Archives par mot-clé : Oran

Illustration : De la cocaïne prête à être sniffée

Algérie : Saisie d'une grande quantité de cocaïne à Oran

Les services de sécurité ont découvert 1.7 kilogrammes de cocaïne à l’intérieur d’un conteneur de bananes. C'est au port d’Oran que les éléments de la police ont réussi à faire avorter cette tentative d'introduction de la drogue dure sur le territoire national.

Selon les premières informations données par le site arabophone Ennahar, c’est le commandant de bord du navire transportant les conteneurs, qui a eu des soupçons. Une fois arrivée à destination, à savoir le port d’Oran, il a aussitôt alerté les services de sécurité.

Les agents de sécurité du port d’Oran ont immédiatement procédé à une fouille minutieuse. Ils ont fini par découvrir 1.7 kilogrammes de cocaïne bien dissimulée à l’intérieur d'un conteneur. Les policiers ont ensuite fait analyser cette poudre blanche pour déterminer sa nature. Il s’est avéré qu’il s’agissait bel et bien de la cocaïne.

La même source n'a pas dévoilé le pays de provenance du conteneur ni l'identité du propriétaire du conteneur. Il est clair que c'est un importateur de banane et actuellement, il fait l'objet d'une enquête approfondie pour découvrir son degré de responsabilité dans ce trafic. Pour savoir également l'identité de ses complices et leur nombre, entre autres.

Oran au cœur des scandales de cocaïne :

Ce n’est pas la première fois que le port d'’Oran se trouve au cœur d’un scandale de cocaïne. La dernière saisie remonte au mois de juin, où les militaires ont ainsi neutralisé trois narcotrafiquants en possession d’une importante quantité de drogues estimée à 3,280 kilogrammes de cocaïne, 12,94 kilogrammes de kif traité et 59 679 comprimés psychotropes.

Cette saisie était l’une des plus importantes depuis le scandale des 701 kg de cocaïne du célèbre Kamel Chikhi alias "El Bouchi". Cette affaire continue d'ailleurs de défrayer la chronique vu l’implication de plusieurs hauts responsables de l’État. Enfin, il est à rappeler que le procès des responsables de cette affaire n'a toujours a eu lieu.

Le petit mohamed est décédé

Algérie : Décès de l'enfant cancéreux expulsé de l'hôpital d'Oran

 Ayant été expulsé de l'hôpital d’Oran, le petit Mohamed atteint d'un cancer n'est plus. Cet enfant avait été expulsé de façon jugée « arbitraire » de l’hôpital d’Oran. Après de longues années de lutte contre cette pathologie, Mohamed a rendu l’âme, dimanche 24 novembre 2019.

Il y a de cela quelques jours, cet enfant atteint d’un cancer s’était plaint des conditions de prise en charge du centre hospitalier d’oncologie de la wilaya d’Oran, où il se soignait. Cette plainte a été adressée directement au ministre de la Santé et de la réforme hospitalière. Suite à cela, la direction de l’hôpital l'a expulsé sans que la décision ne soit motivée.

La plainte a ainsi provoqué la colère du personnel du Centre d’oncologie Émir Abdelkader d’Oran, qui a décidé de renvoyer le patient. Il n'avait pourtant pas achevé sa thérapie. Le média arabophone Ennahar avait écrit que « ce renvoi était une sorte de représailles, parce que Mohamed s’était plaint des conditions de prise en charge ».

L'enfant atteint de cancer expulsé sans motif

Après que l’affaire ait fait du bruit sur les réseaux sociaux, la direction du centre Émir Abdelkader a tenté de se rattraper en réintégrant le petit Mohamed au sein de son établissement. La direction a annoncé que « ce malade a juste été transféré dans un autre hôpital. Un établissement dont les services seraient plus compétents ».

Sauf que l’établissement hospitalier universitaire d'Oran, où cet enfant a été transféré ne contient pas de service de pédiatrie. Enfin, le corps du défunt sera acheminé vers la wilaya de Tiaret d'où il est originaire. Le petit Mohamed était le fils unique de sa mère. Âgé de 15 ans, il était aussi orphelin de père.

