tant que les revendications citoyennes n’ont pas abouties.

Lire également : Loth Bounatiro premier candidat aux élections présidentielles de décembre 2019

Photo montage : la façade de la Banque d'Algérie avec des liasses de billets en euro et en dollar

Algérie : Le gouvernement Bedoui s'interdit de toucher aux réserves de change

Algérie - Le gouvernement Bedoui s'interdira dorénavant de toucher aux réserves de change de l'Algérie. C'est ce qu'a déclaré Hassan Rabehi, le porte-parole du gouvernement cité par le site arabophone Ennahar. Les réserves de change de l'Algérie sont passées de 200 milliards de dollars en 2013 à moins de 70 milliards de dollars aujourd'hui.

Hassan Rabehi précise, à ce propos, que le gouvernement n'utilisera que les entrées venant de la production nationale dans la confection du budget et la gestion des dépenses publiques. À savoir la fiscalité, particulièrement pétrolière. Cela risque d'être dur pour les couches démunies et même pour la classe moyenne, d'autant plus que le gouvernement a définitivement arrêté le financement non conventionnel ou ce que l'on appelle la planche à billets.

Dans le même entretien, questionné sur la démission de Noureddine Bedoui, le porte-parole Hassan Rabehi évitera de répondre et se contentera de louer les actions de son gouvernement.

« Nous sommes passés d'un gouvernement des affaires courantes à un gouvernement de décisions. Tout le monde doit reconnaître que nous avons réalisé des acquis sur plusieurs plans », a-t-il souligné. « Nous avons réalisé des choses que personne n'a réalisées avant », a encore soutenu le porte-parole du gouvernement. « Nous ne sommes pas venus par cupidité, nous avions des postes importants. Nous sommes venus uniquement pour protéger les institutions de l'État », a conclu Hassan Rabehi.

Lire aussi : Algérie : Les réserves de change en chute libre

Le Premier ministre Noureddine Bedoui

Algérie : Démission imminente de Noureddine Bedoui ?

Algérie - Noureddine Bedoui, chef du gouvernement de gestion des affaires courantes, serait démissionnaire. En effet, d’après une source parlementaire,  le départ de Noureddine Bedoui se fera très prochainement pour répondre aux exigences du mouvement populaire, mais aussi à celles de l’Instance nationale de dialogue et de médiation.

Face à des mobilisations populaires qui réclament chaque vendredi et chaque mardi (journée des étudiants) le départ de toutes les personnalités politiques liées à l’ancien régime rongé par la corruption, mais surtout face à l'Instance nationale de dialogue, qui a récemment appelé au départ du Premier ministre, Noureddine Bedoui n’aurait pas d’autre choix que de démissionner. En effet, et étant donné que ce dernier ne peut être limogé à cause de l’état d’exception, l’initiative devra émaner de son département.

La démission de Noureddine Bedoui apaiserait la crise

D’après une source parlementaire contactée par ObservAlgérie, « Noureddine Bedoui serait démissionnaire ». Et « son départ apaiserait pas mal la crise », nous a-t-on confié. Ainsi la démission de Bedoui « calmerait cette rentrée sociale qui s'est révélée bien rude pour le gouvernement, puisque le mouvement de contestation populaire est bien décidé à reprendre ses marques et ses revendications ».

« Le départ de Noureddine Bedoui devra aussi prouver que le pouvoir politique a de bonnes intentions, et qu’il veut se laisser guider pour instaurer le changement », nous a expliqué notre source. Aussi, la démission de Bedoui rimerait avec un scrutin « non manipulé ». « La réputation de Noureddine Bedoui en tant que ministre de l’Intérieur est connue de tout le monde. Le peuple ne peut pas lui refaire confiance pour l’organisation d’un vote aussi important que celui que l’Algérie s’apprête à vivre », a-t-on appris.

