Crise économique: L’Algérie fait appel à sa diaspora en France

Photo : drapeau algérien et drapeau français
Photo : drapeau algérien et drapeau français

L’Algérie se tourne vers sa diaspora en France pour diversifier son économie et sortir de sa dépendance des hydrocarbures. La Chambre algérienne de commerce et d’industrie en France, s’est dite, lors de sa troisième assemblée générale ordinaire à l’ambassade d’Algérie à Paris, le 21 décembre courant, engagée dans cette démarche qui s’inscrit dans la «dynamique du partenariat stratégique, scellé, en 2012, entre les hautes autorités des deux pays».

Le cap a été fixé par le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika après le choc pétrolier de 2014. Ils seraient 40 000 hommes d’affaires d’origine algérienne, installés en France: «Véritable vivier d’expertise et de savoir-faire qui constitue une valeur ajoutée pour l’économie algérienne» note la CACI-France dans un communiqué.

En contre-partie des avantages annoncés par le gouvernement en faveur de la diaspora algérienne, l’Algérie veut investir le potentiel de ses hommes d’affaires expatriés, notamment en France qui concentre la plus grande communauté algérienne à l’étranger.

La Chambre algérienne de commerce et d’industrie en France se fixe un cap qui « consiste essentiellement en un travail de sensibilisation des membres de la diaspora et en général les entreprises françaises et algériennes, en vue de leur adhésion, de structuration de l’organisation tant à l’échelle centrale qu’au niveau des différentes régions de France et d’Algérie» lit-on dans ledit communiqué.

Caci-France met en exergue « l’importance du potentiel de la diaspora à mobiliser en faveur de l’économie algérienne, et plus généralement des différents pans de l’activité nationale, surtout en ces temps de contraction des ressources financières» Avant de confirmer «l’adhésion de la CACI-France au discours du 31 octobre dernier adressé à la Nation à l’occasion du 64e anniversaire du déclenchement de la révolution par le Président de la République» en ce qui concerne « le défi de l’accélération des réformes économiques et de la diversification du produit national pour mieux se libérer de la dépendance aux hydrocarbures et les fluctuations de leurs cours sur les marchés internationaux».