Manifestants et dispositif sécuritaire à Alger, 20 septembre 2019

Algérie : Arrestations massives d'activistes à Oran

Plus de 60 militants et activistes ont été interpellés, ce samedi 16 novembre à Oran. La police est intervenue pour quadriller la place du 1er novembre, où un rassemblement de soutien à l’élection présidentielle du 12 décembre ainsi qu’au général-major Ahmed Gaïd Salah a été organisé, selon des témoins se trouvant sur place.

Selon ces témoins, les arrestations ont visé les figures connues pour leur activisme au niveau de la ville d’Oran. Ces derniers ont organisé un contre rassemblement pour rejeter les élections présidentielles. Ils ont été violemment réprimés et arrêtés par les services de sécurités.

La place du 1er novembre à Oran a été quadrillée et interdite à la circulation et au passage des piétons qui ne participent pas au rassemblement de soutien aux autorités. Il révèle qu’un climat de peur s’est installé sur place et qu’il est même très risqué de prendre des photos ou des vidéos de la manifestation qui se déroule sur place, a-t-on également appris.

Il faut rappeler que le même scénario s’est produit à Annaba et Constantine la semaine passée. Plusieurs militants ont été arrêtés dans ces deux villes pour avoir voulu « perturber » les manifestations de soutien aux élections. Les militants ont été relâchés en fin de journée après la fin des manifestations de soutien.

Ainsi, comme prévu la compagne électorale s’annonce sous haute tension en vue du rejet de la rue de ces échéances et la volonté du pouvoir d’opérer un passage en force. Il faut aussi souligner que les candidats aux élections ont connu des fortunes diverses lors de leurs premières sorties précampagne. Ali Benflis et Abdelkader Bengrina ont vérifié à leurs dépens cette tension. Ils ont été chassés respectivement à Alger et Tindouf par des populations en colère.

 

Manifestants levant un drapeau algérien lors des manifestations de 2019

Les étudiants algériens se donnent à une démonstration de force

C’est une véritable démonstration de force à laquelle se sont donnés les étudiants algériens, ce mardi 12 novembre, pour le 38eme mardi. Les étudiants revendiquent le changement du système, une justice et une presse libres. Les étudiants ont également réitéré leur rejet des élections présidentielles du 12 décembre.

Des dizaines de milliers d’étudiants sont sortis à travers le territoire national, aujourd’hui, comme chaque mardi depuis le 22 février dernier, pour exiger le départ du régime. Les slogans scandés, pour le 38e mardi de suite par les étudiants ont rapport notamment au rejet catégorique des élections présidentielles, prévues le 12 décembre prochain.

Le froid et les chutes torrentielles de pluies n’ont pas empêché les étudiants de sortir en grand nombre à Alger, Tizi Ouzou, Annaba, Oran, Sidi Bel Abbès, Constantine ou encore à Bejaia. Ils réclament une « presse libre » et crier haut et fort « non à la justice du téléphone, oui pour une justice indépendante ». Cela en plus des slogans habituelle réclamant un « Etat civil et non militaire », « Klitou lebled ya serraqin », crient-on a gorges déployées. Les manifestants ont également dénoncé l’emprisonnement et la condamnation de manifestants ayant brandis le drapeau amazigh.

Une marée humaine à Alger

A Alger, une marée humaine composée essentiellement d’étudiants, rejoints par d’autres manifestants s’est formée devant la FAC centrale. Les manifestants se sont ébranlés du Boulevard Didouche Mourad en direction du Tribunal Sidi M’hammed et le siège de l’Assemblée nationale, en passant par la Grande poste et la rue Larbi Ben M’Hidi, scandant des slogans hostiles au pouvoir et rejetant les élections présidentielles.

A Bejaia, un grand rassemblement est tenu devant le tribunal de la ville pour dénoncer les décisions de la justice d’emprisonner les porteurs du drapeau amazigh. Des portraits des prisonniers ont été brandis par les étudiants.

La communauté estudiantine, qui est sortie en masse ce mardi contre le régime « dictatorial » démontre, une fois de plus qu’elle maintient sa forte mobilisation avec le Hirak.

