Abdelaziz Bouteflika
Abdelaziz Bouteflika

Edito – «Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres.» écrivait  Antonio Gramsci dans «Cahiers de prison».

AbdelazizBouteflika n’a pas pu recevoir le prince héritier de l’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Selmane. La diplomatie algérienne a vite communiqué sur cette annulation en annonçant des soucis de santé qui ont alité le chef de l’Etat. Une grippe aiguë similaire à la bronchite aiguë l’ayant également empêché  de recevoir la chancelière allemande Angella Merkel.

Si l’on sait que l’activité publique principale de Abdelaziz Bouteflika depuis son AVC (Accident Vasculaire Cérébral) de 2013, n’était autre que recevoir des invités de hauts niveaux. Son incapacité d’honorer son rendez-vous avec le controversé prince Saoudien laisse place à plusieurs interrogations.

La presse nationale s’est empressée à relayer la dépêche de l’agence officielle annonçant la grippe aiguë du chef de l’Etat. Des éditoriaux se demandent sur sa capacité de briguer un cinquième mandat alors que des sources se disant bien informées, ont confié à Observ’Algérie, que Abdelaziz Bouteflika voulait éviter un imprédictible interlocuteur, sans pour autant laisser place à des spéculations sur des motifs diplomatiques ou politiques.

L’Etat de santé de Bouteflika inquiète les algériens

Les observateurs s’accordent sur l’incohérence entre les capacités physiques du chef de l’Etat et les appels à un cinquième mandat, sous couvert de la «continuité». Victime d’un AVC en 2013, Abdelaziz Bouteflika se montre de plus en plus affaibli à chaque nouvelle apparition publique.

Le cinquième mandat sera dans ces conditions un mal infligé au président de la république par un système qui n’arrivent plus à se régénérer ou trouver un consensus sur un successeur de Bouteflika.