Les chiffres alarmants de la Banque d’Algérie

Le Gouverneur de la Banque d’Algérie (BA) Mohamed Loukal à l'Assemblée Populaire Nationale (APN)
Le Gouverneur de la Banque d’Algérie (BA) Mohamed Loukal à l'Assemblée Populaire Nationale (APN)

Le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA) Mohamed Loukal présentera le 23 et 24 décembre son rapport annuel  aux membres de la chambre basse du parlement algérien.  Ce rapport comprendra la situation économique et financière du pays, en «temps de crise» et sur une année d’activité.

Des chiffres alarmants ont été divulgués tout au long de cette fin d’année, par la banque d’Algérie. En effet, quelques extraits publiés par la banque d’Algérie, avait fait couler beaucoup d’encre. Les députés devront alors discuter de tous ces chiffres et demander plus d’explications au Gouverneur.

Le rapport du Gouverneur pointe, d’une manière générale, la «paresse» de l’activité économique dont le produit intérieur brut (PIB) n’a évolué en 2017 que d’un modeste taux de 1,6% contre 3,3% en 2016, soit 18906,6 milliards de dinars.

Un taux de chômage de 11 ,7% :

Selon le Bilan annuel du Gouverneur de la Banque d’Algérie, un taux de 11,7% de chômage a été enregistré en 2017. Ils seraient alors un million et quarante-quatre mille personnes sans emploi, en Algérie. Le plus inquiétant dans ces chiffres, est cette hausse constatée par rapport à l’année précédente. En effet, en 2016 un taux de 10,5% a été enregistré.

4500 milliards de dinars circuleraient hors des banques:

Une autre information qui n’avait pas fait l’unanimité auprès des médias algériens: ces milliards de dinars qui circulent en dehors des banques. Un tiers de la masse monétaire de l’Algérie circule en dehors du circuit bancaire. Ainsi «l’argent en circulation est estimé à 31% de la masse monétaire, soit 4500 milliards de dinars », avait indiqué le directeur du Crédit et de la Régulation bancaire à la Banque d’Algérie (BA), Mohamed Lahbib Koubi.

Le Gouverneur de la Banque d’Algérie devra alors apporter des réponses et des solutions concrètes. Mais aussi, rassurer les députés sur l’évolution des réserves de change dans un contexte de baisse des prix du pétrole.