 

Photo : Navire "Tassili 2" d'Algérie Ferries

Vers Marseille et Alicante : Algérie Ferries annule des départs

Algérie Ferries annule des départs vers Marseille et Alicante. L’entreprise nationale de transport maritime, dont Algérie Ferries est la filiale en charge du transport maritime de voyageurs, a annulé des départs et modifié le programme de ses voyages, à cause des mauvaises conditions météorologies.

Ainsi, l’entreprise a annulé les départs d’aujourd’hui, lundi 11 novembre, et a procédé à une modification du programme des horaires de ses quatre Ferries à savoir, Tassili II, Tariq Ibn Ziyad, et El Djarair. En raison de mauvaises conditions météorologiques, Algérie Ferries, en charge du transport maritime des voyageurs, a annoncé un changement de programme pour les voyages à destination de l’Espagne et de la France.

CF Tariq Ibn Ziyad Alger/Marseille :

De ce fait, le départ de CF Tariq Ibn Ziyad,  assurant la ligne, Alger/ Marseille, prévu pour ce lundi 11 novembre, est reporté au mardi 12 novembre 2019, en fin de journée.  L’enregistrement et l’embarquement des passagers se feront le mardi, à partir de 14h00 et jusqu’à 18h00.

CF Tassili II : Marseille/ Skikda/ Marseille

Le  CF Tassili II n’effectuera pas, quant à lui, la rotation Marseille/ Skikda/ Marseille, programmé du 12 novembre au 15 novembre, et cela à cause des mauvaises conditions météorologiques. Ainsi, Marseille/Skikda prévu le 12 novembre à 12h est annulé. Le retour, Skikda/Marseille, prévu le 14 novembre à 12h est également reporté.

CF EL Djazair II : Oran/Alicante

Enfin, l’entreprise maritime  a annoncé que le CF EL Djazair II, qui a pour habitude de relier Oran à la ville espagnole, Alicante, devra attendre lui aussi que la précipitation météorologique passe, et que la mer se calme. La traversée de jeudi 14 novembre est annulée, tout comme celle du 15 novembre, a-t-on pu lire.

Illustration: Un avion d'Air Algérie sur le point de décoller

Air Algérie : Deux vols atterrissent en catastrophe

Deux vols d’Air Algérie en provenance d’Espagne et reliant Barcelone à Alger, ont dû atterrir en catastrophe à cause des conditions météorologiques qui étaient très mauvaises hier, dimanche 10 novembre. Les passagers du vol AH2013 d'Air Algérie, ont vécu un calvaire et ceux du vol AH2015 ont dû faire un atterrissage forcé dans une autre ville.

 

Le calvaire des passagers du vol Air Algérie (AH2013)

Ainsi,  les passagers du vol AH2013 d'Air Algérie ont vécu une grande frayeur. Pendant les 3 dernières minutes de ce vol, une baisse de pression de l’air dans la cabine de pilotage a failli mettre en péril l’équipage et ses passagers. Le pilote d'Air Algérie, s’est vu contraint d’effectuer une descente rapide au-dessus de la mer pendant une dizaine de minutes.

Selon le témoignage d’un passager à nos confrères de Maghreb Émergent, « l’avion descendait à une vitesse extrême, juste au-dessus de la mer ». Cependant, « il n’y aurait pas eu un mouvement de panique, les passagers d'air Algérie étaient restés relativement calmes ». Le pilote a ensuite, déclenché une manœuvre assez ambiguë, qui permettait d’assurer la pressurisation de la cabine afin d’éviter les risques physiologiques liés à la baisse de la pression atmosphérique.

Enfin, le pilote a immédiatement procédé à un atterrissage d'urgence. L’appareil aurait frôlé plusieurs obstacles au moment de l’atterrissage forcé, mais il n’y a eu aucun blessé, seulement des malaises.

Le vol Air Algérie (AH2015) Forcé d’atterrir à Oran

Quelques heures après, un second vol en provenance d’Espagne, le vol AH2015 a subi le même sort. Les 45 minutes de vol étaient assez sereines mais au moment de l’atterrissage, le calvaire a commencé. S’étant retrouvé au cœur de la perturbation, l’avion s’est vu secoué violemment et déstabilisé par des orages. Le pilote a tenté de se poser mais en vain.

