Cinquième mandat de Bouteflika: les coups se multiplient contre Ahmed Ouyahia (VIDÉO)

Photomontage : Ahmed Ouyahia et Abdelaziz Bouteflika
Photomontage : Ahmed Ouyahia et Abdelaziz Bouteflika

Les coups se multiplient contre Ahmed Ouyahia à l’approche de l’élection présidentielle de 2019 marquée par un éventuel cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika. Le premier ministre et secrétaire général du parti au pouvoir, le Rassemblement Nationale Démocratique (RND), se trouve dans l’œil du cyclone.

Ahmed Ouyahia directement ciblé

En effet, après les attaques de son ministre de la justice, garde des sceaux, Tayeb Louh très proche du chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika, confirmées dans un communiqué où il dément avoir demandé des excuses auprès du premier ministre Ahmed Ouyahia. Ce dernier est visé par une vidéo qui fait le buzz sur les réseaux sociaux montrant des députés du RND se comportant indignement en plein débat sur le projet de la loi de finances 2019.

La vidéo en question montre les députés du groupe parlementaire du RND, dont le porte parole du parti, Seddik Chihab, entrain de s’amuser, jouer au téléphone et tchatcher alors que d’autres collègues débattent le projet de la loi de finances 2019.

C’est la deuxième polémique visant Ahmed Ouyahia en l’espace de deux semaines après celle liée au discours du premier ministre à l’occasion du centième anniversaire  de l’armistice. Dans lequel, il a qualifié la révolution algérienne de «guerre» et les martyrs de «morts».

Arbitrage de Abdelaziz Bouteflika ?

La démission de Djamel Ould Abbes sous pression de la présidence à peine 48 heures après ses déclarations en soutien à Ahmed Ouyahia, laisse penser que l’arbitrage de Abdelaziz Bouteflika entre le premier ministre et son subordonné Tayeb Louh est en faveur de ce dernier.

Pour rappel, Tayeb Louh s’en est pris à son chef hiérarchique Ahmed Ouyahia, sans aller jusqu’à citer son nom, lors d’un meeting animé à Oran. Le ministre de la justice a tenu pour responsable Ahmed Ouyahia d’une injustice dont ont été victimes les cadres de l’État dans les années 1990.

Après des articles de presse parlant d’excuses formulées par Tayeb Louh à Ahmed Ouyahia, le ministre de la Justice a tenu à démentir «une manipulation et une désinformation» dans un communiqué. Tayeb Louh a assumé et confirmé ses attaques contre le premier ministre.