L’ambassadeur d’Algérie en Afrique du Sud accusé d’agression sexuelle

Illustration : Une femme victime d'agression sexuelle
Illustration : Une femme victime d'agression sexuelle

L’ambassadeur d’Algérie à Pretoria en Afrique de Sud ferait l’objet d’une enquête judiciaire et d’un scandale d’agression sexuelle sur une employée sud-africaine de l’ambassade, selon le média sud-africain Jacaranda FM News.

La victime présumée, Johanna Lekalala, une mère célibataire âgée de 42 ans, avait déposé, mardi 12 mars, une plainte contre le diplomate algérien au niveau du commissariat de police de Brooklyn (centre de Pretoria). La plaignante avait indiqué que les abus sexuels auraient eu lieu entre 2013 et 2016, et qu’elle avait peur de saisir la justice au moment des faits, de crainte qu’elle soit licenciée.

Les membres de l’Union syndicale des employés des missions diplomatiques accréditées en Afrique du Sud (Ulemasa) ont manifesté ce mardi, devant le commissariat de Brooklyn où Lekalala avait porté des accusations d’agressions sexuelles contre le diplomate algérien.

Le porte-parole de la police, Vishu Naidoo, a confirmé qu’une employée d’une ambassade à Pretoria avait ouvert une affaire pénale, sans révéler la nationalité de l’ambassadeur accusé. « Je peux confirmer qu’une employée domestique dans une ambassade à Pretoria a enregistré un cas d’agression sexuelle contre un ambassadeur », a-t-il déclaré au média sud-africain. Il précise aussi que l’unité chargée de la lutte contre la violence familiale, la protection des enfants et les infractions sexuelles est chargée de l’enquête.

Le secrétaire général de l’Ulemasa, Richard Muhirhi, a déclaré à Jacaranda FM News que son syndicat est au courant de la nationalité de l’ambassadeur : « il est originaire d’Algérie, c’est un pays d’Afrique du Nord ». Il souligne que l’immunité diplomatique ne donne pas aux ambassadeurs la permission de commettre des abus.

Les membres de l’Ulemasa se sont rassemblés ce jeudi, devant le siège de département sud-africain des relations internationales et de la Coopération (DRICO) en guise de soutien à Johanna Lekalala.  

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