Photo illustration : Voitures d'occasion de moins de 3 ans

Voitures de moins de 3 ans : Le gouvernement autorise l'importation (Officiel)

Algérie - Le gouvernement algérien a officiellement approuvé, ce mercredi 11 septembre, l’avant-projet portant l'autorisation d'importation des voitures d’occasion de moins de 3 ans pour les résidents algériens. Cette décision prendra effet à partir du 1er janvier 2020, a annoncé le premier ministère dans un communiqué.

Le Conseil des ministres, qui s’est réuni hier 11 septembre sous la présidence du Premier ministre Noureddine Bedoui, a annoncé que l’entrée en vigueur de l’autorisation de l’importation des voitures de moins 3 ans à partir du marché étranger sera officiellement effective à partir de 2020.

Néanmoins, les modalités et les mécanismes juridiques qui régiront cette opération n’ont pas été précisés. Le ministre du Commerce Said Djellab a informé en mai dernier que les résidents algériens souhaitant importer des voitures de moins de 3 ans doivent obligatoirement disposer d’un compte bancaire en devises pour financer leur importation. Il a également révélé que l’une des procédures mises à l’étude est celle qui puisse permettre au citoyen d’importer une voiture de moins de 3 ans tous les cinq ans, s’il le désire.

Cette mesure très attendue par les citoyens algériens vise à faire baisser les prix des véhicules sur le marché national, à équilibrer le marché de l’automobile algérien et à réduire le déficit de la balance des paiements et la préservation des réserves de change.

Le communiqué du premier ministère précise que les voitures d’occasion autorisées à l’importation sont les véhicules dont l’ancienneté ne dépasse pas les 3 ans.

Loi de finances 2020 : Voitures d'occasion, allègement de la règle 51/49, allocation handicape, planche à billets

Plusieurs dispositions ont été introduites dans le cadre de l’avant-projet de la loi de finances 2020, que le gouvernement algérien a examiné le mercredi 11 septembre.

En plus de la levée de l'interdiction de l'importation des voitures d’occasion de moins de 3 ans, le gouvernement prévoit l’allègement de la règle dite 51/49 sur l’investissement étranger pour les secteurs non stratégiques et l'instauration d'un impôt sur la fortune. Il a également été décidé de valoriser l’allocation mensuelle pour handicapés en la portant de 4'000 dinars à 10'000 dinars, à compter du 1er octobre 2019.

Le gouvernement conduit par Noureddine Bedoui soutient l’abandon de la planche à billets, et la possibilité pour les entreprises publiques de recourir à l’endettement extérieur pour financer les « projets d’infrastructures rentables ».

Pour ce faire, le gouvernement table sur une baisse de 9,2 % des dépenses publiques l’année prochaine, et des coupes dans les dépenses d’équipements (-20,1 %) et une baisse des dépenses de fonctionnement (-1,2 %).

Ministre de l'intérieur algérien Noureddine Bedoui

Algérie : démission imminente du premier ministre Noureddine Bedoui

Le premier ministre Noureddine Bedoui serait sur le point de déposer sa démission, annoncent plusieurs sources médiatiques. Cette décision aurait été prise comme mesure d’apaisement en vers la rue qui ne cesse de demander son départ depuis le début de la révolte populaire.

Cette démission serait aussi un gage de la bonne volonté des décideurs à répondre favorablement aux recommandations du panel de dialogue national. En effet, la commission présidée par Karim Younes a annoncé à plusieurs reprises qu’elle a exigé du pouvoir la démission de Noureddine Bedoui ainsi que de son gouvernement rejeté par les manifestants.

Noureddine Bedoui vestige de l’ère Bouteflika

Ce départ répond aussi aux préalables pour l’organisation des élections présidentielles dans de bonnes conditions, d'autant que le premier ministre a été responsable des échéances électorales par le passé, en tant que ministre de l’intérieur du temps de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika. Son départ a été l’une des principales revendications populaires depuis la démission de l’ex-président président de la République.

