Scandale de corruption international en Algérie : ce que l’on sait

La Société de Gestion des Services et Infrastructures Aéroportuaires d’Alger (SGSIA), responsable de la réalisation de la nouvelle aérogare d’Alger dépendant de l’aéroport international Houari Boumediène, serait concernée par l’enquête déclenchée par le UK’s Serious Fraud Office contre l’entreprise Ultra Electronics, suspectée de corruption dans ses affaires en Algérie.

Selon Abderrahmane Adel Khalef, président d’Algérie Advice Consulting qui est le représentant d’Ultra Electronics en Algérie, la SGSIA serait en effet au coeur de cette affaire qui concerne un marché obtenu en juin 2016 par la société britannique.

Le Huffpost Maghreb, qui rapporte l’information, précise que ce marché concernerait la création d’un logiciel de gestion aéroportuaire pour la nouvelle aérogare d’Alger. La Directrice générale d’Ultra Electronics, Jenny Newton, indique pour sa part au site Maghreb Intelligence qu’une personne du nom de Fodhil Kerkache, qui serait représentant du PDG de la SGSIA Tahar Allache aurait « ouvertement demandé un paiement en avance immédiat d’un montant important en liquide et en devise européenne ».

La SGSIA réagit : 

De son côté, la SGCIA a réagi en démentant tout lien avec l’enquête diligentée par le Serious Fraud Office contre l’entreprise britannique. « La SGSIA n’est pas concernée par cette enquête. C’est une agence gouvernementale britannique qui ouvre une enquête contre une entreprise britannique » a indiqué une source proche de la SGSIA sous couvert d’anonymat, citée par le site ALG24.

De son côté, Abderrahmane Adel Khalef est remonté au créneau pour répondre à ce démenti de la SGSIA, dont il estime dans une déclaration au site ALG24 qu’il « contient des éléments erronés et vides de sens ». « Pourquoi gardent-ils justement l’anonymat ? » s’est-il interrogé en mettant en exergue le fait que la SGSIA « est une entreprise publique d’importance cardinale, son premier responsable se doit de venir affronter la réalité des faits ».

De son côté, le UK’s Serious Fraud Office, organisme de lutte contre la corruption au Royaume-Uni qui a déclenché cette enquête, n’a pas fourni davantage de détails sur les parties impliquées en Algérie.