L’avion a donc repris de l’altitude pour sortir de cette agitation. Il a ensuite passé, environ 30 minutes à tourner au-dessus de la capitale dans l’attente des directives de la tour de contrôle. Les passagers de ce vol n’ont pas réussi à garder leur came. Au bout d’une demi-heure, le pilote a décidé de faire demi-tour et d’aller se poser sur l’aérodrome d’Oran.

Paniquée et très effrayée, la moitié des passagers décident de quitter l’avion. L’équipage les informe alors que ceux qui veulent débarquer n’auront pas leurs bagages. Ils devraient alors les récupérer depuis l’aéroport d’Alger. Le vol d'Air Algérie a passé une heure sur le sol à attendre le feu vert de l’aéroport d’Alger. À 23 h 00, le pilote a décidé de repartir à Alger. Après 25 minutes de vol, le pilote a entamé sa descente au cœur de cette perturbation, mais il réussit un atterrissage forcé à 23 h 40.  Soulagés, les passagers restants ont applaudi le pilote et salué son exemplarité.

 

Lire aussi : Prix des billets d'avion : Le PDG d'Air Algérie s'exprime

Illustration : Scène de crime

Algérie : Un homme tue froidement le frère de sa fiancée

Un homme a tué le frère de sa fiancée en lui assénant plusieurs coups de couteau au thorax, jeudi 7 novembre, à la cité résidentielle des Chevriers dans le chef-lieu de la commune d'Arzew dans la wilaya d'Oran.

Le jeune homme est venu au secours de sa fiancée suite à son appel de détresse. En effet, la fille subit différentes agressions perpétrées au quotidien par son jeune frère, selon les informations recueillies auprès du voisinage par des sources locales.

La rencontre entre les deux hommes a dégénéré et s’est transformée en bagarre violente. Le mis en cause s'est servi d'un couteau pour asséner à sa victime plusieurs coups au thorax. Le jeune homme a succombé à ses blessures avant même l’arrivée des secours.

Alertés, les services de la protection civile d’Arzew ont transporté le cadavre à l’hôpital d'El Mohgoun pour effectuer une autopsie. Une fois le crime commis, l’auteur s'est présenté à la sûreté de la Daïra d'Arzew qui a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de ce crime.

Les résidents de la plus grande cité résidentielle des Chevriers sont toujours sous le choc et n’arrivent pas à comprendre ce crime abject et inutile qui a secoué leur paisible quartier.

Lire aussi : Constantine : Il tue sa sœur et fait passer son crime pour un suicide

Un fourgon fonce sur les manifestants à oran

Algérie : Un fourgon fonce sur les manifestants à Oran

La 38e marche du Hirak à Oran a connu un incident sans précèdent. Un fourgon a foncé sur des manifestants près de la Direction de l’éducation touchant un sexagénaire qui n’a pas pu éviter le véhicule venant à toute vitesse. Le blessé a été pris en charge sur place, ses blessures ne sont pas graves.

Selon des témoins oculaires cités par le quotidien francophone Liberté, tout a commencé lorsque les manifestants présents ont essayé de dissuader le jeune conducteur de passer. Les esprits se sont alors chauffés et le conducteur, accusé de venir perturber la manifestation a démarré en trombe. La foule éparse a réussi à éviter le véhicule hormis un sexagénaire qui a été fauché.

Le blessé a été immédiatement pris en charge par un secouriste qui se trouvait parmi les marcheurs, avant que les ambulances de la Protection civile et du SAMU arrivent sur les lieux. L’homme a été blessé à la tête, mais ne présentait pas de blessures graves selon le secouriste qui lui a prodigué les premiers soins. Quant au chauffeur, il a été arrêté par la police à quelques encablures du lieu de l’accident.

