Photo archive: avion d'Air Algérie
Photo archive: avion d'Air Algérie

La compagnie aérienne nationale algérienne, Air Algérie, ébranlée par un mouvement social de ses techniciens de maintenance, qui l’accusent de faire voler ses avions sans contrôle technique préalable, a vu deux de ses avions rebrousser chemins en l’espace de 24 heures, suite à des incidents techniques.

Selon la chaîne de télévision privée Echorouk TV, un avion d’Air Algérie qui devait desservir un aéroport turc à partir d’Alger, dans la matinée de vendredi 16 novembre, a fait demi-tour quelques minutes après son décollage de l’aéroport international d’Alger. L’incident a créé une situation de panique parmi les voyageurs.

Quelques heures à peine, un autre appareil de la même compagnie fait aussi demi-tour, rapporte une autre chaîne de télévision privée, El-Bilad Tv en l’occurrence. Cette fois-ci, l’appareil en question devait faire la liaison entre l’aéroport international d’Alger et celui d’Orly à Paris, en France, hier samedi 17 novembre.

L’avion d’Air Algérie a également rebroussé chemin suite à un incident technique. Le commandant de bord a préféré faire demi-tour et atterrir à l’aéroport Houari Boumediène quelques minutes seulement après son décollage, ajoute la même source.

Polémique sur la maintenance des appareils d’Air Algérie

Comme nous l’avons rapporté dans nos précédentes éditions, la compagnie aérienne nationale Air Algérie est au cœur d’une nouvelle polémique se rapportant à  la maintenance et à la sécurité de ses appareils. En effet, le secrétaire général du Syndicat national des techniciens de maintenance avions (SNTMA), Ahmed Boutoumi, a jeté un pavé dans la mare en ce qui concerne la sécurité des appareils d’Air Algérie : «Nous sommes responsables de nos actes et nous considérons que le fait de faire voler les avions sans maintenance préalable représente un véritable danger pour les passagers», a-t-il dit dans une déclaration accordée à la chaîne de télévision privée Ennahar TV.

Le représentant du directeur général d’Air Algérie, Charef Mohamed, n’a pas tardé à réagir aux accusations du secrétaire général de la SNTMA, affirmant «qu’aucun avion ne décolle sans contrôle préalable», et que «tous les avions décollant du territoire national sont soumis à un contrôle par des ingénieurs et des techniciens.»