Nouredinne Bedoui est considéré comme l’un des architectes des élections présidentielles du 04 juillet rejetées par toutes les franges populaires, qui n’ont cessé de manifester leurs refus de toute élection organisée par celui qui a « toujours servi le clan Bouteflika ». En plus d’être illégitime et rejeté par le peuple, le gouvernement Bedoui ne fait plus l'unanimité auprès des décideurs.

Bedoui présente son bilan

Noureddine Bedoui a présenté, hier lundi, les principaux axes des activités du Gouvernement et les plus importantes décisions et mesures prises depuis la nomination du Gouvernement. Ainsi, depuis sa nomination le 31 mars 2019, le Gouvernement a tenu 21 réunions de Gouvernement, 29 réunions interministérielles et 1 réunion du Conseil des participations de l'Etat, lors desquelles il a examiné et approuvé 2 avant-projets de lois relatifs à l'amendement du code de procédure pénale et au règlement budgétaire de l'exercice 2017, ainsi que 48 décrets exécutifs, et 31 projets de marchés de gré à gré au profit des différents services de l'État.

Ainsi, la rumeur se confirme de plus en plus sur le départ de Bedoui et son remplacement par une personnalité qui ne s'est pas trop noyée avec l'ex-président de la République. Le nom de Abdelmadjid Tebboune circule avec insistance sans que ce dernier se prononce sur sa probable nomination.

lire aussi:  Algérie : Les jours du gouvernement Bedoui sont-ils comptés ?

 

Photo de Abdelkader Bensalah sur fond de drapeaux algériens

Conseil des ministres : Bensalah va-t-il limoger le gouvernement Bedoui ?

Algérie - Le président par intérim Abdelkader Bensalah a tendu, ce lundi 9 septembre, son premier Conseil des ministres ; une réunion consacrée exclusivement au processus électoral, d'autant que le chef de l'État a reçu le rapport de l’Instance de médiation et de dialogue. La réunion concernait également le départ de Noureddine Bedoui, un Premier ministre très contesté par l’opinion publique.

Après avoir reçu le rapport final du panel de dialogue, le chef de l’État a donné un coup d’accélérateur aux événements pour entamer les réformes et le processus électoral. Ainsi, il aurait été, avant toute chose, question de l’adoption du nouveau code électoral avec les propositions de Karim Younes. Dans ce même volet, le Conseil des ministres aurait abordé la mise en place de l’autorité nationale indépendante des élections. Une fois finalisés, le projet du nouveau code électoral, ainsi que celui de l’autorité des élections seront soumis aux deux chambres parlementaires. Ce n’est donc qu’une question de jours pour que le dossier du Code électoral soit plié.

Départ imminent du gouvernement de Bedoui ?

Par ailleurs Observ’Algérie a appris, de sources crédibles que cette rencontre permettra également de mettre le point avec ce gouvernement de gestion des affaires courantes, tant contesté et rejeté par l’opinion publique, à commencer par son Premier ministre Noureddine Bedoui.

Le coordinateur de l’Instance nationale de dialogue et de médiation avait déclaré, à l’issue d’une conférence de presse, que Bensalah était favorable au départ de Noureddine Bedoui et de son gouvernement. Interrogé sur le départ de Noureddine Bedoui et de son gouvernement de gestion des affaires courantes, Karim Younes a répondu par un « oui » insinuant que le chef de l’État était favorable aux mesures d’apaisement du mouvement de contestation populaire, qui a longuement revendiqué le départ de Noureddine Bedoui.

Le chef d’État par intérim va-t-il appliquer les propositions du panel de Karim Younes et limoger le Premier ministre ? Noureddine Bedoui sera-t-il le seul à devoir quitter son poste, ou bien toute la composition ministérielle sera-t-elle changée ? D'après notre source, de grands changements devraient être annoncés d'ici peu.