Cet incident révèle le laisser-aller des services de sécurité. Cette situation a poussé les manifestants à s’organiser eux même et à assurer un minimum de sécurité en empêchant les automobilistes de s’infiltrer dans les cortèges. Une tâche qui s’avère très difficile surtout que la tension au sein de la population ne cesse de monter après les manifestations organisées par les relais du système pour montrer que le peuple ira voter le 12 décembre.

Lire aussi :  L'État utilise la force contre les juges à Oran (Vidéos)

Illustration : Magistrats tunisiens et drapeaux de l'Algérie et de la Tunisie

Les juges algériens reçoivent le soutien de leurs confrères tunisiens

Les magistrats tunisiens expriment leur soutien à leurs confrères d'Algérie. C'est ce qui ressort d'un communiqué rendu public ce lundi 4 novembre par l'Association des magistrats tunisiens, qui a également condamné l'utilisation de la force contre les magistrats en protestation au tribunal d'Oran.

Le communiqué de cette association arrive suite au « hirak des magistrats algériens revendiquant un pouvoir judiciaire indépendant ». Il fait aussi suite aux « événements dangereux qui ont eu lieu dimanche au tribunal d'Oran ». L'Association « exprime sa ferme condamnation de l'utilisation de la force contre les magistrats en protestation pacifique pour les obliger à abandonner leur mouvement ». Pour leurs confrères tunisiens, les magistrats algériens protestent contre le mouvement de mutations qui a touché quelque 3'000 d'entre eux, soit la moitié de tout le corps.

Dans le même sillage, les auteurs du communiqué dénoncent ces « pratiques dangereuses » qui consistent en « l'atteinte à la dignité des magistrats, et leur statut en tant que l'un des pouvoirs de l'État ». Les magistrats tunisiens considèrent également la violente action des gendarmes au tribunal d'Oran comme « une atteinte à la franchise des tribunaux, comme un symbole de la justice ».

Enfin, l'Association des magistrats tunisiens exprime son soutien total aux magistrats d'Algérie dans leur quête d'indépendance. Ils les assurent de leur solidarité indéfectible dans tout ce qu'ils entreprennent comme action légitime pour arracher la consécration d'un pouvoir judiciaire indépendant.

Lire aussi : Algérie : La grève illimitée des magistrats suivie à 96 %

Envahissement du Tribunal d'Oran par les forces anti-émeutes

« Ce sont les juges qui ont demandé l'intervention des gendarmes »

Crise de la Justice (Algérie) - « Ce sont les juges qui ont demandé l'intervention des forces de sécurité et la perquisition de la Cour d'Oran », c'est ce qu'affirme le directeur des affaires juridiques et administratives du ministère de la Justice, Abdelhafid Djaârir. Lors de son intervention sur la radio chaîne 1, ce lundi 4 novembre. Il a, également, annoncé que « le ministère de la Justice avait ouvert une enquête ». Abdelhafid Djaârir explique, cependant, que la réalité a été déformée par de courtes vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

La perquisition de la Cour d’Oran par les forces antiémeute de la Gendarmerie nationale, hier dimanche 3 novembre, avait secoué l’opinion publique. La vidéo, filmée pendant cet envahissement, avait fait le tour de la toile. Ne pouvant pas rester dans son mutisme, le ministère de la Justice a annoncé l’ouverture d’une enquête.

La vidéo relayée sur les réseaux sociaux montrait des éléments antiémeutes à l’intérieur même des salles d’audience, usant de la force pour faire évacuer les procureurs et juges sortants et permettre à ceux qui viennent d’être nominés de prendre leurs bureaux. La gendarmerie avait tout d’abord encerclé la Cour d’Oran, avant de faire irruption à l’intérieur.

Les magistrats ont demandé l’intervention de la gendarmerie

En effet, et d’après ce directeur « des magistrats en grèves avaient commencé par agresser leurs collègues qui, eux, n’étaient pas en grève. Les juges, qui allaient être installés dans leurs nouvelles fonctions, se sont fait agresser au sein de la Cour par ceux qui étaient en grève ». Abdelhafid Djaârir a donc déclaré que « les magistrats non grévistes ne se sentaient plus en sécurité et ont demandé la perquisition de la Cour d'Oran par les éléments de la gendarmerie ».

