Transfert illicite de devises : deux nouvelles saisies à l’aéroport d’Alger

Les agents de la Police des frontières au niveau de l’aéroport international Houari Boumediène d’Alger ont effectué deux saisies de devises qui étaient destinées à être transférés de manière illicite en dehors de l’Algérie.

Selon des sources concordantes, un individu a ainsi été interpellé au niveau de l’aéroport international Houari Boumediène d’Alger alors qu’il s’apprêtait à prendre l’avion en direction de la Turquie. L’homme en question s’apprêtait à voyager avec la somme de 8700 euros en sa possession, qu’il comptait faire sortir du territoire national de manière illicite.

Selon les mêmes sources, une autre personne a été arrêtée au niveau du même aéroport (Houari Boumediene) par les éléments de la police des frontières alors qu’il tentait de faire sortir 18 000 euros sans autorisation ni déclaration.

Les mis en cause ont été remis aux mains des autorités judiciaires compétentes, et une enquête a été ouverte par les services de sécurité, a-t-on également appris de mêmes sources.

Transfert illicite de devises : nouvelle saisie à l’aéroport d’Alger  

Les agents de la Police des frontières au niveau de l’aéroport international Houari Boumediène d’Alger ont procédé, hier 27 Août, à l’arrestation d’un homme s’apprêtant à quitter l’Algérie avec une somme de 100 000 euros en sa possession.

En effet, un homme a été arrêté, hier 27 Août, par la police des frontières au niveau de l’aéroport international Houari Boumediène d’Alger, alors qu’il s’apprêtait à prendre l’avion en direction de la Chine.

Selon des sources concordantes, l’homme en question s’apprêtait à voyager avec la somme de 100 000 Euros en sa possession, qu’il comptait faire sortir du territoire national de manière illicite.

Le mis en cause a été remis aux mains des autorités judiciaires compétentes, et une enquête a été ouverte par les services de sécurité, a-t-on également appris de mêmes sources.

Algérie : Lahbiri réagit à la saisie de 2 millions d’Euros à la frontière tunisienne

Le Directeur général de la sûreté nationale (DGSN), Mustapha Lahbiri a réagi à la saisie, hier mercredi, d’une somme de 2 millions d’Euros par les éléments des douanes au niveau du poste frontalier de Betita dans la wilaya de Tébessa (580 kilomètres au Sud-Est d’Alger).

Dans un message de félicitations adressé au Directeur général des Douanes, Farouk Bahamid, M.Lahbiri a salué « la vigilance et le professionnalisme » des éléments des douanes suite à cette opération, soulignant que « la coordination efficace entre les services de sécurité est le seul rempart contre le crime transfrontalier ».

Les éléments des services des douanes au niveau du poste frontalier de Betita ont, pour rappel, avorté une tentative de transfert illicite d’une somme de 2 millions d’Euros en direction de la Tunisie. La somme était soigneusement dissimulée dans des caissons cachés sous les sièges avant d’un véhicule de marque Hyundai qui s’apprêtait à quitter le territoire national.

Cette opération est intervenue, rappelons-le, deux jours après la saisie d’une somme de 212.400 Euros au niveau de l’aéroport international Houari Boumediene d’Alger. Cette dernière somme a été saisie sur un voyageur qui s’apprêtait à quitter le territoire national en direction de la Turquie.

Transfert de devises : nouvelles facilitations pour la diaspora

La Banque d’Algérie (BA) a émis une note à l’attention des établissements bancaires présents sur le territoire national, dans laquelle elle les invite à lever certaines contraintes concernant le fonctionnement des comptes en devises.

Naturellement, les membres de la diaspora algérienne sont concernés par cette note, qui devrait faciliter davantage leurs transferts de devises vers l’Algérie via les banques. Ces transferts se sont heurtés jusque-là aux mesures adoptées par les banques en ce qui concerne les justificatifs sur l’origine des fonds, mesures qui ont poussé beaucoup d’algériens établis à l’étranger à effectuer leurs transferts de devises via le marché informel.

L’une des mesures phares que les banques ont été instruites de lever, et qui facilitera les transferts de devises de la part des algériens établis à l’étranger, est la justification de l’origine des fonds. Les personnes destinataires de transferts de devises effectués depuis l’étranger étaient jusque-là tenues de justifier l’origine de ces fonds, mesure que la Banque d’Algérie a jugée comme « n’ayant pas lieu d’être ».

De même, les banques algériennes ont été instruites de faciliter les transferts de devises depuis l’Algérie vers l’étranger, en annulant l’exigence de justificatifs ou d’une autorisation de la Banque d’Algérie lors de transferts de devises « pour le paiement de certains frais tels que les soins ou la scolarité à l’étranger ou toutes autres dépenses » lit-on dans la note de la même institution financière.

Diaspora algérienne : le montant des transferts de devises révélé

L’Algérie serait parmi les pays qui bénéficient le moins des transferts de devises de leur diaspora. Sur le plan africain, l’Algérie est notamment dépassée par le Nigéria, l’Égypte et le Maroc, selon un rapport de la Banque Mondiale.

Le rapport intitulé « Migrations et envois de fonds : développements récents et perspectives » révèle ainsi qu’en 2017, les transferts en devises de la diaspora algérienne n’ont pas dépassé les 2,1 milliard de Dollars, ce qui reste faible avec les revenus du Nigéria (22 milliards de dollars), de l’Égypte (20 milliards de dollars) et du Maroc (7,5 milliards de dollars).

La Banque mondiale révèle également que, comparativement aux années 2016 et 2015, les transferts de devises de la diaspora algérienne n’ont que très faiblement évolué, malgré le nombre important d’algériens installés dans des pays étrangers. Ainsi, 2 milliards de dollars ont été transférés en Algérie en 2015 et autant en 2016, l’évolution n’a donc été que de 0,1 milliard en trois années.

Cet apport des algériens de la diaspora, qui est l’un des plus faibles de la région, s’explique par le manque d’intérêt des pays à tirer profit de leurs ressortissants établis à l’étranger, et qui sont pourtant une source de revenus non-négligeable, explique la Banque mondiale.