Immigration: l’Algérie accuse des réseaux terroristes passeurs de migrants

Photo archive: Terroristes sahel
Photo archive: Terroristes sahel

Des groupes terroristes assureraient la sécurité et parfois même le transport aux migrants clandestins qui traversent le désert pour rejoindre l’Algérie. C’est ce que révèle le coordinateur du centre opérationnel des migrants au ministère de l’intérieur, Hassan Kacimi.

Invité pour la matinale de Souhila El-Hachemi sur la radio nationale chaîne 3, Hassan Kacimi, le coordonnateur du centre opérationnel des migrants au ministère de l’intérieur a évoqué un nouveau phénomène. «Ces migrants suivent des routes encadrées et sous contrôle de différents groupes armés. Ce qui permet à des terroristes de s’y infiltrer facilement » affirme t-il.

Ces éléments terroristes connaissent ces zones par cœur, pour avoir effectué des déplacements des centaines de fois. Ils peuvent alors «assurer la protection des migrants et les guider dans leur voyage» rajoute Hassan Kacimi.

Ce responsable dénonce alors :« l’arrivée d’un grand nombre de migrants clandestins en provenance de zones de conflit, escortés par des terroristes et infiltrés par des ex-terroristes».

L’Algérie ne tolérera pas cela :

«Déterminées à poursuivre sa lutte contre le terrorisme, les autorités nationales ne feront aucune concession aux migrants clandestins, afin de sécuriser et de protéger au mieux leurs frontières dans le cadre de la lutte soutenue contre l’immigration clandestine », explique le même responsable.

Ayant pris connaissance de la complexité et de la délicatesse de ce nouveau volet de la question migratoire, le coordonnateur du centre opérationnel des migrants au ministère de l’intérieur a déclaré que «L’Algérie n’acceptera aucune négociation dans le domaine de la sécurisation et de la protection de ses frontières dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine».

Enfin, Hassan Kacimi estime qu’«il est nécessaire de trouver un équilibre entre les enjeux sécuritaires et humanitaires dans la lutte contre l’immigration clandestine», et que «chaque pays doit avoir sa propre stratégie en la matière».