Des walis en colère ne cessent d’alimenter le buzz, à chacune de leurs sorties. Coups de gueule, déception, mécontentement… Les walis laissent tout apparaître, et ne mâchent pas leurs mots pendant des sorties officielles. 

 Wali d’Oran:

Mouloud Cherifi, wali d’Oran, s’est donné en spectacle face aux responsables de l’entreprise chinoise chargée de la réalisation du stade de la wilaya l’ouest. Furieux, le wali hausse le ton : «Virez-le et ne le payez pas», faisant allusion au sous-traitant qui n’avait pas recruté assez d’effectif sur le chantier. «Vous savez ce que je vais faire ? Et je vous l’ai dit la dernière fois. Je vais vous envoyer l’inspection du travail pour vous contrôler…»  a-t-il ajouté.

Wali de Tissemsilt

Quelques jours avant, c’est le wali à la tête de la wilaya de Tissemsilt, située au cœur du pays qui s’en est virullement pris à un entrepreneur local, devant les caméras. Furieux, le wali lui a annoncé qu’[il] le mettrait sur la liste noire. «Vous serez mis sur la liste noire. Et à échelle nationale », a-t-il déclaré, avant d’enchaîner : «Vous ne travaillerez plus jamais avec l’État ».

Wali de Tizi-Ouzou

En Kabylie, la semaine dernière, Abdelhakim Chater, wali fraichement désigné à Tizi Ouzou, s’est fait remarquer par un coup de gueule dans la commune de M’kira. En effet, le nouveau wali y pique une crise quant à l’état d’avancement de plusieurs chantiers de logements. «Je n’ai pas besoin de voir les photos, j’ai la réalité », a-t-il sèchement dit avant de poursuivre : «s’ils sont défaillants, vous êtes aussi défaillant».