Ce cadre au ministère de la Justice, s’exprimant sur les ondes de la radio chaîne 1, s’est désolé de dire que « le ministère de la Justice ne voulait pas que cette affaire dérape ainsi », précisant que « les magistrats sont les premières personnes chargées de faire appliquer les lois. Rien ne les autorise donc à entraver la justice en Algérie ».

Lire aussi : les juges assument l’emprisonnement des militants du Hirak

Hôpital d'Oran

Algérie : Un enfant atteint d’un cancer expulsé d'un hôpital pour s’être plaint

Un enfant atteint d’un cancer s’était plaint des conditions de prise en charge du centre d’oncologie d’Oran, auprès du ministère de la Santé. Suite à cette plainte, l' enfant a été expulsé de l’hôpital, sans que la moindre raison ne soit donnée.

Ainsi, la direction du centre d’oncologie Emir Abdelkader d’Oran a décidé que cet enfant atteint d’un cancer devait quitter l’établissement, alors que ce dernier n’a pas fini sa thérapie et a toujours besoin de soins et d’une prise en charge complète. Selon Ennahar TV, cette expulsion est une sorte de représailles parce que cet enfant s’était plaint des conditions de prises en charge des malades de ce centre, auprès du ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière, Mohammed Miraoui.

L’affaire de ce jeune malade a suscité une grande vague d’indignation. En effet, les internautes ont été très nombreux à dénoncer de tels agissements, « que veulent-ils encore ? Que les médecins entrent aussi en grève ? », a écrit un internaute. « Désormais, on n'a même plus le droit de se soigner en Algérie », s'indigne un internaute sur Facebook.

La direction réintègre l'enfant atteint de cancer

Après que l’affaire ait fait du bruit sur les réseaux sociaux, la direction du centre Émir Abdelkader a tenté de se justifier en déclarant que « le petit Mohamed aurait juste été transféré dans un autre hôpital. Un établissement dont les services seraient plus compétents ». Sauf que, l’établissement hospitalier universitaire d'Oran , où cet enfant a été transféré ne contient pas de service de pédiatrie.

Tout compte fait, la direction du centre d’oncologie d’Oran est revenue sur sa décision et a décidé de réintégrer l'enfant. Désormais, le petit Mohamed peut continuer ses soins et ses thérapies dans l’espoir que les conditions de prises en charge des malades soient améliorées dans ce centre.

Lire aussi : L'hôpital d'Oran rend le cadavre d’un enfant dans une boite en carton à son père

Envahissement du Tribunal d'Oran par les forces anti-émeutes

L'État utilise la force contre les juges à Oran (Vidéos)

Alerte info. Les forces anti-émeutes ont envahi, ce 3 novembre 2019, la salle d’audience du Tribunal d’Oran (300 km à l'ouest de la capitale Alger) pour déloger les juges qui s’y trouvent.

C’est une scène inédite que montre la vidéo. L'envahissement de la salle d’audience a provoqué une grande panique parmi les citoyens qui s’y trouvent. L'on pourra voir une grande pagaille et entendre des cris de femmes violentée. La vidéo, publiée sur les réseaux sociaux il y a quelques minutes, suscite l'indignation des internautes.

D’après les informations qui nous sont parvenues, c’est le parquet d'Oran qui a fait appel à la force publique pour l’ouverture des bureaux des magistrats. Ces derniers étaient fermés dans le cadre de la grève du Syndicat national des magistrats pour empêcher l’installation des magistrats nommés lors du dernier mouvement ayant touché ce corps.

Il est à noter que les juges algériens sont en grève illimitée depuis plus d’une semaine. Une grève suivie par une majorité écrasante des magistrats. Le Syndicat réclame notamment une indépendance effective dans leur travail et l’annulation du derniers mouvement dans le corps des magistrats.

Le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati a menacé de sanctions sévères les représentants du syndicat et les juges grévistes. De son côté, le secrétaire national du Syndicat des magistrats, Issaad Mabrouk, campe sur ses positions et menace, dans un communiqué rendu public samedi, de conséquences graves en cas de la non satisfaction de leurs revendications.