Personnalité : Ali Haddad

Ali Haddad est un homme d’affaires algérien. Son groupe, ETRHB-Haddad, dominait, il y a peu de temps, le secteur des travaux publics en Algérie. Son accointance avec le pouvoir politique a fait de lui un incontournable de la vie économique algérienne. Avec la chute de ses protecteurs, Abdelaziz Bouteflika et son frère et conseiller Saïd Bouteflika, Ali Haddad se retrouve en prison et voit son empire s’effondrer.

Né en janvier 1965 à Azeffoun, wilaya de Tizi Ouzou, en Kabylie, Ali Haddad suit une formation de technicien supérieur (TS) en génie civil qui lui permettra de créer l’ETRHB en 1988. Son premier contrat d’envergure arrivera en 1993 et depuis, son entreprise prend son envol. Avec l’arrivée de Abdelaziz Bouteflika au pouvoir en 1999, l’Entreprise tendra à devenir un empire, en diversifiant ses activités, notamment dans les médias, dans l’hôtellerie et dans l’automobile.

Son rapprochement avec la présidence a ouvert toutes les portes à Ali Haddad qui arrivait à décrocher des projets invraisemblables dans toute l’Algérie. Comme le stade 50 000 places de Tizi Ouzou, en Kabylie. En fait, il a fini par intégrer la petite liste des “gens qui comptent”. Ce qui l’a conduit à la présidence du Forum des chefs d’entreprises (FCE) dont le premier acte sera un soutien aux décisions du clan présidentiel.

A la faveur du mouvement populaire, Hirak, de février 2019, Ali Haddad sera parmi les premiers à chuter. En effet, il a été arrêté à El Tarf, à la frontière avec la Tunisie, à 3 heures du matin, et ce, en possession d’un passeport britannique et d’une somme en euro et en dollar. Quatre jours plus tard, il sera mis sous mandat de dépôt à la prison d’El Harrach, à Alger.

A partir de là, les événements s’enchaîneront pour Ali Haddad. Il sera condamné avec d’autres acolytes à des peines de prison. Six mois pour faux, dans l’affaire du passeport britannique, quatre ans de prison dans le dossier du financement de la compagne électorale de Abdelaziz Bouteflika et 18 ans de prison dans des affaires de corruption. Dans ces deux derniers dossiers, des hauts responsables étaient poursuivis avec lui, notamment les ex-Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal et l’homme d’affaires Ahmed Mazouz.

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